‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 158 sur 276 · Tissandier, La Photographie en ballon, p · texte numérisé non relu

Tissandier, La Photographie en ballon, p

faible. La vitesse de l'obturateur doit être aussi grande que le permettent les conditions de netteté imposées à la plaque par l'ouverture du diaphragme. Des essais faits au préalable sur le sol donneront des indications utiles pour la vitesse d'obturateur qu'il convient d'employer. Le temps de pose doit être plus court que celui qui est nécessaire pour obtenir une image à la surface du sol.

L'emploi des ballons captifs non montés a fait l'objet de nombreux travaux de la part de Woodbury1. Il a imaginé, en 1881, un appareil permettant de mettre la plaque sensible en place par rapport à l'objectif, et de faire fonctionner l'obturateur instantané à l'aide de deux fils qui aboutissent à deux boutons de mise au contact. L'appareil est suspendu sous un ballon captif; l'objectif est placé dans une position verticale sous la chambre noire. Dans l'intérieur de celle-ci se meut un obturateur instantané circulaire, qui tourne par la tension d'un ressort et dont les déclenchements successifs s'effectuent à l'aide d'un électro-aimant. Il suffit d'une pression sur le bouton, situé à portée de l'opérateur, pour ouvrir un déclenchement. Quatre plaques sensibles sont placées à l'intérieur de la chambre, sur un tambour carré, susceptible de tourner autour d'un axe, et placées de telle sorte qu'elles se trouvent automatiquement au foyer de l'objectif; à l'aide du bouton réservé au jeu de plaques sensibles, l'on fait agir un déclenchement qui permet à chaque plaque de venir prendre sa place en face de l'objectif. Dès que l'une des ]>laques a été amenée à la position voulue, l'on pousse le deuxième bouton pour mettre en mouvement l'obturateur; puis, l'on n'a qu'à presser sur le premier bouton pour faire tourner la plaque impressionnée; elle se meut d'un quart de cercle et elle est remplacée par la plaque suivante.

M. Triboulet2 a construit, en 1884 , un appareil de photographie aérostatique formé d'une caisse hexagonale à six objectifs latéraux et à un objectif vertical, capables de fonctionner attachés à un ballon captif libre, ne contenant pas d'aéronaute, et cela sous l'action d'un commutateur électrique manié à terre. L'appareil comprend sept chambres noires distinctes : six pour le panorama, et la septième pour le plan. Chacune de ces chambres est munie d'un objectif ayant un même foyer et d'un obturateur à guillotine maintenu en place par une armature d'électro-aimant formant verrou. Quand un courant passe, l'armature attirée déclenche le volet qui, sollicité par un ressort en caoutchouc, glisse rapidement l'objectif et donne un temps de pose suffisant pour le plein soleil. Tout l'appareil est disposé dans un panier spécial et suspendu par un joint à la Cardan sous le cercle d'un aérostat maintenu captif; un câble indépendant relie les électro-aimants avec une pile placée à terre. L'opérateur peut ainsi, au moyen d'un commutateur, envoyer le courant au moment convenable et faire poser chaque plaque.

957. Photographie aérienne par cerf-volant. — M. A. Batut3 a utilisé un cerf-volant pour enlever l'appareil photographique. Il s'est d'abord servi d'un cerf-volant ordinaire4, puis a été conduit à construire un appa-

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