‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 59 sur 276 · Poggend. Annalen, XC, p · texte numérisé non relu

Poggend. Annalen, XC, p

6. Comptes rendus des séances de V Académie des sciences, 12 juillet 1858.

grand nombre de spectateurs des imagos stéréoscopiques. Il place deux images stéréoscopiques dans deux appareils de projection et dispose sur le trajet des rayons lumineux deux verres colorés de couleur qui n'aient aucun élément ou presque aucun élément de couleur simple du spectre : l'un est un verre rouge, l'autre un verre vert. Au moyen de ces verres colorés, l'une des images projetées sur l'écran est rendue verte, l'autre rouge. Si, dès lors, on place devant les yeux des verres pareils aux précédents, l'image verte se montre seule à l'œil qui est recouvert du verre vert, l'autre à celui qui regarde à travers le verre rouge ; aussitôt le relief apparaît Un autre moyen proposé par d'Almeida consiste à employer des images incolores, mais à faire percevoir à chacun des deux yeux celle qui lui convient, en rendant intermittente la production de chacune d'elles et en interdisant la vue de l'écran, tantôt ù l'un, tantôt ;'< L'autre « «il au moment <>ù se produit l'image qu'il ne doit pas voir. Dans ce l»ut. la lumière qui va éclairer une épreuve stéréoscopique est préalablement concentrée au foyer par une lentille convergente; il en est de même pour l'autre. Devant les deux foyers, on place un carton qui peut tourner autour d'un axe horizontal. Ce carton est percé sur une même circonférence de trous qui, passant devant chaque foyer, permettent à La lumière d'éclairer alternativement les deux épreuves. Tandis que cette roue tourne, les yeux regardent à travers les ouvertures qui s'ouvrent et se ferment tour à tour. L'œil droit ne peut voir qu'au moment où la perspective «le droite apparall : L'œil gauche, fermé alors, devient libre ensuit.' au moment OU se montre la perspective de gauche.

L'emploi des verres COloré8 a été de nouveau indiqué par le I )' Schobbens !,

qui a vérifié le fait signalé par d'Almeida2, à savoir que si l'on se déplace latéralement il semble que l'on voit tous Les changements qu'on apercevrait si l'on était devant les objets réellement en relief; les objets du premier plan semblent marcher en sens inverse du mouvement du Bpèctateur, ce

qui ajoute à l'illusion.

Shaw3 a appliqué le stéréoscope au phénakisticope : il exécute une série d'épreuves de telle façon qu'elles présentent une suite d'images offrant les

conditions stéréoscopiques. Avant de prendre chaque paire d'épreuves, ou fait exécuter au sujet une portion du mouvement qu'il doit représenter, de telle sorte «pie la première paire représente le commencement de ce mouvement et que la dernière en représente la lin. Après avoir obtenu ces épreuves, on les dispose dans un stéréoscope en arrangeant un mécanisme tel que les paires successives changent rapidement, chacune d'elles se présentant successivement aux yeux; en les regardant ainsi, elles produisent en même temps l'elfe t de relief et celui du mouvement. Claudel avait, antérieurement à Shaw, conseillé une combinaison semblable, et sir .1. Herscliell avait prévu la construction d'un tel système optique. Marey, Anschûtl ont appliqué un instrument de ce genre à l'examen de leurs remarquables épreuves instantanées.

Glaudet a t'ait connaître, sous le nom de StéréomonoscOpe, un instrument

1. Bullet in de V Association belge de photographiât 1890, p. 488,

2. Bulletin de la'Seeicté française de photographia 1868, p. 261.

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