Phot. Archic
2. Bulletin tir la Société française de photographie, ls7<i, p. 198. 8. llriil, 1881, p. 86.
tuer les opérations photographiques, qui ne présentent rien de particulier et qui peuvent être faites par un opérateur quelconque. La première mise au point peut être singulièrement facilitée en donnant à la glace dépolie un mouvement rapide de translation dans son plan1. La dernière mise au point doit être faite à la loupe, la glace étant placée dans le châssis même qui servira à renfermer la plaque sensible ; on évite ainsi les différences qui pourraient provenir des défauts de construction des châssis.
Lorsque l'on a mis en place la glace sensible dans la chambre noire, on place un écran opaque, tel qu'un carton noir, sur le trajet des rayons lumineux avant leur entrée dans le condensateur. Cet écran opaque peut fort bien être un obturateur à volet, porté sur un support indépendant du banc optique ; on ouvre alors le volet du châssis contenant la plaque sensible. Cette opération doit être faite délicatement, de manière à ne pas ébranler les appareils. Quelque soins que l'on prenne, on fait osciller involontairement le système, surtout lorsque la projection se fait à longue distance : on attend que ces oscillations aient cessé et l'on donne alors accès à la lumière. Le temps nécessaire à la pose ne saurait être indiqué avec précision ; il dépend de la qualité et de la quantité de la lumière, de sa distance à l'objet, — du genre de condensateur, son foyer, son ouverture et sa position, — de l'épaisseur, la nature et la couleur de l'objet, de l'objectif et de l'oculaire employé, du degré de sensibilité de la plaque, de la nature et de l'énergie du développateur, etc. Ces éléments sont tellement variables qu'on ne peut rien préciser; le mieux est de juger par comparaison l'image projetée sur la glace dépolie et celle d'un objet connu. On fait alors des essais sur une même plaque en employant un châssis analogue au multiplicateur, et, après développement des images, on choisit celle qui a reçu le temps de pose le plus convenable.
905. Réglage des appareils. — Quelle que soit la perfection avec laquelle est fait le réglage des divers appareils microphotographiques, le centrage est fatalement destiné à se déranger ; l'on devra donc choisir des appareils qui permettent de rectifier facilement ce centrage. Les grands modèles de microscopes des bons constructeurs possèdent en général des dispositifs qui permettent d'atteindre ce but.
1. Bulletin de la Société f rançaise de photogr aphte, 1887, pp. 213, 285, 312.