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London R. Soc. Procedlngs, XXVII, pp

7. Bulletin de V Association belge de photographie, 1881, p. 106.

3PECTR0GR APHES .

rouges et jaunes, ao contraire, n'agissent que par la faible lumière blanche qu'ils réfléchissent; la solarisation ne se produit qu'après un temps fort lang. En pratique, si l'on a à reproduire par hi photographie ordinaire un objet offrant des couleurs actives à côté de couleurs inactives, on pourra dépasser fortement la durée exacte du temps de pose. L'action du rouge et du vert sera augmentée et celle du bleu et du violet diminuée par la solarisation. C'est à cet artifice que l'on avait secours autrefois lorsque Ton ne connaissait pas Les plaques orthochromatiques ; mais jamais l'elfe t obtenu n'est aussi correct que par l'emploi des plaques orthochromatiques.

H. Yogel » a montré qui- l'action graphique de la lumière atteint son maximum dans un temps donné qui varie avec l'intensité de La lumière, et, à partir de ce maximum, elle va en décroissant; c'est ce qu'il a appelé le maximum photographique. L'iodure et le bromure d'argent suivent une marche parallèle dans ces modifications, c'est-à-dire que leurs propriétés photographiques croissent ou décroissent dans les mêmes proportions pendant des intervalles d • temps égaux. Vogel a conclu de là que le maximum photographique de ces deux corps est atteint dans 1.- même temps, toutes circonstances égales d'ailleurs.

L'action des rayons rouges est toute spéciale sur les plaques préparées à l'iodure d'argent par la méthode de Daguerre. Si au sortir «le la chambre noire on expose sous un verre rouge rubis une plaque portant l'image latente, on constate an bout de quelques minutes que cette image devient visible par la décomposition de l'iodure d'argent; si l'on prolonge l'exposition, l'effet de la lumière se trouve détruit, et la plaque, non seulement ne peut plus fixer la vapeur mercurielle, mais m trouve apte à fournir une

nouvelle épreuve.

Les radiations jaunes donnent lieu à des phénomènes semblables aux précédents. On expos» à la lumière sous un négatif un papier préparé au Chlorure d'argent, on arrête l'action île la lumière au moment où l'image se dessine dans toutes ses pallies, puis un la place sous un verre jaune et l'on expose à la Lumière : l'image s ' développe de plus en plus aux endroits qui

s'étaient teintés, les blancs correspondants aux noirs du négatif restant

blancs. On admet dans OS Cas que la première action de la lumière donne un sous-chlorure d'argent, qui SSl beaucoup plus sensible aux rayons rouge et jaune que le chlorure normal.

1002. Appareils permettant d'étudier l'action photographique des diverses radiations. - II. Vogel* a montré, en 1878, qu'on pouvail rendre le bromure d'argent sensible à l'action de n'importe quelle couleur, ou d'augmenter la sensibilité qu'il possède déjà à L'égard de certaines radiations : il suffit de L'additionner d'une matière qui favorise la décomposition du bromure d'argent et qui absorbe la couleur à Laquelle OH veut le rendre sensible, sans agir sur les autres; c'est là le moyen pratique de remédier à l'inactivité photographique de certaines couleur, parfois très gênantes.

Pour étudier L'action des diverses radiations sur les plaques préparées, on peut se servir de Bpectroscopes ordinaires à vision directe, mi bien du

I. Bulletin belge de la phntotjrti ]>hic, 18li">, p. 40. 2. Pkot. Mittheïhiixjen. IX, p. 386.

spectrographe disposé spécialement pour cet objet par H. Vogel. Il se compose essentiellement d'un spectroscope à deux prismes {fig. 696); l'arête réfringente de ces prismes est placée horizontalement; une disposition spéciale permet de diriger facilement le collimateur vers le soleil ou toute autre source lumineuse : on évite ainsi la perte de lumière par réflexion que l'on subirait si l'on employait un liéliostat.

Les deux prismes de flint se trouvent placés dans un tambour métallique cl, qui porte d'une part le collimateur métallique avec sa fente a. et d'autre part une chambre noire photographique dont l'objectif est un aplanat de Steinheil placé dans sa monture e. Le châssis se place en L; l'arrière de

Fig. C96.

la chambre noire est à bascule mobile à l'aide d'une vis S; on peut donc incliner le plan de l'image dans divers sens par rapport aux rayons incidents, et il est possible de mettre nettement au point les diverses parties du spectre dont le foyer est inégalement éloigné de l'objectif. Pour de courtes expositions au spectre solaire, il suffit de diriger exactement le collimateur dans la direction des rayons solaires; le soleil reste alors une minute au moins dans le champ de l'instrument. Si l'exposition doit être de plus longue durée, on maintient l'appareil dans une direction fixe à l'aide d'un système de vis sans fin. On met l'instrument au point de la manière suivante : la chambre noire et son objectif sont séparés de l'appareil, on met au point sur un objet éloigné, on marque la position de l'objectif pour cette mise au point et l'on remet la chambre noire sur l'appareil, on dirige ensuite le spectrographe vers le soleil et on déplace la fente jusqu'à ce que le groupe de raies que l'on veut photographier apparaisse avec une netteté

BPECTROG RAPHES.

suffisante sur La glace; on fait alors une série de négatifs en allongeant ou diminuant la distance de la fente à la lentille du collimateur, on développe et Ton choisit la position qui donne le maximum de netteté. Steinheil1 a construit un spectrographe analogue à celui de Vogel et contenant une échelle que Ton peut photographier avec le spectre.

Pour les recherches photographiques ordinaires, on peut se servir du Spectrographe de Vogel : c'est un spectroscope à vision directe monté sur une petite Chambre noire dont la partie antérieure est constituée par un rideau mobile \\ (fuj. (>07) qui se déplace dans La coulisse nu' % et porte en son milieu une planchette b dans laquelle on visse le spectroscope; Taxe de cet appareil est à 0»'0\î au-dessous de celui de la chambre. La t'ente du spectroscope est placée horizontalement: grâce au rideau, on peut photogra-

phier cinq spectres verticaux sur Le format 9 x 12. La tente du spectroscope est cunéiforme : on Obtient ainsi un spectre dont les raies sont d'un coté floues, mais lumineuses; de l'autre nettes, mais peu brillantes. Dans la photographie ces raies s'étendent d'autant plus Wfl Le Côté obscur que La partie

correspondante du spertiv 6Sl plUS clair<' OU qU6 la substance essayé Bl

plus vivement impress'n muée par Les rayons auxquels elle est exposée. On peut donc, d'après la longueur des raies, apprécier d'une pari La clarté du spectre que Ton étudie, et d'autre part la sensibilité de la substance.

Ce spectroscope s'emploie sans nbjoctifc La lentille du collimateur en tient

lieu (/tyr. 698). Quand on dirige L'appareil vers une source de lumière mono-

chromatique, en éloignant suffisamment la t'ente de la lentille, on obtient sur La glace dépolie une image objective de la fente: quand OU dirige l'appareil vers Le soleil, on obtimt une série d'images de la t'ente, c'est-à-dire un

spectre réel. La profondeur de inver de eet Instrument est très considérable pour le peu de largeur des faisceaux des rayons dont il s'agit: en allongeant la longueur du tirage «le la chambre noire, on ne modifie pas essentiellement la netteté: La mise au point sYiïerlue en éloignant OU rapprochant de La chambre noire Le tube qui porte la fente, pour se servir de cet instrument on le tient par La poignée et on le dirige vers le soleil, de ma-

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