‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 86 sur 276 · Die MikropJtotographie, p · texte numérisé non relu

Die MikropJtotographie, p

L'emploi de la lumière oxhydrique, dont nous avons indiqué le mode de réglage (840, 842), est particulièrement précieux lorsqu'on utilise indirectement ce mode d'éclairage ; les variations qui se produisent dans la position du point lumineux n'ont plus alors une grande importance et la lumière obtenue est très brillante. A. Girard1, Trutat, Crookshank2, P. Jeserich 3, ont obtenu de très remarquables résultats en se servant de ce mode d'éclairage.

888. Lumière du magnésium. — Dans ces derniers temps, le prix du magnésium a considérablement diminué, et l'on peut maintenant employer d'une manière courante la lumière produite par la combustion de ce métal. Mais les appareils qui sont destinés à régulariser la combustion du fil ou du ruban de magnésium fonctionnent avec une irrégularité trop grande pour les appliquer à la microphotographie ; cet éclairage ne peut être employé que d'une manière indirecte, et les résultats obtenus ne sont pas supérieurs à ceux que procure l'usage de la lumière oxhydrique.

La combustion rapide du magnésium peut servir à obtenir des photographies instantanées des animaux microscopiques vivants. On se servira pour cot objet d'une des nombreuses lampes qui se trouvent dans le commerce et que l'on vend sous le nom de lampe-éclair ; on choisira un modèle donnant un point lumineux aussi petit que possible.

889. Intensité relative des diverses sources de lumière. — On

sait qu'il n'y a aucune proportionnalité entre les quantités de lumière chimique et de lumière éclairante d'une même source. Le commandant Jolly et G. Féry4 ont étudié séparément quelques sources à ces deux points de vue; ils se sont servis des dispositifs suivants.

Pour les essais photométriques ordinaires, ils ont comparé la lampe en expérience à l'étalon Carcel. Le photomètre employé consiste en un prisme de porcelaine blanche finement dépoli et présentant son arête rectangle du côté de l'observateur; cette arête est placée verticalement : l'une des faces du prisme reçoit les radiations de la lampe Carcel; l'autre face est éclairée par la lumière en étude. Lorsque, par le déplacement de cette dernière sur un banc optique spécial, l'égalité d'éclairement est obtenue, l'opérateur, visant l'arête du prisme dans une lunette, voit disparaître le relief de l'arête et a la sensation d'un plan uniformément éclairé. Si l'étalon est à 1 mètre, il suffit, pour obtenir en carcels la valeur de la lumière en expérience, d'élever au carré sa distance au prisme exprimé en mètres.

Pour obtenir la valeur photographique de chaque lampe, Jolly et Féry ont pris comme unité chimique la valeur de la lumière actinique versée par la carcel à 1 mètre et ont remplacé l'œil de l'observateur par un appareil

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1875, p. 125, et 1887, p. 288.

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