British Journal of Pkot., août
obtenir un écartement des deux images identique à celui des vues stéréoscopiques.
Si l'on ne possède pas un négatif stéréoscopique représentant des nuages, on pourra, à l'aide d'un seul phototype de nuages, compléter une image stéréoscopique ; il suffit d'opérer de la manière suivante1 : quand le papier est suffisamment imprimé sous le négatif, au sortir du châssis -presse, on trace une ligne droite parallèle à une ligne horizontale formée par deux points correspondants dans l'image; on mesure avec un compas la distance entre deux points éloignés si le négatif a été fait en deux poses successives transposées, on mesure la distance entre les points les plus rapprochés si la vue a été prise avec un binoculaire ; on reporte cette distance sur la ligne droite, chaque pointe du compas correspondant à une image: on enfonce les pointes pour obtenir deux trous; on déplace le compas sans en changer l'ouverture, et on pique deux nouveaux trous à quelques centimètres des premiers <'t toujours sur la même ligne, ils servent de repère : on découpe une série de Y sur le bord supérieur «le l'épreuve, la pointe de ce V correspondant exactement au trou percé par le compas: on plie l'épreuve en deux de telle sorte que chacune des images se trouve placée extérieurement : sur le bord du négatif dê nuages, on place à cheval une bande de papier blanc qui se trouve ainsi suffisamment maintenue el l'on place le tout dans le châssis. Le coté à imprimer de l'épreuve esl appliqué sur le négatif, de telle sorte que la partie supérieure, celle qui porte les V de repère dépasse un peu sur le papier blanc; il est donc facile d'y tracer ces derniers avec un crayon. La première partie de l'épreuve étant terminée, on la retourne pour imprimer la seconde, en ayant soin de fairè coïncider les V de repère qu'elle porte avec la trace de ceux de la première image.
873. Procédés divers; examen des images. — Le montage des épreuves stéréoscopiques sur papier ou sur verre s'effectue soit sur des bristols, soit sur des verres coupés à la dimension convenable el que Ton
trouve dans le coi iree. Le formai des uns el des autres esl de 0»085 x 170.
Lies stéréoscopes destinés à examiner les images sont construits pour recevoir des épreuves de ce format.
On a essayé de construire des instruments permettant d'examiner des épreuves stéréoscopiques de grand format, ayant jusqu'à 0'"20 X 0»CM), soit une double épreuve de 0m30 x 0m40; mais l'examen d'épreuves d'une aussi
1. Bulletin dû hi Société française tic photographié, 1 8«ï'.>, p. 115.
grande dimension est très fatigant pour la vue. Le manque d'objectif à grand angle pour stéréoscope a pendant longtemps été cause que l'on s'est servi de plaques de grand format sur lequel on obtenait deux épreuves ; on les réduisait ensuite au type convenable pour le stéréoscope : ce mode opératoire était utile pour reproduire des monuments rapprochés.
Les stéréoscopes que l'on trouve dans le commerce ont des dimensions fixes, permettant de recevoir des images accouplées montées sur carton de 0,n17 de long surOm085 de large. Le changement des épreuves s'effectue soit à la main, soit en tournant les boutons qui commandent une sorte de chaîne sans fin à laquelle sont fixés de petits cadres métalliques renfermant les épreuves. Cette chaîne peut amener successivement chaque image au sommet d'une sorte de boite ou de colonne qui sert à contenir toute la série; à la partie supérieure de cette colonne se trouvent les deux lentilles stéréoseopiques qui permettent de faire coïncider les deux images. Ce genre de stéréoscope est connu sous le nom de stéréoscope américain.
L. Cazes1 a cherché quelles sont les conditions à remplir pour que deux épreuves photographiques d'un objet rapproché A donnent, par leur vision simultanée au stéréoscope, la même sensation que celle que produirait un objet réel A' semblable au premier, mais de dimensions différentes et placé à la distance de la vision distincte (0m30 environ). Il faut, pour qu'au stéréoscope les projections puissent remplacer l'objet A', que celui-ci ait une profondeur maximum telle que l'œil étant accommodé pour le point le plus proche, voie encore nettement le plus éloigné. Cette profondeur est 0m034 environ pour une vision normale de 0m30. En désignant par v la distance du plan perpendiculaire à la bissectrice de l'angle visuel, plan sur lequel se trouvent
les deux perspectives de l'objet, la profondeur est — . Pour obtenir deux
épreuves de l'objet identiques aux deux perspectives de A', il faut que les chambres noires fassent, avec un point de l'objet A, un angle égal à l'angle visuel lorsqu'on regarde un point à la distance v, soit 12 à 15°; désignons par fia distance du point nodal d'émergence à l'image de l'objet A fourni dans la chambre noire, d la profondeur de l'objet A, admettons que l'on
veuille obtenir des images dont la dimension soit à celle de l'objet comme ^
est à d : on doit avoir D — fd. Cette valeur de D est un minimum; il n'y
a d'autre maximum que celui qui résulterait de l'exiguïté des images obtenues.
On a proposé de remplacer le stéréoscope par des lorgnettes d'opéra à foyer assez court. Czugafewiecz2, Lebrun3 ont imaginé des stéréoscopes panoramiques. Rolmann4, en 1853, a imaginé d'employer deux images colorées superposées et deux verres colorés pour les examiner5. D'Almeida a montré6 le parti que l'on pouvait tirer de ce moyen pour montrer à un