‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 224 sur 276 · IRRADIATION PHOTOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

IRRADIATION PHOTOGRAPHIQUE

meilleur moyen de combattre cotte réflexion consiste à mettre en contact avec la face postérieure de la plaque une substance dont l'indice de réfraction se rapproche de celui du verre. Les rayons lumineux pénétreront dans cette substance sans se réfléchir à La surface de séparation des deux milieux. Si en môme temps la substance est capable d'absorber les rayons aotiniques, aucun rayon actif ne pourra retourner dans la plaque de verre et impressionner La matière sensible. C'est ainsi qu'on a conseillé l'emploi de la gélatine, de la dextrine du sucre mélangés avec de La terre de Sienne, du carmin ou d'autres matières colorantes. ( )n obtient un bon résultat1 parle mélange de 109 grammes de terre de Sienne, 3 grammes de dextrine et 2 grammes de glycérine délavée dans L'eau. Chardon9 se se ri d'une dissolution de 5 gram* mes de gomme dans l'eau et ajoute une dissolution de 2 grammes de chrysoïdine dans l'alcool. Abney a recommandé l'emploi de la teinture de curcuma mélangé à du vernis ou bien «elle du vernis au bitume dissous dans la benzine. Stolze 3 recouvre L'envers de la plaque d'Un oollodion à Taurine : il obtient ce collodion en préparant d'abord nue dissolution «le 50 grammes d'aurine dans LOOc. c, d'alcool : la dissolution doit être faite à

chaud: à .'!<>(> c. c. de collodion normal il ajoute 1(K) c. c. de la dissolution d'aurine et \ C. c. d'huile de ricin. I >'aprés Abnev. l*éosiiie donne des résultats presque aussi bons que ceux fournis par Taurine.

1009. Recherches de M. Cornu. — M. < lornu 1 a démontré que Le halo photographique se produit par Illumination de la couche diffusante formant la surface sensible : le diamètre du halo est proportionne] à L'épaisseur de la lame de verre sur laquelle cette couche est déposée. L'éclat des balos est d'autant plus faible <pie leur diamètre esl plus grand. La forme circulaire du halo et la grandeur de son diamètre Boni Indépendantes de L'obliquité du faisceau Lncidanf; elles 80 ni également indépendantes delà construction de l'objectif produisant Le point Lumineux central; un simple petit trou

dans un carton DOir laissant pass, r nu foisceau intense BUffil à produire le halo.

M. Cornu a montré que toute Bubstance diffusante, translucide, déposée sur Tune des deux faces d'une lame de verre, produit directement le phénomène sans intervention de la photographie. 11 a vérifié ce fait avec de la gélatine bromuré ». «lu collodion à Tiodure d'argent, de la gélatine mélangée de sulfate de baryte, du verre émaillé, ou plus simplement .lu blanc de gouache étalé' au pinceau : toutes ces substances réussissent également bien pourvu qui! y ait une continuité optique complète entre 1rs particules

diffusantes et le verre sur lequel elles s. m! disposées.

Le halo photographique esl dû à La réflexion totale du faisceau diffusé à

l'intérieur du verre, dans ton- les sens, par la couche dilfusante (première surface) sur la surface non dilfusante (seconde surface) : il est formé par

L'intersection avec la première Burface du eine des rayons réfléchis totalement sur la seconde.

M. Cornu a vérifié cette explication : i" en employant des plaques de

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