SOURCES DE LUMIÈRE
883. Lumière solaire. — Nous avons vu que l'objectif microscopique différait de l'objectif photographique surtout par la manière dont on l'employait. En microphotographie, on se propose d'obtenir une image d'un objet dont le pouvoir éclairant est pratiquement nul; par suite, avant de projeter cette image et de la fixer sur la plaque sensible, il faut l'éclairer à l'aide d'une source lumineuse assez intense pour permettre une mise au point facile et une impression rapide de la plaque; de plus, cette lumière doit être d'un emploi pratique.
On utilise généralement la lumière solaire, la lumière électrique et celle des lampes au pétrole ; ce sont là les trois principales sources de lumière auxquelles on a recours. On emploie aussi quelquefois, mais plus rarement, la lumière Drummond (840).
La lumière solaire n'est pas toujours à notre disposition, et de plus elle exige l'emploi d'appareils assez délicats appelés héliostats; ils ont pour but de maintenir dans une direction fixe les rayons solaires dont la direction est constamment modifiée par les divers mouvements de la terre.
Nous avons vu que l'héliostat était employé pour les appareils d'agrandissements (818). Le porte -miroir ou porte -lumière constitue un héliostat qui peut servir dans bien des circonstances,, car avec la rapidité actuelle des plaques au gélatino-bromure, on peut admettre que l'image formée au foyer du condensateur ne change pas sensiblement de place pendant la courte durée de la pose. Un porte-miroir analogue à celui du mégascope de Bertsch (820) est d'un emploi commode lorsqu'on travaille avec des objectifs de faible pouvoir.
Parmi les nombreux modèles d'héliostats qui existent *, l'un des plus pratiques est celui construit par Prasmowski : il permet d'obtenir en toute