‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 67 sur 276 · Pelletan, Etudes sur 1rs microscopes étrangers, p. (il · texte numérisé non relu

Pelletan, Etudes sur 1rs microscopes étrangers, p. (il

moins que l'objectif ne soit spécialement construit (comme le sont ceux de Wales, de H. et V. Seibert, Nachet, etc.), pour la photographie. On peut constater très simplement l'existence de ce foyer chimique en photographiant un objet très net (un micromètre1, par exemple), légèrement incliné sur la platine de l'instrument ; on met au point une division facile à retrouver en employant la lumière solaire, et on fait une épreuve. Si la division marquée manque de netteté, cela doit être attribué à une correction chimique incomplète de l'objectif. Au lieu d'essayer d'établir une table de correction pour l'objectif, il vaut mieux recourir à l'emploi de la lumière monochromatique, qui, avec tous les instruments, même les meilleurs, donne des images plus nettes que si l'on employait la lumière du jour : on supprime ainsi complètement cette cause d'erreur. Comme nous le verrons dans la partie pratique, on emploie soit la lumière jaune, soit la lumière verte.

877. Oculaires. — L'oculaire a pour objet de recueillir les spectres de diffraction formés par l'objectif; il fonctionne à peu près comme une loupe par rapport à l'image donnée par l'objectif. L'oculaire se compose de deux verres : la lentille inférieure est le verre collecteur ou verre de champ ; la lentille supérieure, celle qui est à l'extérieur du tube, est le verre de l'œil. Dans un tel appareil, appelé oculaire d'Huyghens, le verre de champ a pour objet de permettre de voir une grande partie de l'image formée par l'objectif. Kellner de Wetzlar a rendu achromatiques les oculaires destinés au microscope : ils sont désignés sous le nom à'orthoscopiques ; on s'en est servi quelquefois pour la photomicrographie. Toiles, de Boston, a construit un oculaire appelé holostériqae2, constitué par un cylindre de crown-glass dont les deux hases sont formées par des surfaces inégales; une rainure rodée circulairement autour du cylindre est remplie de mastic noir et fait office de diaphragme. L'oculaire périscopique de Gundlach est peu employé en microphotographie; il en est de même de l'oculaire aplanélique de Plossl.

On se sert surtout aujourd'hui des oculaires compensa leurs de Zeiss, oculaires qui sont destinés à compenser les défauts que présentent les images fournies par les objectifs : les images des différentes couleurs qui constituent l'image définitive de tout objet sont d'une grandeur différente. On remarque donc dans toute image projetée directement un contour coloré qui augmente à mesure qu'on se rapproche des bords du champ, Les oculaires compensateurs sont construits de telle façon qu'ils jouissent de la propriété contraire au même degré. L'action des objectifs est ainsi compensée par ces oculaires , et l'image apparaît d'une couleur uniforme jusqu'au bord du champ. La monture de ces oculaires est réglée de façon

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