‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 69 sur 276 · CONDENSATEURS · texte numérisé non relu

CONDENSATEURS

878. Amplificateur. — Woodward, donl les belles microphotographies sont si admirées, s'était aperçu des défauts que pi rscntait l'image projetée directement soit par l'objectif, suit par l'emploi «le l'oculaire. Lorsque la projection à l'aide de l'objectif seul se faisait en dehors <les Conditions normales, c'est-à-dire à une distance de l'objet supérieure ou inférieure à colle qui correspond à la longueur du tube pour laquelle l'objectif est corrigé, la netteté laissait à désirer. Woodward se servit d'une lentille divergente qu'il plaçait près de la lentille postérieure de l'objectif, après avoir soigneusement mis au point et enlevé complètement l'oculaire : l'image se formait alors plus loin. Kien n'était rhangé à la marche des rayons dans l'objectif et aux qualités de l'image si la lentille divergente était bien construite, comme l'étaient d'ailleurs celles qui sortaient des ateliers de Toiles. Cette lentille a reçu des Américains le nom d'amplifier. Elle 8'adapte à L'extrémité du tube de tirage du microscope, et c'est en enfonçant ou retirant ce tube que l'on modilie la distance à laquelle l'image est nettement projetée. Les amplificateurs construits par Toiles doublaient l«' grossissement «lu microscope : un objectif donné, muni d'un amplificateur, fonctionnait comme l'aurait fait un objectif de foyer moitié moindre employé seul.

Si l'on ne veut p;is se servir des oculaires à projection de Zeiss (qui constituent à noire avis le meilleur système que l'on puisse recommander), il faut recourir à l'emploi de l'amplificateur pour projeter l'image sur la glace sensible: mais cet amplificateur doit être aussi exempt que possible des aberrations sphériques et chromatiques. Nachet, à Paris, construit fort bien celle lentille. Zeiss avait construit pour ses anciens objectifs à immersion homogène une lentille qui, ajoutée à l'intérieur du tube de tirage, permettait de projeter l'image à la distance de 1 mètre ou l'"ô»>. Ce système est analogue à celui de Woodward '.

879. Condensateurs. — La préparation microscopique placée sur la platine doit ôtre éclairée par transparence; on emploie dans ce but des appareils appelés condensateurs ou appareils d'éclairage. Le plus ancien est celui de Dujardin. Cet instrument consiste en un système de lentilles achromatiques à foyer très court, qui primitivement se axait sous la platine, et que l'on fixe aujourd'hui à l'aide de la sous-platine {substage). Les rayons émanés de la source lumineuse viennent former leur foyer au centre de l'objet lui-môme, qui se trouve ainsi fortement éclairé. Ces conditions d'emploi, mise au point du condensateur et de centrale de ce dernier (ce qui s'obtient à l'aide de L'appareil représenté par La figure 646), sont extrêmement importantes pour l'observation directe: elles sont indispensables pour l'obtention de bonnes microphotographies, comme l*a depuis fort longtemps reconnu Moitessier3. Voici comment il s'exprime à ce sujet :

!, Amerio, Mlor, Joum., VI. n< 89, i>. l»'.!». et BritUk. Jour*, of Phot.x n« 1327, p. G51.

2. Moitessier, La photographie appliquée aux rt cherches m'uroijraphiqucs, 18(j(î, p. 4G et suiv.

L'emploi de l'appareil de Dujardin exige quelques précautions spéciales sans lesquelles il ne fournirait que des résultats défectueux. Il est nécessaire que l'image donnée par la source lumineuse coïncide rigoureusement avec l'objet que l'on étudie. Une expérience préliminaire devra donc précéder chaque opération pour assurer la réalisation de cette condition indispensable. Si l'on fait usage, par exemple, de la lumière du ciel, on commencera par éclairer l'objet d'une manière quelconque et on le mettra parfaitement au point par les moyens ordinaires ; on dirige alors le miroir plan du microscope vers un objet très éloigné, une maison par exemple, qui viendra faire une très petite image au foyer du concentrateur. On cherche ensuite la position que doit occuper celui-ci pour que cette image soit vue nettement à l'aide du microscope : on est alors certain qu'elle coïncide rigoureusement avec l'objet.

L'éclairage de Dujardin a été remplacé par d'autres appareils appelés condensateurs. Il en existe un très grand nombre, dont le plus ancien, celui

de M. Nachet1, a servi de type à ceux de différents constructeurs. Quel que soit l'appareil adopté, il faut que dans l'éclairage de l'objet on puisse facilement satisfaire à deux conditions : d'abord l'image de la source lumineuse doit être projetée sur l'objet a\ec le plus de netteté et la plus grande intensité possible ; de plus , toute lumière ne concourant pas à la formation de l'image doit être autant que possible écartée.

Parmi les nombreux appareils qui permettent de satisfaire à ces

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