RÉGLAGE DES APPAREILS
L'axe du microscope doit se confondre avec celui de la chambre noire, ou du moins être perpendiculaire au plan de la glace dépolie.
On prendra l'axe de la chambre noire comme axe fixe, dans le cas d'un appareil horizontal. A l'aide d'un niveau d'eau, on s"assure de l'horizontalité de l'appareil. Le microscope est placé sur un trépied ;i vis calante, qui permet de l'aire coïncider son axe avec celui de la chambre noire: on s'assure alors que les tubes placés à l'avant de la chambre ne touchent pas le microscope. La chambre noire est alors ramenée en arrière, ou bien le microscope et le banc optique sont éloignés de l'appareil photographique.
Le microscope est alors muni d'un oculaire et d'un objectif faible ; on met au point la préparation, le condensateur est mis en place, centré, puis mis au point sur la préparation ; à l aide de l'objectif fort qui doit servir, on vérifie si ce centrage est exactement fait; on centre les diverses pièces du banc optique après avoir réglé l'héliostat ou la source de lumière employée.
On vérifie l'exactitude de ce centrage en enlevant toutes les lentilles de l'appareil; les rayons lumineux traversent les diaphragmes, les ouvertures du tube, et viennent peindre un disque brillant au centre de la glace dépolie.
Ces diverses opérations du réglage de l'appareil sont assez longues, mais elles sont indispensables, surtout si l'on n'emploie pas les oculaires à projection; elles ont pour but d'obtenir un bon éclairage, parce que c'est l'éclairage qui permel d'obtenir «le bonnes ou de mauvaises microphotographies. On a pu écrire, en parlant de l'éclairage en général : « lorsque le modèle esl éclairé, le tableau est dessiné 1 ». Ce qui est vrai pour le portrait est encore plus vrai pour la microphotographie, et il ne faut généralement pas chercher ailleurs que dans un mauvais éclairage presque toutes les causes d'insuccès qui peuvent se présenter: presque toujours un mauvais éclairage provient soit d'un excès de lumière, soi! du centrage1 défectueux des appareils.
Le procédé photographique à employer dépend du genre d'images que l'on veut obtenir. Les plaques au gélatino-bromure sont suffisantes si l'image ne doit pas être fortement agrandie ultérieurement. Ce procédé, recommandé par Herwick2. lui a permis d'obtenir de bonnes photomicrographies à la lumière du gaz. Les plaques au gélatino-bromure sont extrêmement rapides, mais La finesse des images