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LAMPES A PÉTROLE

particulièrement; mais il faut disposer d'une force électrique assez puissante. On peut employer de petites lampes actionnées par dos piles ou par des accumulateurs, comme Ta recommandé Viallanes1. Une petite lampe de trois à quatre volts est très suffisante, et il suffit pour actionner celle-ci d'employer une batterie équivalente à quatre éléments Bunsen. On peut aussi employer le photophore Trouve. La lampe de cet appareil sera installée sur le pied à crémaillère d'un des porte-diaphragmes du banc optique; elle est munie d'une lentille collectrice et d'un miroir réflecteur. Comme ces lampes dégagent peu de chaleur, on peut employer de petites lampes situées très près «lu condensateur du microscope; ces lampes peuvent alors

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être moulées sur un ajustage spécial qui permet de les mettre la place du miroir du microscope {flg, 669), et i\ quelques centimètres seulement de la lentille postérieure du condensateur.

L'emploi des lampes à incandescence esl particulièrement pratique dans les villes possédant une distribution d'éclairage électrique; on évite ainsi

tous les ennuis résultant du montage et du déi tage «les piles nécessités

par ce mode d'éclairage.

885. Lampes à pétrole. - C'est l«i mode d'éclairage le plus employé, bien qu'il soit un peu faible pour l«'s objectifs de for! p«>uvoir. Les modèles de lampes au pétrole sont très nombreux: toutes ces lampes donnent de bous résultats pourvu que l'on les alimente avec du pétrole rectifié, bien exempt d'essence. Le modèle de lampe

1. La Photographie appliquée aux étuie* dfanttonic wticro9oapi§Uâ, ]>. — — -

construit par Swift est celui que nous employons : il consiste en une lampe ordinaire, disposée de façon que la lampe présente au microscope sa tranche et non son plat; on condense ainsi toute l'intensité lumineuse sur le minimum de surface.

Zeiss1 a obtenu d'excellents résultats par l'emploi combiné de l'éclairage au pétrole et des plaques orthochromatiques. Il conseille de prendre une forte lampe, de la placer à 1 mètre ou lm50 du microscope, et de former sur le verre dépoli, au moyen d'une grosse lentille biconvexe, une image de la flamme à environ 0m25 de la préparation; cette image est alors reprise par le condensateur et transportée sur l'objet comme dans le cas de la lumière solaire. Dès que l'image de la flamme est mise au foyer sur le plan de l'objet, on enlève la plaque dépolie. Il ne reste plus qu'à amener sur l'objet la partie la plus brillante de la flamme; on y parvient par de petits mouvements de la lentille collectrice. Ce dispositif permet d'éviter que les rayons calorifiques, émis en abondance, n'altèrent soit la préparation, soit les appareils.

On peut aussi régler le collecteur de manière à ce qu'il projette sur le condensateur du microscope un faisceau de rayons à peu près parallèles; on y parvient à l'aide de deux lentilles collectrices, l'image de la flamme se formant au foyer de la plus petite des deux lentilles. Il est bon que le diamètre de cette lentille ne soit pas beaucoup plus grand que celui de la lentille postérieure du condensateur.

886. Lampe à gaz. — L'emploi du gaz de l'éclairage n'est pas très avantageux pour la microphotographie, du moins si l'on emploie cet éclairage directement. Avec les brûleurs Siemens, équivalents à six cents bougies, on a un foyer très intense ; mais le point lumineux possède une surface beaucoup trop grande et les rayons calorifiques émis peuvent altérer les appareils; il faut donc employer l'éclairage indirect par projection de l'image de la flamme sur un verre dépoli. Pour des amplifications peu considérables on trouvera très avantageux de se servir d'un brûleur donnant l'intensité de soixante bougies.

887. Lumière Drummond. — La lumière oxhydrique peut donner de bons résultats pour les travaux exécutés avec des objectifs faibles; mais si l'on emploie des objectifs puissants, le déplacement du point lumineux a une influence désastreuse sur les travaux délicats exécutés avec ces objectifs. Dans ce cas, on ne peut employer la lumière oxhydrique que d'une manière indirecte, ou bien il faut posséder un moyen de rectifier la position du point lumineux. Quel que soit le procédé adopté, on disposera

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