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5. Procedlngs of the royal Scehtij, tt. XXVIII :i XXXVI. et Phllosophical 's Transactions, 1883.
('». Philosophlcals transactions, 1884.
Rowland de Baltimore, s'est servi pour photographier le spectre solaire d'un réseau concave de 7 mètres de rayon focal, qui pour la région voisine de H avec le troisième spectre, donne un écartement de raies cinquante fois plus grand que l'appareil de M. Cornu. De plus, par une propriété spéciale à ces réseaux concaves , les diverses parties du spectre sont obtenues avec le même tirage de la plaque photographique par rapport au réseau ; et comme la plaque est normale au réseau, le spectre est photographié exactement en longueurs d'onde et à la même échelle pour toutes les positions. Le spectre solaire publié par Rowland comprend de 1 579 à X 320. L'inconvénient de ces grands réseaux réside en ce qu'ils réclament une installation spéciale et qu'ils exigent une lumière intense.
977. Photographies diverses. — M. Rutherfurd2 s'est servi pour photographier le spectre solaire d'un spectroscope formé avec des prismes au sulfure de carbone. Dans les premiers essais faits avec les préparations au collodion, il a montré que la présence d'un bromure n'était pas nécessaire pour reproduire les parties les moins réfrangibles du faisceau actinique; il a obtenu les meilleurs résultats avec un collodion àl'iodure de sodium seul3.
H. Draper 4 a montré à l'aide de la photographie que l'oxygène existe dans le soleil et est révélé par les raies brillantes du spectre solaire. Ce résultat a été obtenu en comparant les photographies du spectre solaire et celles du spectre de l'oxygène. La comparaison s'effectue en faisant traverser ce gaz par un millier d'étincelles électriques par minute; les étincelles ont 0m25 de long; on obtient ainsi un spectre que l'on photographie et que l'on compare à celui obtenu par le spectre solaire. La quadruple ligne de l'oxygène, entre X 434 et X 485 coïncide exactement avec le groupe brillant du spectre solaire; de la coïncidence de ces lignes, on conclut forcément la présence de l'oxygène dans le soleil.
M. Norman Lockyer a appliqué le spectroscope à l'analyse quantitative des alliages. Les raies spectrales varient d'après la quantité de corps simples entrant dans un alliage. Lorsqu'on a étudié ces variations dans des alliages de composition connue à l'avance, on a des termes de comparaison à l'aide desquels on peut déterminer immédiatement la composition d'un échantillon dont les épreuves chimiques ordinaires donneraient lieu à une série de manipulations compliquées; mais pour obtenir des résultats exacts, il est indispensable de fixer ces raies par la photographie. M. Lockyer. emploie dans ce but une lampe électrique dans le crayon inférieur de laquelle on a creusé un orifice où l'on dispose l'alliage à essayer placé dans un petit creuset en charbon; quand l'arc voltaïque jaillit, les métaux sont volatilisés; le spectre et les raies sont projetés sur une plaque sensible enfermée dans une chambre noire, et l'image photographique se forme sur une portion de la plaque. On peut obtenir plusieurs images spectrales l'une au-dessous de l'autre, de telle sorte que la coïncidence des lignes correspondantes aux comparaisons a lieu d'une façon rigoureuse.