SPECTRE ULTRA-VIOLET
avec l'épaisseur del'air traversé. En se servant d'objectifs achromatiques en quartz et spath fluor et d'un réseau de Rutherfurd, M. Cornu parvint à photographier au collodion humide et à mesurer en longueur d'ondes les raies très réfrangibles du spectre de l'aluminium jusque À IXij : cette raie est absorbée complètement par quelques mètres d'air; elle devient de plus en plus intense lorsque l'épaisseur d'air traversé diminue progressivement; l'air absorbe donc les radiations très réfrangibles. Pour photographier ces raies, il faut avoir soin «le laver la couche sensible avec de l'eau pure, pour enlever les dernières traces de nitrate d'argent qui absorbent les radiations très réfrangibles. Une méthode analogue permit à M. Cornu1 de publier les
longueurs d'onde des principales raies du magnésium, du cadmium, du zinc.
Lockyer employa l'un des premiers les plaques au gélatino-bromure pour l'étude des radiations les plus réfrangibles, et a publié une carte très complète du spectre solaire dans la région voisine de H. Rand-Gapron3 a publié des photographies du spectre des métaux et dr quelques métalloïdes. Huggins3a photographié la partie ultra-violette du spectre en se servant d'appareils en quartz et de plaques au gélatino-bromure. 11 émit L'opinion que les raies ultra-violettes dont il avait constaté la présence dans Le spectre des étoiles était due à L'hydrogène. La première raie ultra-violette fut, en
effet, retrouvée par Lockyer dans un tube à hydrogène, les deux suivantes
par Vogel; enfin, M. Cornu. plus tard, en éliminant du tube spectral toutes les impuretés, est parvenu à obtenir la série strllaire tout entière et à vérifier Complètement te résultat annoncé par Hugglns*.
Liveing et Dewar ont étudié le spectre ultra-violet de la vapeur d'eau et du cyanogène, le ren versement des raie8, Les Spectres lumineux des métaux alcalins dans l'arc électrique, Le spectre Lumineux et ultra-violet du magnésium1. Us ont employé une méthode spéciale pour repérer La plaque. Après une première épreuve. La plaque est retournée de 180° dans Bon plan autour de L'axe optique, et une deuxième épreuve du même spectre, placée tout contre la première, est obtenue sur La plaque retournée. Le tirage variable de La Lunette était d'autre part mesuré exactement L'appareil dont ils se ser \ aient était formé d'un réseau de Rutherfurd et d.- Lentilles de quart/. Hartley e| Adeuey (i ont complété Le travail d.- Liveing et Dewar en employant soit un prisme d \ quartz d ■ 6 soit un réseau de Rutherfurd . «•[ en utilisant pour repérer la plaque par rapport au réseau une méthode analogie- à celle de M. Cornu.
Dans ces derniers temps, M. Cornu s'est iervi d'un speclroscope à faible dispersion formé de deux prismes «le quart/. Lévogyre -'t dextrogyre, de 30*>,
accolés, et de lentilles achromatiques en quarts et spath ttuor. Les indices
de ces deux corps s'unissent si heureusement que L'on peut, en une seule
épreuve, avoir, avec une netteté suffisante, tout le spectre ultra-violet de X 150 à a 200.
1. Archives des sciences phys'n/nes it mit H ;<lh fi de Qenète, 1879.