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ÉCLAIRAGE CENTRAL

devra avoir un diamètre égal au tiers environ de l'ouverture totale, ce qui est facile à constater par ce moyen : si le diamètre du disque brillant est trop large ou trop étroit par rapport à celui du disque sombre, on change le diaphragme du condensateur.

Cette observation de la position du pinceau éclairant par rapport à fbuverture de l'objectif, faite en regardant dans le tube dont l'oculaire est enlevé, est d'un emploi capital pour les recherches de micrographie ; elle permet de constater d'un coup d'œil : 1° si la source lumineuse agit correctement sur le condensateur; 2" quelle est l'ouverture du pinceau éclairant qui est employée; 3e quelle esl La portion de l'ouverture de l'objectif utilisée. Ce procédé esl extrêmement commode lorsque l'on travaille avec la lumière oblique.

Il faut éviter d'employer des diaphragmas trop petits, car «Unis ce cas le temps de pose est considérablement augmenté; de plus, il résulte des travaux d'Ahhe que. même dans la lumière dite centrale, 66 Sont les rayons

les plus obliques qui forment les plus lins détails perceptibles sur l'image : plus ces rayons seront obliques, plus les propriétés séparatives de l'objectif augmenteront. Dans certains cas même, par exemple lorsqu'il s'agit d'examiner des corps sans structure apparente n'agissant que par leur coloration, tels que les bacilles, il faut, comme L'a Indiqué le ik Koch, employer un pinceau éclairant :'i large ouverture. Avec cel éclairage, en effet, toutes les parties de la préparation inutiles ou gênantes, mucosités, filaments, portions de tissus qui agissenl par réfraction >ur la lumière deviennent presque invisibles; les corps colorés, au contraire» conservent leurs caraetè* res, mais c'est Là un cas exceptionnel. <>n emploie habituellement de petits

diaphragmes ; il Tant éviter d'en employer d*> trop p itits p >ur éviter les franges de diffraction produites par les bords de l'objet, et qui. comme l'a fait observer Zeiss1, troublent au plus naul point la netteté de l'image. Ces! pour cela que l'éclairage direct de l'objet par Le soleil Bans L'interposition d'un système condensateur doit Ôtre proscrit absolument, même avec des

objectifs de faible pouvoir pour Lesquels ce mode simple et pratique d'ôclairage suffirait au point de vue de la quantité de Lumière. On doit dans ce cas diffuser la lumière en Interposant entré l'objel et le soleil une plaqué de verre dépoli pour obtenir des cônes Lumineux sensiblement plus grands que c.mx de un demi degré que peut donner la lumière solaire directe.

L'image solaire projetée sur l'objet, indépendamment de su netteté et de son intensité, doit être assez, grande pour recouvrir tout Le champ dè L'objéctif employé; il faut donc que le condensateur ait un loyer suffisamment long. Les rayons solaires forment un angle de :)¥ en moyenne; par suite, le diamètre d de l'image fournie par une Lentille de foyer /' sera

d = 2/tang L6' t± 0,0098 f

1. Spécial Catalog. ilher Apparate filr MikrophotogTapkiê) \k M.

soit sensiblement 0,01 f. Ce diamètre devra être assez grand pour que l'image recouvre tout le champ de l'objectif. Cette condition est généralement remplie avec les objectifs de fort pouvoir. Avec les objectifs plus faibles on emploiera la lumière diffusée par une plaque dépolie, ou bien on fera tomber le foyer de l'image solaire dans l'intérieur de l'objectif; mais ce moyen ne sera employé que dans les cas extrêmes.

Pour utiliser facilement la lumière solaire il faut que les diverses pièces qui composent le banc optique aient été préalablement centrées sur l'axe du microscope. On dirige alors les rayons solaires dans l'axe de l'appareil; la chambre noire est amenée presque au contact du collier du tube du microscope; on agit sur le miroir du banc optique jusqu'à ce que les rayons lumineux aient produit au centre de la glace dépolie de la chambre noire un disque lumineux parfaitement rond et uniformément brillant. Ce résultat étant obtenu, on repère la direction des rayons solaires; on y parvient à l'aide des deux porte-diaphragmes. Le porte-diaphragme le plus rapproché du miroir est muni d'un diaphragme convenable; le second porte-diaphragme est garni d'une glace dépolie sur laquelle on trace au crayon le contour de l'image solaire formée par le premier diaphragme ; on repère exactement la position des porte-diaphragmes, et toutes les fois que l'on voudra diriger les rayons solaires dans l'axe du microscope, il suffira de mettre en place le verre dépoli sur son porte-diaphragme et de déplacer le miroir de manière que l'image du diaphragme vienne se circonscrire au contour tracé sur le verre dépoli; en enlevant ensuite le verre dépoli, les rayons solaires traverseront l'objectif.

Le Dr Koch opère différemment : il munit le microscope de l'objectif qui sert à régler le condensateur (objectif de un pouce ou deux pouces), il met au foyer de cet objectif la plaque dépolie du portediaphragme; avec un crayon il trace sur cette plaque le champ de l'objectif qu'il emploie et munit l'autre porte-diaphragme d'un diaphragme ayant un diamètre tel que l'image solaire qu'il laisse passer vienne se circonscrire au cercle tracé; lorsque les rayons solaires prennent cette direction, ils sont parallèles à l'axe du microscope et le disque lumineux se forme au centre du châssis à glace dépolie de la chambre noire.

Le schéma suivant indique la disposition des appareils lorsqu'on emploie la lumière solaire directe.

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