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Lausscdat, Mémorial de V Officier du génie, n

comprennent : 1° la plànîmëtrie ou tracé géométrique des principaux accidents.de la surface du sol en projection horizontale; 2° le nivellement ou étude du relief de cette surface comparée soit à un plan horizontal, soit à une surface de niveau comme celle de la mer.

Pour construire le plan on part d'une hase, c'est-à-dire de la distance horizontale mesurée entre deux stations ; avec cette hase, on détermine d'autres points et l'on prend de préférence ceux qui peuvent servir de station. La position d'un point du canevas est déterminée par un triangle dont on a la base et les deux angles adjacents. Ces angles se mesurent à l'aide d'un cercle divisé: la longueur de la base se détermine à la règle, à la chaine. à la stadia ou même au pas, suivant la précision que l'on veut obtenir.

Le nivellement d'un point s'obtiendra facilement sur l'épreuve en faisant la construction que nous avons indiquée plus haut ; il faudra ajouter à la hauteur trouvée celle du centre de l'anneau de l'objectif au moment de l'opération.

Les chambres noires photographiques doivent être munies de quelques organes géodésiques qui, dans la méthode de Laussedat, sont : lo un cercle horizontal fixé à la base de l'axe vertical autour duquel tourne la chambre noire ; ce cercle donne la minute ; 2o un niveau à bulle d'air et à lunette qui se trouve fixé sur l'un des côtés de la chambre ; de l'autre côté se trouve un contrepoids. Ces deux appareils doivent être construits avec précision. Pour obtenir la projection de l'axe optique sur la photographie, Laussedat fixe à l'arrière de la chambre noire quatre aiguilles très fines : il les place au milieu des quatre côtés et tout près du bord contre lesquels viennent s'appuyer les châssis; ces aiguilles, en interceptant la lumière, marquent sur l'épreuve quatre traits de repère qui, joints deux à deux, donnent la ligne d'horizon et une perpendiculaire passant par le milieu de cette ligne.

On commence par rendre vertical l'axe autour duquel tourne l'appareil. Ce résultat est obtenu quand la bulle du niveau reste entre ses repères pendant une rotation entière; on rend ensuite Taxe optique de la lunette horizontal et l'on détermine Terreur de collimation. La lecture du vernier de l'éclimètre faite après que l'axe optique est horizontal constitue l'erreur de collimation, et les angles de pente indiqués par l'éclimètre doivent être augmentés ou diminués de cette quantité, suivant le sens de l'erreur et celui de l'inclinaison de la lunette.

Si l'on est obligé de décentrer l'objectif (ce qui est souvent indispensable en pays de montagnes), on mesure la hauteur dont il a fallu l'élever à l'aide d'une règle graduée placée à côté de la planchette; on a ainsi en sens inverse la hauteur, dont il faut abaisser ou élever la ligne d'horizon.

On fait la série de négatifs que l'on juge nécessaire d'obtenir. En pratique, il suffit, avec un objectif couvrant un angle de 40°, de faire cinq ou six vues d'une même station. On opère sur glace à l'exclusion des verres qui ne sont jamais plans; on développe les négatifs par les procédés usuels. Au lieu d'imprimer les images sur papier albuminé, qui se distend inégalement, on les imprimera sur glace au collodio-chlorure d'argent; l'image sera recouverte de gélatine contenant une petite quantité de glycérine et, lorsque cette couche sera sèche, on la recouvrira de collo.dion ; on détachera alors

LEVER DES PLANS

Limage de son support et on pourra la fixer sur le papier destiné à confectionner la minute du lever.

Lorsque les images sont terminées, on construit sur le papier le polygone ilrs stations et l'on place à chaque station le plan de perspective des épreuves faites à cette station. Pour construire un point, soit a h {fig, 683) la basé reportée à l'échelle sur la minute, on S stationné en A sur le terrain en photographiant tout <>u partie de l'horizon B en y comprenant ce point B du terrain; on répète la même opération en B et en un certain nombre de points convenablement choisis, de chacun desquels on voit A et B ou deux

quelconques des points qu'on a choisis comme canevas. On commence par faire quelques vérifications en vue d'assurer l'ensemble du travail ; on construit d'abord toutes les directions qui doivent aller concourir ou être

parallèles, telles que la direction "X. frNdu méridien magnétique. Un point

Fi- r.s:î.

C qui se trouve sur les photographies prises de A. B, P, doit fournir le même point e, par l'intersection des droites ac, bct pc,

Pour la mise en place des détails, on prend deux épreuves représentant les mêmes points (Tune région ; Lorsqu'on m reconnu ces mêmes points, os donne à chaque point sur les deux éprouves un même numéro d'ordre qu'on inscrit à côté en encre de couleur. <>n doit prendre les points par série,

suivant les cours d'eau, les chemins, les groupes de maisons, les limites de

bois; on en répartit ensuite un certain nombre sur le terrain, autan! que possible sur les crêtes, les thalwegs, les changements de pente, etc. Les premières serviront à la planimétrie et au nivellement, les secondes au nivellement.

La base polygonale ayant des côtés très petits relativement aux distances à déterminer, les droites se coupent sous «les angles très aigus. On oriente les épreuves en opérant à la fois sur quatre ou cinq stations voisines. A cet

effet, on construit pour chaque station, sur un secteur en papier transparent, les angles horizontaux relatifs à une dizaine de points très apparents, bien nets et aussi éloignés que possible les uns des autres.

Pour construire les secteurs, on trace d'abord les angles horizontaux de chaque station sur une feuille de papier ordinaire, puis on les calque sur une feuille de papier dioptrique. il faut donc connaître irrs éœaçtçméni la

distance focale principale de l'objectif, et pour n'avoir pas à s'inquiéter du retrait du papier sur lequel sont tirées les épreuves, il est avantageux d'opérer sur le négatif lui-même. On fixe le papier dioptrique, le négatif étant verni, à l'aide de quelques petites boules de cire ; le négatif étant placé sur une sorte de pupitre à retoucher, on trace les lignes dont on a besoin sur le papier dioptrique au moyen d'un crayon tendre.

Ces secteurs étant construits avec beaucoup de soin, on les place d'abord sur le plan à l'aide des données de la base. On les fixe alors provisoirement avec de la colle à bouche, et en examinant successivement toutes les directions relatives à chacun des points considérés, on voit si les intersections sont satisfaisantes. Lorsque cela n'arrive pas, on déplace très légèrement les épreuves, de manière à obtenir des intersections exactes pour deux points assez distants, et en commençant par les secteurs dont les sommets sont le plus espacés sur le polygone de base. Après quelques tâtonnements, on parvient à une rectification parfaite de la position des épreuves. Supposons que l'on ait opéré sur cinq épreuves, on repère alors par un léger trait de crayon la position des lignes principales des cinq épreuves, et l'on répète la môme opération sur cinq épreuves voisines en conservant l'une des extrêmes (1 ou 5) du premier groupe.

Lorsqu'on est obligé de déplacer un peu cette épreuve (1 ou 5) qui sert de point de départ, on fait suivre le mouvement aux épreuves du premier groupe; mais ce mouvement est à peine sensible. On arrive ainsi sans difficulté et assez promptement à placer les épreuves dans leurs positions définitives, d'ailleurs généralement très voisines de celles que leur assignaient les mesures prises le long de la base. On pique alors les directions des lignes principales et les points obtenus par tâtonnement, et l'on peut passer en toute sécurité à la construction du plan, qui s'opère avec une exactitude remarquable, comme si les stations avaient pu être choisies et espacées convenablement *.

946. Modifications de Javary. — Dans la méthode de Laussedat, la chambre noire ne fait qu'un avec le cercle et le niveau. Javary2 préfère réserver un instrument particulier pour chaque sorte d'opération. Il fait les vues photographiques à peu près à la même heure, profite du soleil pour l'opération photographique, car les opérations géométriques sont possibles par tous les temps. Ces dernières se font d'ailleurs avec tous les instruments qui permettent de déterminer exactement les stations ; l'exactitude de l'ensemble dépend uniquement du canevas. La photographie comporte une précision plus grande que celle que l'on obtient des angles à la boussole et même d'angles observés à une minute près. On détermine le canevas par une petite triangulation. Les côtés des triangles étant peu considérables, il n'y a pas à tenir compte de la réfraction, pas plus que de la courbure de la terre.

Il est quelquefois avantageux d'établir la station photographique à une petite distance de la station géométrique ; on mesure ensuite à la stadia la distance qui sépare ces deux stations. La base doit être mesurée avec le

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