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Comptes rendus

2. Van Monckhoven, Traité général de photographie, 6e édit., p. 373.

PHOTOGRAPHIE DE i/ÉTINGELLE ÉLECTRIQUE.

procédés de photographie employés par Ronalds n'étaient pas assez sensibles pour faire voir les traces des variations brusques des feuilles.

Salleron a construit pour l'observatoire de Montsouris un appareil enregistreur de l'électricité atmospbérique. Le potentiel de l'air est mesuré à la fois par deux électromètres de Hranly, de sensibilité différente, le moins sensible servant à enregistrer les fortes charges avec un faible déplacement angulaire de son aiguille. Deux «les quatre secteurs qui agissent sur cette aiguille sont chargés à un potentiel connu, et les deux autres communiquent avec le collecteur. Une source lumineuse (bec de gaz) émet deux pinceaux lumineux qui sont renvoyés par des prismes sur les miroirs suspendus sous chacune de ces aiguilles. Ces miroirs réfléchissent les pinceaux sur une lentille cylindrique :'i travers laquelle ils sont resserrés en deux foyers, qui dessinent des courbes sur le papier sensible recouvrant un cylindre que fait tourner un mouvement d'horlogerie.

M. Mascart1 a appliqué la photograpbie à l'enregistrement des variations de l'aiguille de son électrométre. l ue caisse d'borloge est divisée dans le sens de la hauteur en deux parties séparées par un châssis en bois : l'une renferme un mouvement d'horlogerie, l'autre forme chambre noire et contient un châssis qui descend de toute sa hauteur en vingt-quatre heures, entraînant dans son mouvement une feuille de papier sensibilisée au gélatinobromure d'argent. Une lanterne contient une petite lampe à essence minérale, qui renvoie à l'électromètre des rayons lumineux se réfléchissant sur l'aiguille de l'électromètre. La hauteur relative de l'horloge et de l'électromètre est réglée de façon que les rayons émanés de La lampe, après réllexion, viennent tomber exactement sur la fente derrière laquelle glisse le châssis photographique. Ces rayons forment sur le papier sensible deux images, dont l'une, due à la réflexion sur la face plane de la lentille, a une position lixe et trace une ligne droite, tandis que l'autre . due :'i la réllexion sur le miroir, suit tous les mouvements de l'aiguille el trace une courbe plus ou moins accidentée.

973. Photographie de l'étincelle électrique. — I tes essais nombreux ont été faits dans le but de photographier l'étincelle électrique par les anciens procédés du collodion humide. Les premières épreuves satisfaisantes paraissent avoir été obtenues par M. Daft'2, photographe & Troy (Etats-Unis). 11 a obtenu l'image de l'étincelle électrique jaillissant entre deux tiges métalliques mises en relation avec une forte machine de HolU. Dans quelques-unes des épreuves obtenues, on voit que l'étincelle est divisée en dix stries distinctes, qui offrent l'apparence de fils extrêmement lins et d'une blancheur éclatante. Plus tard, en iNSîï, Stein3 réalisa la même expérience; pour cela, il disposa la chambre noire et l'objectif de façon que l'espace compris entre les conducteurs vint former sur la plaque sensible une image de grandeur naturelle. Il évaluait à un cent quarante-quatre millième de seconde le temps pendant lequel La lumière émise agit sur la couche sensible. Trouvelot 4 a constaté que

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