POSITIVES SUR VERRE
complet que possible; mais quelque soin que l'on prenne, il y a toujours perte de finesse dans cette opération.
Les procédés d'impression sont semblables à ceux que nous avons indiqués en traitant des épreuves pour projection (856). On donnera la préférence soit au procédé sur albumine, soit au procédé Taupenot; les images développées el fixées seront virées à l'aided'un bain d'or très faible.
Pour conserver toute la finesse que possède le négatif, il faut opérer en reproduisant l'image par transparence. liertsch a construit pour cet objet un appareil qui, légèrement modifié, permet d'opérer avec régularité. L'appareil de Bertsch, appelé chambre automatique posi-
tive pour stéréoscope [fui. (> 1 1 i, est destiné à obtenir des positives agrandies et redressées. L'instrument est constitué par une boite oblongue que l'on place à 45° sur La planche A.B d'un pied d'atelier; cette boite, divisée sur toute sa longueur par une cloison DF, porte à sa partie moyenne deux objectifs ():on place dans le châssis (il! le négatif à reproduire el dans le châssis G un verre préparé à l'albumine ou au collodion. En ouvrant les volets GH ensemble et exposant pendant quelques secondes à la lumière ditfuse l 'impression s'effectue sur la plaque préparée; on développe par les procédés usuels.
On peut faire établir cet appareil de manière à rendre mobile suivant l'axe la planchette qui porte les objectifs pour faire varier la distance qui la sépare de la couche sensible ; par ce moyen, on pourra soit amplifier, soit diminuer la dimension de L'épreuve originale. On pourra même opérer plus simplemenl en se servant d'un objectif rec-
Fi-, r.ii.
tilinéaire d'environ 0m20 à 0m25 de foyer et d'une chambre noire ordinaire ; il suffit, en effet, de reproduire à l'aide de cet instrument le négatif stéréoscopique convenablement encadré de noir et disposé de telle sorte que la lumière qui le traverse puisse seule impressionner la plaque sensible placée dans la chambre noire : l'image ainsi obtenue possède une très grande finesse.
Ces positives s'obtiennent sur des verres minces que l'on trouve dans le commerce; ils sont spécialement préparés pour cet objet et sont coupés à la dimension convenable.
Les épreuves terminées sont montées de manière à protéger la surface de l'image; le plus souvent, on place l'image entre deux verres minces : l'un, finement dépoli, sert à faire un fond de lumière diffuse; l'autre, sert à protéger l'image. On réunit donc ces trois verres en interposant entre eux un cadre de papier noir découpé qui délimite la dimension de l'image en l'encadrant; le tout est maintenu en place par une bordure étroite de papier noir; souvent même on se contente de mettre le côté portant l'image en contact avec le côté dépoli du verre : on évite ainsi les taches qui se produisent très facilement sur le verre dépoli.
On a remplacé le verre dépoli par le verre opale. Dans ce cas, on peut mettre l'épreuve directement en contact avec le verre opale sans que l'aspect de l'image soit modifié, comme cela arrive avec le verre dépoli. On a proposé aussi de mélanger à du collodion normal* du carbonate de plomb, du sulfate de baryte, etc.: on étend cette solution sur la couche portant l'image et on obtient ainsi une surface translucide supérieure à celle que donne le verre dépoli.
Le procédé d'impression par le collodio-chlorure d'argent étendu sur papier gommé permet d'obtenir facilement des épreuves d'une grande finesse ; on reporte ensuite l'image soit sur verre opale, soit sur verre dépoli.
872. Retouche. — Les retouches s'effectuent sur les épreuves stéréoscopiques exactement comme dans les autres procédés. S'il s'agit de faire un ciel de nuages sur l'épreuve, l'opération est assez délicate : elle nécessite l'emploi de négatifs faits avec les mêmes objectifs que ceux qui ont servi à obtenir la vue stéréoscopique ; il faut de plus repérer avec précision la position des images pour