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Voyez Daguin, Traité de physique, t. IV, p

HÉUOSTATS.

saison un rayon réfléchi suivant uno direction fixe pour une même journée. Il se compose essentiellement (fiy. 667) d'un miroir mobile autour d'un axe parallèle à l'axe du monde et faisant un tour en quarante-huit heures, grâce à un mouvement d'horlogerie. Sur la circonférence du tambour contenant ce mouvement est disposé un cadran portant les heures espacées les unes des autres par un intervalle divisé de lu' en 10'; ce tambour est lui-même porté par un support qu'on établit sur une surface horizontale et qui permet de l'incliner de manière à faire coïncider l'axe du mouvement avec la direction de l'axe du monde dans le li<*n OÙ l'on opère

Pour orienter l'instrument, après que le mouvement d'horlogerie aura été monté, on le place sur une surface bien horizontale, et, le miroir étant

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enlevé, on engage dans l'axe du mouvement qui la traverse comme une broche une règle métallique formant diamètre sur le cadran. Cette règle se termine à ses deux extrémités par un appendice perpendiculaire : 1 uu plus court, percé d'un petit trou, est une pinnule; l'autre plus km g, marqué d'une division représentant l'équation du tempfl <'t les déclinaisons du soleil de dix jours en dix jours, reliées par une ligne continue; au pied de la pinnule la règle est percée d'une fenêtre qui permet d'apercevoir au travers le Chiffre des heures gravées sur le cadran. Pour mettre l'appareil à l'heure, on fait tourner la régir autour de l'axe connu. - l'aiguille d'une montre jusqu'à ce «pie le chiffre de l'heure et fraction d'heure à laquelle on opère soit compris dans la fenêtre «'t que la division qui la représente sur le cadran coïncide avec un index placé sur le bord de la fenêtre.

Pour orienter l'héliostat, on n'a plus alors qu'à faire tourner l'instrument horizontalement sur la table, en l'inclinant plus ou moins sur son support, jusqu'à ce qu'un rayon de soleil, passant p;>r le trou de la pinnule. vienne peindre sur la ligne des déclinaisons placée sur la branche opposée de la règle une petite image du soleil qui tombe exactement sur le point correspondant au jour de l'année.

Gela fait, l'instrument est orienté; on serre la vis réglant l'inclinaison sur le cercle des latitudes, on enlève la règle et l'on glisse dans l'axe du mouvement la tige du miroir, qui peut y tourner à frottement sans agir sur le mouvement d'horlogerie, ce qui permet d'amener le rayon réfléchi dans tous les azimuts : on obtient ainsi un rayon qui reste horizontalement immobile toute la journée.

Si l'on ne veut pas changer tous les jours la direction de l'appareil microphotographique, il faut employer un miroir accessoire qui permet de renvoyer le rayon primaire fourni par l'héliostat : c'est ce second miroir, fourni avec l'instrument, que l'on déplace tous les jours pour suivre la direction variable du rayon primaire horizontal. Mais ce miroir lui-même pourrait, dans certaines conditions, être insuffisant pour réfléchir les rayons solaires dans la direction de l'appareil; il vaut mieux employer un deuxième miroir accessoire qui est fort utile, surtout s'il est muni de mouvements mécaniques permettant de le déplacer lentement, comme le construit Zeiss. Par ce dispositif, l'on a, à portée de la main, un moyen pratique de modifier la direction des rayons lumineux; on peut faire coïncider cette direction avec celle de l'axe optique de l'appareil et corriger ainsi les irrégularités qui se produisent toujours dans la marche des héliostats. Ainsi donc l'on Introduit trois miroirs sur le passage des rayons solaires, ce qui fait perdre une assez grande quantité de rayons lumineux; c'est pourquoi il est avantageux d'employer des miroirs de verre argentés à leur surface. Les constructeurs livrent habituellement des miroirs argentés soits la surface, parce que l'argenture légère est sujette à s'altérer sous l'influence des agents atmosphériques; mais rien n'est plus simple que d'argenter le verre et de polir la surface du métal. Voici la formule qui, depuis plus de dix ans, nous a constamment réussi pour l'argenture du miroir (0m85 de diamètre) du grand télescope de l'Observatoire de Toulouse ; cette formule nous a été indiquée par les frères Henry. On emploi quatre dissolutions :

A) Eau distillée, 800 c. c; nitrate d'argent, 04 grammes.

B) Eau distillée, 800 c. c; ammoniaque à 25°, 120 c. c.

G) Eau distillée, 800 c. c; soude caustique pure, 27 grammes.

D) On fait dissoudre 25 grammes de sucre blanc dans 80 c. c. d'eau distillée chaude, on ajoute 10 c. c. d'un liquide renfermant 100 c. c. d'eau et 8 c. c. d'acide nitrique pur, on fait bouillir pendant quelques minutes pour produire l'inversion du sucre, on laisse refroidir et on ajoute 20 c. c. d'alcool à 36° pour empêcher la fermentation, on étend ensuite avec de l'eau distillée pour amener au volume de 800 c. c.

Il est indispensable que la surface du verre à argenter soit d'une propreté absolue. On nettoie d'abord le verre avec de l'acide nitrique étendu de son volume d'eau en frottant la surface avec un tampon de coton imbibé de ce liquide, on lave à l'eau et l'on essuie avec un linge très propre; quelques instants avant d'argenter le verre, on recouvre sa surface d'un mélange de 50 c. c. de solution G et 50 c. c. d'alcool à 36°, on étend ce liquide sur le verre à l'aide d'un tampon de coton. La surface ainsi recouverte est plongée dans une cuvette contenant de l'eau distillée chauffée à la température d'environ 30°. Ce bain doit être assez abondant pour dissoudre rapidement le liquide alcalin et ne pas se refroidir sensiblement pendant qu'on prépare le mélange qui constitue la liqueur à argenter. Dans une cuvette en porcelaine, chauffée

AftOENTURE DU VEtlHE.

à la température de 25 à 30° ( on introduit 40 c. c. de La solution d'argent A, 40 c. o. de la solution B d'ammoniaque et 40 c. c. de la solution G de soude caustique. Le précipité, d'abord formé, ne tarde pas à se dissoudre si l'on agite le liquide; lorsque la liqueur est limpide, on porte dans cette cuvette la glace qu'on avait abandonnée dans Tcau distillée, on agite légèrement la cuvette, la glace étant placée sur de petites cales en bois (ce qui permet d'argenter les deux faces du verre), ou ajout.- alors rapidement, niais en évitant de produire des bulles d'air. 10 c. c. de la solution de sucre interverti, on agite pour mélanger le tout : le liquide devient rapidement jaune brun, puis noir brunâtre : on agite tout doucement la cuvette : l'argent se dépose en ce moment. Après trois à quatre minutes, la surface du liquide se recouvre d'argent réduit; ou retire la glace du bain, on la lave rapidement à l'aide d'un fort courant d'eau distillée et on la laisse sécber.

L'argenture ainsi obtenue est plus ou moins brillante suivant la pureté des produits employés; si la soude ou l'ammoniaque sont carbonatées, l'asp -et de l'argent est plus nu moins nuageux, plus ou moins gris. Quoi qu'il en soit, il faut, lorsque la couche est complètement sèche, brunir d'abord, puis polir la surface de l'argent; ces deux opérations doivent être faites avec soin et en suivant d'une manière absolue nos indications. On fait un tampon de coton que l'on recouvre de deux épaisseurs de peau de chamois line : on attache fortement 1.- tampon ainsi obtenu, on le chautfe légèrement; à l'aide d'une brosse en crins très durs, on frotte énergiquement la surface du tampon de manière à enlever toutes les peluches, tous les corps étrangers qui peuvent se trouver sur la peau (la meilleure brosse à employer pour cette opération est la brosse à dents, forme cintrée, à crins très épais; on se sert d'une brosse neuve que I on dégraisse à l'eau alcoolisée et que l'on laisse sécher; les brosses employées en bijouterie sont trop douces pour cette opération). Quand La peau de chamois n'abandonne plus de peluches et que sa surface parait bien unie, on la promène légèrement d'abord, puis, en appuyant de plus eu pins à la surface de L'argent, qui devient aussitôt brillante. Il faut de temps en temps interrompre l'opération pour brosser Le tampon : on s'arrête lorsque l'aspect de la surface n'est plus modifié par le passage du tampon : ou a ainsi consolidé la couche d'argent qui peut alors être polie.

Le polissage s'elfectue à l'aide d'un tampon semblable à celui qui a servi pour brunir. Après avoir préparé le tampon et l'avoir brossé, on le recouvre de rouge d'Angleterre: on enlève l'excès de rouge en frottant avec une nouvelle brosse ne servant qu'à cet usage. Il faut, en faisant cette opération, chercher à enlever tout le rouge. Le tampon peut servir lorsqu'il présente simplement une teinte rouge pâle; on le promène alors à la surface de Là glace en opérant avec légèreté; le léger voile qui recouvrait l'argent disparait immédiatement et l'on obtient un poli remarquable, sans rayures. La surface ainsi préparée peut se conserver pendant plusieurs années, à la condition de la préserver de la poussière, que l'on enlève à l'aide d'un long pinceau plat, très doux (pinceau de doreur); on brunit et on polit de temps en temps la surface des miroirs en faisant les opérations comme nous l'avons indiqué. Kn employant des miroirs argentés à leur surface, on évite non seulement les défauts produits par les doubles réllexions à la surface du verre et de l'argent, mais aussi les pertes de

lumière provenant de l'absorption par l'épaisseur de la glace. L'usage des trois miroirs permet d'éviter les pertes par réflexion ; elles sont d'ailleurs peu importantes. En effet, en admettant que le miroir argenté ne réfléchisse que 0,60 à 0,65 de la lumière qu'il reçoit (cette quantité varie avec l'incidence des rayons), on n'aura qu'environ 0,25 de l'intensité primitive; mais les rayons ainsi réfléchis et qui forment un faisceau de 0m08 à 0m10 sont réduits, au moyen d'un système de lentilles, à n'avoir que 0m015 à 0m02; l'intensité primitive sera donc plus que quadruplée.

On peut employer l'éclairage solaire en lumière centrale ou en lumière oblique. Nous nous occuperons tout d'abord du premier mode d'éclairage, nous réservant d'examiner séparément l'emploi de la lumière oblique.

La manière dont on concentre la lumière solaire n'est pas indifférente. Quel que soit le système optique employé, il doit être exempt d'aberration sphérique et d'aberration chromatique. On emploie deux lentilles, placées au foyer l'une de l'autre; la grande lentille est convergente, la petite lentille est convergente ou divergente si l'on veut diminuer la longueur de l'appareil ; les deux lentilles doivent être montées dans le même tube afin d'assurer leur centrage. On peut employer pour cet usage un objectif photographique comme lentille convergente et reprendre l'image solaire obtenue à l'aide d'un second objectif. Un ancien objectif à portrait (diamètre, 0m81 ; distance focale, 0m30) fera l'office de la lentille convergente: un petit objectif (de 0m027 de diamètre et 0m10 de distance focale) reprend l'image solaire et fournit un bon système de collecteur. Il faut ensuite chercher à obtenir la projection de la source lumineuse sur l'objet à éclairer. Cette projection doit être faite avec le maximum de netteté et d'intensité; de plus, il faut éliminer toute lumière qui ne concourt pas à la formation de l'image. On arrive à ce résultat en réglant convenablement l'ouverture du pinceau éclairant et on y parvient en diaphragmant le condensateur. Il est facile de déterminer la dimension qu'il convient de donner au diaphragme : elle doit être, dans presque tous les cas, telle que le pinceau éclairant soit d'une ouverture numérique égale à environ le tiers de celle de Volijectif employé. Cette détermination se fait en employant d'abord un petit diaphragme dans le condensateur. En enlevant l'oculaire du microscope après avoir mis au point, et, en regardant dans le tube, on voit au milieu du champ de l'objectif un disque faiblement éclairé : c'est l'image de l'ouverture de l'objectif; au centre apparaît un disque plus petit, vivement éclairé : c'est l'image de l'ouverture du pinceau éclairant. Le petit disque b?Hllant

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