Berthelot, Journal de physique, II, p
2. Dftguiu, Traité depfyilqw, IV, p. 27. 8. Philo*. Maya:., 1843, XXXI II. p. 401. 4. lhid.% sept. ls:,7.
l'action de la lumière. Depuis lors, il a été fait de nombreux photomètres : les uns sont basés sur la mesure d'un gaz dégagé ou disparu pendant la réaction, les autres utilisent le noircissement plus ou moins considérable d'un papier sensible , d'autres sont basés sur diverses réactions chimiques. Warnerke a construit un photomètre à phosphorescence. Enfin, le Congrès international de photographie a adopté pour la mesure de sensibilité des plaques un photomètre spécial basé sur l'emploi de la lampe-étalon à acétate d'amyle. Divers autres photomètres ont été proposés, mais ne sont pas d'un usage pratique en photographie.
§ 2. — PHOTOMÈTRES A GAZ.
1013. Principe de l'appareil de Bunsen et Roscoë. — Les photomètres à gaz comprennent les instruments contenant divers réactifs susceptibles de fournir un dégagement de gaz quand on les expose à la lumière. Le mélange de chlore et d'hydrogène employé par Bunsen et Roscoë s'obtenait par l'électrolyse d'une solution d'acide chlorhydrique; c'est sur ce mélange, dont on mesurait la diminution de volume, que l'on faisait agir la lumière. Mais l'action de la. lumière n'est point instantanée; elle est d'abord à peine sensible, puis elle monte peu à peu et finit par atteindre un maximum où elle se maintient. Bunsen a appelé ce phénomène induction photochimique. On l'observe encore lorsqu'on augmente brusquement la lumière. L'action delà lumière ne persiste pas dans l'obscurité; l'effet cesse aussitôt que la lumière est supprimée. Bunsen et Roscoë ont constaté que la quantité d'acide chlorhydrique qui prenait naissance était toujours proportionnelle à la quantité de lumière employée et par suite proportionnelle à l'intensité de la lumière incidente.
Dufour, en 1880, a construit un photomètre dans lequel le mélange de chlore et d'hydrogène est fourni par l'électrolyse d'une solution d'acide chlorhydrique; il mesure la force du courant électrique dont l'action décomposante contrebalance la combinaison produite par la lumière.
M. Dessandier1 a construit un actinomètre basé sur l'action de la lumière sur le mélange de chlore et d'hydrogène ; cet instrument a été appliqué au tirage automatique des épreuves ; une sonnerie électrique avertit de l'instant où les épreuves sont suffisamment imprimées.