‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 174 sur 276 · Compte* rnulus. 20 février ls · texte numérisé non relu

Compte* rnulus. 20 février ls

§ 2. — PHÉNOMÈNES CALORIFIQUES j MÉTÉOROLOGIE.

968. Mesure des coefficients de dilatation. — M. Le Châtelier s'est servi de la photographie pour déterminer les coefficients de dilatation aux températures élevées; il y est parvenu en appliquant le couple thermoélectrique platine, platine rhodié , à la détermination des températures, et la photographie à la mesure des longueurs. On peut, sur un négatif ordinaire, faire des pointés à 0"'0000i près. On sait, d'autre part , que la dilatation de tous les métaux entre 0° et 1000° est supérieure à 0,001 de leur longueur , de telle sorte qu'avec une tige de 0m10 de longueur, photographiée en vraie grandeur, on pourrait mesurer la dilatation dans cet intervalle de température à 1 o/0 près. Pour éviter toute cause d'erreur, M. Le Ghâtelier photographie chaque extrémité de la tige au moyen d'objectifs différents, séparés l'un de l'autre par une distance égale à la longueur delà tige et maintenus à cette distance d'une façon rigoureusement invariable. Cette méthode a été appliquée à la détermination du coefficient de dilatation de la porcelaine de Bayeux. Les expériences ont été faites sur la tige d'un petit pyromètre qui avait servi autrefois àMM. Mallard et Le Châtelier dans leurs mesures des températures d'inflammation des mélanges gazeux. Les écarts entre le calcul et l'observation sont de l'ordre de grandeur prévu, et le coefficient trouvé diffère à peine de celui obtenu en 1863 par MM. Sainte- Glaire-Deville et Troost, dans une première série d'expériences faites à la température d'ébullition du zinc.

Une modification de cet appareil permet d'inscrire la température au dessus de 1000°.

969. Mesure des températures. — Ronalds a l'un des premiers appliqué la photographie à l'enregistrement des variations de niveau de la colonne de mercure d'un thermomètre. Dans les premiers appareils qui ont été construits, la colonne de mercure était placée dans l'obscurité, tandis que le réservoir était au dehors. On employait un thermomètre différentiel spécial, composé d'un tube de verre en forme d'U contenant du mercure. Une des branches communique par un tube flexible avec un réservoir métallique enfoncé dans le sol, qui le maintient à une température constante connue, et l'autre communique avec un second réservoir semblable au premier exposé au dehors, où il doit prendre la température de l'air. Les variations du niveau dans le tube en U font connaître les variations de température de l'air extérieur. M. Ronalds plaçait l'appareil dans une chambre obscure ; en avant de la colonne dont il s'agissait d'enregistrer le mouvement, il plaçait la flamme d'une lampe ou d'un bec de gaz; il la disposait de telle sorte qu'elle se trouvait au foyer d'un miroir cylindrique vertical, à section parabolique, qui réfléchissait les rayons lumineux parallèlement les uns aux autres; ces rayons étaient reçus par une lentille cylindrique verticale qui les concentrait en un foyer linéaire sur le tube renfermant le mercure; entre ce tube et l'objectif se trouvait un écran percé d'une fente verticale, ne laissant passer qu'un mince faisceau de rayons

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