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Mwvi Lincei, XVII, 6 mars

2. Moitessier, La Photographie appliquée aux recherches micro graphiques, p. 182.

LUMIÈRE MONOCHROM A.TJ Q DE.

se rapprochant du jaune, par suite La différence entre le foyer jaune et te foyer blanc sera très faible. La correction des foyers chimiques sera d'autant plus précise que les rayons éliminés rouge, bleu et ultra violet sont ceux qui amènent les plus grandes ditïèrences entre les foyers optiques et chimiques. Un avantage pratique qui n'est pas à dédaigner résulte de l'emploi de la lumière jaune; cette lumière étant la plus brillante, la mise au point est très facile ; de [dus, comme l'a fait remarquer Zeiss, les reproductions des préparations colorées sont singulièrement facilitées.

Dans les couleurs complémentaires (orangé, vert, violet). La lumière Orangé sera assez peu employée parce qu'elle est peu actinique: le vert, au contraire, jouit à peu près des mêmes propriétés que le jaune, et Zcttnow1 ;i fortement recommandé l'emploi des radiations comprises entre les longueurs d'onde X = 570 et X = 560. La lumière violette monochromatique n'e>t pas employée.

891. Liquides colorés. - On prépare une solution donnant une lumière jaune en faisant dissoudre du bichromate de potasse dans l'eau. Ou peut employer une dissolution saturée de ce sel; L'épaisseur doit être d'environ deO^Ol à 0"02. Zeiss emploie pour le môme objet une solution d'acide picrique. Le chromate neutre de potasse a fourni de bons résultats à 11. Peragallo.

Zettnow obtient une solution monochromatique verte en faisant dissoudre 150 grammes de nitrate de cuivre pur e! 14 grammes d'acide chromique cristallisé dans $M) ce. d'eau, dette solution est employée dans des cuvettes de 0*01 d'épaisseur. Si l'on désire un

liquide moins concentré, on fait dissoudre 175 grammes de sulfate de Cuivre, 17 grammes de bichromate de potasse et 'J c. c. d'acide Bulfurique dans un demi-litre ou 1 litre d'eau. On peul employer avec ce liquide des cuvettes ayant i)'"i>"j d'épaisseur, si L'on se sert

d'une lampe à pétrole comme source d'éclairage, il faut étendre ce liquide do doux fois son volume (l'eau. Le I )' Kder a recommandé pour obtenir un liquide vert un mélange d'une dissolution d'indigo dans l'acide sulfurique <d une dissolution de 1 gramme d'acide picrique

dans 150C. c. d'eau: il suffit d'employer une couche de ce liquide ayant ()m()l d'épaisseur.

Le liquide bleu se prépare en dissolvant 90 grammes de sulfate de

cuivre pur clans 100 c. c. d'eau distillée et ajoutant de l'ammoniaque en léger excès pour redissoudre le précipité bleu qui se forme d'abord: on amène ensuite le volume du liquide à MO c. c. par addition d'eau distillée. On peut remplacer la solution de sulfate de cuivre ammoniac

1. OttHtralbl.fi Itactrr'wî. und Pani-sitcn/;,, 18SS, IV. p. 51.

cal par le réactif de Barreswil, qui consiste en un mélange de sulfate de cuivre, de tartrate neutre de potasse et de soude caustique. La lumière transmise par ce liquide, quoiqu'un peu plus mélangée de rouge que la précédente, se prête peut-être mieux au but que l'on se propose d'atteindre. On prépare cette dissolution en faisant dissoudre 20 grammes de sulfate de cuivre dans 150 c. c. d'eau distillée ; on fait d'autre part une solution de 60 grammes de potasse caustique et de 80 grammes de sel de Seignette dans la même quantité d'eau, et l'on mélange les deux liqueurs filtrées. Ce réactif s'altère à la longue sous l'influence de la lumière, de sorte qu'il faut rejeter chaque jour le contenu de la cuve ; on conserve dans l'obscurité le flacon de réserve 1 que l'on additionne de 100 c. c. de glycérine par litre.

892. Verres colorés. — Au lieu d'employer des liquides, on peut se servir de verres colorés; les faces de ces verres doivent être planes, parallèles et sans défauts. On fabrique aujourd'hui des verres jaunes réalisant ces conditions pour la photographie avec les plaques orthochromatiques ; il en existe de plusieurs nuances et de plusieurs épaisseurs; on se sert généralement du verre jaune ou du verre coloré en bleu par les sels de cobalt.

893. Emploi des écrans colorés. — L'écran coloré se place sur le banc optique. La position de cet écran relativement aux diverses parties de l'appareil a une grande importance ; elle permet de régler dans certaines limites l'action que l'écran coloré exerce sur les rayons solaires. Celui-ci produira, en effet, le maximum d'absorption lorsque les rayons lumineux le traverseront avant de tomber sur le collecteur; mais si l'écran se trouve placé après la lentille collectrice, son action devient moins intense, puisque la même quantité de lumière traversera une section plus petite du milieu coloré ; de plus, cette action diminuera à mesure que la cuvette sera placée sur des portions de plus en plus rétrécies du cône réfracté. On pourrait donc avec un même vase et une même dissolution obtenir des effets différents selon la position qu'on lui ferait occuper sur le trajet des rayons lumineux; mais en pratique, on dispose les écrans de façon qu'ils soient traversés par de la lumière parallèle ou bien on les place près de la lentille collectrice.

1. Moitessicr, La Photographie appliquée aux recherches microscopiques, p. 185.

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