‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 95 sur 276 · Spécial Catalog., p · texte numérisé non relu

Spécial Catalog., p

2. La Photographie appliquée aux recherches micrographiques, pp 151, 153.

IMAGES BTÉRÉOSCOPIQUEft

la plaque sensible, est loin d'être indifférente ; elle doit être telle que la ligne qui partage l'objectif en deux portions égales coïncide avec l'axe vertical des images que l'on veut obtenir ; les épreuves doivent être orientées de manière à satisfaire à cette exigence.

Ces divers moyens ne réussissent pas s'il s'agit de photographier des objets transparents. Ifoitessier a reconnu que les images de l'objet produites par l'objectif dans ses diverses positions se trouvent éclairées dans des direc-

Fig. <;::{.

fions souvent complètement opposées, de sorte que leur superposition par le stéréoscope donne lieu à des effets que l'œil ne peut comprendre et qui détruisent d'une manière pinson moins complète la sensation du relief: rependant ce relief apparaît si au lieu d'éclairer l'objet pur la lumière centrale on se sert, d'un éclairage légèrement oblique.

Ou peut opérer, comme nous l'avons indiqué pour la photographie etéréoscopique d'un objet quelconque en se servant d'un seul objectif que l'on amène dans deux positions différentes par rapport à l'objet. En photomicrographie, il est plus simple de déplacer l'objet, l'objectif

restant fixe ; on obtient évidemment le même résultat. C'est sur ce principe que Moitessier a basé la construction de la bascule stéréoscopique. Ce petit appareil se compose essentiellement d'une plaque fixée sur la platine du microscope et pouvant recevoir dans les deux sens une inclinaison de 7 à 8°. Certains microscopes, par exemple ceux construits sur le type du Centennial de Zentmayer, ont la platine mobile autour d'un axe passant par son plan ; il suffit de la déplacer légèrement autour de cet axe pour obtenir tous les effets de la bascule stéréoscopique. Le grand modèle de microscope de R. et J. Beck possède ce dispositif ; de plus, une graduation permet de mesurer l'angle dont la platine a tourné, ce qui est précieux pour étudier certaines formes de foraminifères ou de diatomées, et ce dispositif remplace avantageusement la bascule stéréoscopique de M. Moitessier, accessoire qui peut d'ailleurs être adapté à tous les microscopes. Pour que la bascule stéréoscopique fonctionne d'une manière régulière, il faut que l'axe de rotation coïncide avec la surface de l'objet à reproduire; sans cette précaution, l'objet se déplacerait par le mouvement de la bascule, il arriverait même qu'il pourrait sortir du champ, toute opération deviendrait alors impossible.

L'amplitude du mouvement angulaire que l'on imprimera à l'objet n'est pas indifférente. Un angle total de 7 à 8° environ est celui qui paraît le plus convenable comme moyenne; les épreuves obtenues dans ces conditions donnent la sensation d'un relief très suffisant sans être exagéré. La grandeur de l'angle ne doit pas d'ailleurs être la même pour tous les objectifs 1 ; elle doit être d'autant plus faible que l'angle d'ouverture de l'objectif est plus considérable. Si l'on se sert d'un objectif à angle d'ouverture très faible, on pourra faire varier l'angle de 12°.

La mise au point se fait sur la partie la plus importante de la préparation. On s'assure que ce point coïncide avec l'axe de rotation d« l'objet, on déplace ce dernier jusqu'à ce que le point qui se trouve au centre du champ paraisse immobile pendant le mouvement de la bascule. Pour obtenir deux épreuves satisfaisantes quant à leurs dimensions, il est indispensable d'effectuer la seconde mise au point sur la même partie de l'objet que la première; si l'on n'observait pas cette précaution, les images ne se superposeraient pas dans le stéréoscope.

Un des inconvénients que possède la bascule stéréoscopique réside

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