‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 175 sur 276 · BAROMÈTRE ENREGISTREUR · texte numérisé non relu

BAROMÈTRE ENREGISTREUR

lumineux, [/objectif formait, sur une feuille de papier sensible, une image renversée de la partie de la fente dépassant le niveau de la colonne de mercure ; les rayons correspondant à la partie de cette fente inférieure à ce niveau étaient arrêtés par Le mercure. Le châssis contenant le papier sensible recevait, à l'aide d'une horloge, un mouvement lent et régulier, perpendiculaire à la direction des rayons lumineux. Au développement, le papier noircit dans toutes les parties où il a été impressionné par la lumière; il reste blanc partout où le mercure l'a préservé de l'action des rayons émis par la lampe. La courbe formée par le bord de la partie blanche indique les variations de position du niveau du mercure Une division tracée sur le coté vertical du châssis permet «l'évaluer les différences de hauteur; une autre division tracée sur un des cédés horizontaux indique les heures correspondantes.

Regnault1 a proposé d'employer un thermomètre formé d'un réservoir d'argent rempli d'air, placé au dehors, et communiquant avec un manomètre à mercure disposé comme celui d'un thermomètre à air et placé dans le cabinet obscur où les mouvements du niveau sont enregistrés par la photographie. La communication entre le réservoir et le manomètre est obtenue au moyen d'un tube capillaire d'argent présentant un diamètre intérieur d'environ un tiers de millimètre. Gel Instrument n'a pas été employé d*une manière1 courante.

970. Enregistrement des oscillations de la colonne du baromètre. — Les principes sur Lesquels est basée La construction du thermomètre enregistreur photographique peuvent s'appliquer au baromètre. On comprend que la colonne de mercure, interceptant une partie des rayons lumineux, produit une image dont les courbes Indiquent <le< hauteurs différentes de La colonne et par suite des pressions atmosphériques différentes.

Les détails de construction de ces baromètres ont beaucoup varié. Au lieu d'employer un miroir courbe, difficile :'i exécuter, ou peut B6 servir simplement d'une lame de cuivre argent''' et poli, que Ton courbe à l'aide de vis de rappel qui s'applique par derrière SI! portion <le cylindre au foyer duquel se place le bec de gaz; 1 si surface sensible était primitivement

formée d'une feuille de papier préparée à l'iodure de potassium et nitrate d'argent, et appliquée par son côté mouillé sur une glace couverte de lignes horizontales et verticales tracées au diamant à des intervalles rapprochés et égaux; de cette façon, les moyennes d'observation se Lisent avec facilité et s'annotent avec la plus grande exactitude2.

Le papier que l'on employait était préparé par immersion dans un bain d'iodure et de bromure de potassium ; OD Le conservait dans cet état pour le passer dans une solution d'acéto nitrate d'argent au moment de l'employer. Le papier ainsi sensibilisé était entériné entre les deux feuilles de verre du châssis pour l'empêcher de se sécher; il noircissait directement à la lumière, mais le plus souvent l'image manquait d'intensité. On obtenait la vigueur suffisante en immergeant pendant quelques instants le papier dans une solution d'acide gallique, Oïl fixait ensuite à l'aide d'hyposulfite de soude.

\~Annaleê de chimie et de phyiiquei Ie série, XX IV, p, 286.

'2. Van Muncklioven. '/'ra id' jetterai de ji/totoyrajt/i ie' .V édit., p. 'ST2.

On emploie aujourd'hui comme surface sensible soit le papier recouvert d'une couche d'émulsion au gélatino-bromure d'argent, soit un papier préparé au bromure d'argent par immersion successive dans un bain de bromure d'ammonium, séchage, puis immersion dans un bain de nitrate d'argent ammoniacal suivi de lavages.

971. Photographies de nuages. — M. Janssen1 a insisté sur les avantages qu'il y a à obtenir des photographies de nuages et de divers autres phénomènes météorologiques. La photographie enregistre des documents précieux et variés en permettant, dans des cas particuliers et par l'emploi des méthodes appropriées, des mesures de distance, de hauteur, de dimensions des nuages, des météores, etc.; elle donne des phénomènes des images d'ensemble sur lesquelles ces phénomènes peuvent être discutés, et qui donnent une valeur toute nouvelle aux éléments météorologiques observés. La photographie ouvre aux études une voie de mesures photométriques de la lumière des astres dans ses rapports avec l'atmosphère; enfin, elle permet de léguer à l'avenir un ensemble de documents utilisables, quel que soit le point de vue que les progrès de la science amènent à considérer.

M. Abercromby a démontré par les photographies qu'il a obtenues que la forme et l'aspect des nuages ne varient pas avec les latitudes ou les longitudes, et qu'ils sont identiques sur tous les points du globe. Le très grand nombre de négatifs de nuages obtenus par M. Abercromby lui ont permis de faire une étude descriptive et géographique complète , de plus . il a montré qu'on pouvait déduire de l'observation des nuages, à un moment donné , de précieuses indications au point de vue de la prévision du temps. Les photographies permettent de vérifier si ces prévisions se sont réalisées.

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