Mémorial de V Officier du génie, n
lever des plans.
plus grand soin; on fait cette opération à la chaîne et on la répète plusieurs fois à des jours différents.
La détermination de La distance focale principale de l'objectif est une des données les plus importantes. Javary a fait observer que cette distance n'était pas la même pour les bords et pour le centre de l'image. Pour obtenir une bonne épreuve, il faut choisir une position moyenne; cela est indispensable si l'on opère sur une plaque de la dimension de 0m27 x 0in33, comme le faisait .Javary. Dans ce cas, on détermine la distance focale principale relative à cette position particulière de netteté moyenne. Il suflit pour cela de viser avec un instrument précis (donnant au moins les •>()"), trois points éloignés A, B, (1 faisant «Mitre eux un petit angle de "2 à .'{degrés. On installe l'appareil photographique et l'on fait une épreuve la glace étant bien verticale; on mesure sur le négatif la distance de ces points à la projection de l'axe optique sur l'épreuve; on a ainsi une série de triangles rectangles dont on connaît un des côtés de l'angle droit et l'angle opposé à ce côté; on peut donc résoudre ce triangle et déterminer l'autre côté de l'angle droit qui est la distance focale correspondante à la mise au point adoptée. La détermination de la projection de l'axe optique sur la plaque sensible peut être faite facilement à l'aide de la trace de la monture de l'objectif sur le négatif (pourvu que L'objectif SOit bien construit), que l'on place dans le châssis et que l'on amène au contact de La monture. ( )n peut aussi calculer La position de ce point à l'aide de diverses méthodes spéciales que l'on retrouvera dans le mémoire de Javary1. Quand on connaît la distance focale principale, on peut calculer les valeurs de cette distance correspondant aux divers points du verre dépoli. Les écarts que l'on peut tolérer sont variables avec la distance focale principale; si l'objectif ne donne pas de distorsion pour un angle de 15 à 50 degrés, l'erreur introduite est inappréciable.
947. Degré de précision de la méthode. — L'exactitude du Lever par la photographie dépend de la dislance focale de l'objectif et (lu diaphragme employé. On peut admettre que si l'on opère sur le négatif ou sur une image au collodio-cldorure on ne commettra pas une erreur de 0"l000l sur l'observation d'un point, suit en distance horizontale, soit en hauteur apparente; c'est ce que l'expérience a démontré à Javary. Or. sur un cercle de O'ÔO de rayon, cette erreur correspond à un angle de 15* environ et produit sur la position du point construit à 2500 métrés à L'échelle de ~ une différence de 0*50.
Pour le nivellement d'un point à 1000 mètres avec la distance focale de
0m,50, 1 erreur sera = 0'» ,20. < . est identiquement la précision
(pie l'on obtient dans un lever ordinaire à l'échelle de ~ avec des angles de pente observés à MO" près.
Les erreurs seront plU8 grandes si l'on emploie des distances focales plus faibles. Il est bon de ne pas descendre au-dessous deOm,25; ••••lté distance focale donnera une exactitude suffisante pour le lever du terrain. Dans cer-