‹ Traité encyclopédique de photographieChapitre 107 sur 178 · ÉPREUVES PAR DÉVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

ÉPREUVES PAR DÉVELOPPEMENT

1000 c. c; sulûte de soude, 24 grammes; Iconogène, 4 grammes; carbonate de potasse, 24 grammes.

Il existe plusieurs formules de bains permettant de modifier la teinte des images obtenues sur papier au gélatino-bromure d'argent. L'emploi d'un bain de fer avec chlorure de potassium permet d'obtenir des tons d'un rouge chaud. On prépare trois solutions : A) eau, 1000 c. c; oxalate de potasse, 830 grammes ; B) eau, 1000 c. c; chlorure de potassium, 130 grammes; G) eau, 1000 c. c; sulfate de fer, 48 grammes ; acide citrique, 4 grammes ; bromure de potassium, 4 grammes. Le papier doit avoir été exposé à la lumière pendant un temps sufiisant. On le plonge dans l'eau propre, puis dans le bain de développement formé de 1000 parties de A, 250 de B et 250 de C. Plus on ajoute de la solution B, plus le ton sera brun. On immerge ensuite Tépreuve dans le mélange d'eau et d'acide acétique ou citrique destiné à neutraliser l'alcali, on fixe et on lave comme à l'ordinaire.

Il est quelquefois utile de durcir la couche de gélatine des images sur papier (596). On emploie un bain composé de : eau, 1000 c. c; acide tannique, 1 gramme; chlorure de sodium, 10 grammes; solution saturée d'alun de potasse, 100 c. c. Au sortir de ce bain les épreuves peuvent être épongées avec du papier buvard ; on n'a pas à craindre leur détérioration. On peut rendre leur surface très brillante en les faisant sécher, soit sur une glace talquée, soit sur une feuille d'ébonite.

L'émulsion au gélatino-bromure étendue sur le papier peut, pendant les manipulations, se couvrir d'ampoules tout h fait comparables à celles que Ton observe sur le papier albuminé. On peut éviter ce défaut en se servant d*eau très froide pour les lavages qui suivent l'emploi des divers bains; après le développement de l'image on lave l'épreuve pendant quelques secondes dans deux bains d*eau, puis on la place pendant trois minutes, la gélatine en dessous, dans un bain contenant : eau, 1000 c. c; alun, 60 grammes; sel commun, 30 grammes ; carbonate de soude, 5 grammes. On laisse égoutter le papier, et sans lavage ultérieur, on le plonge dans un bain préparé avec 1 litre d'eau, 120 grammes d*hyposulfite de soude et 40 grammes d'alun. Ce bain doit être limpide au moment de l'emploi. Le fixage est fait eu cinq minutes en été; il faut quinze minutes lorsque la température est peu élevée; on replace ensuite l'épreuve dans le premier bain d'alun sans la laver, et au sortir de ce dernier bain on élimine par des lavages les dernières traces d'alun.

Pour remédier à la teinte désagréable et faire disparaître en même temps les taches jaunes dont se couvre le papier bromure quand la durée du développement est trop prolongée ou que le révélateur est trop coloré, M. Roden a indiqué le bain suivant : iodure de potassium, 50 grammes; chlorure d'or, 28*5; eau, 1 litre. La solution est d'un brun foncé; on doit l'étendre d'eau jusqu'à ce qu'elle prenne une teinte jaune. Les épreuves fixées sont lavées avec soin et plongées dans ce bain qui les colore en bleu, tandis que les taches prennent une teinte pourpre; on les retire alors et on procède à leur lavage qui dure environ une heure; les taches disparaissent et l'image bleue devient noire.

On peut développer les épreuves positives sur papier à Taide du

métol, comme l'a fait remarquer le D' Just* : ce composé produit un développement lent , régulier, l'image est dépourvue de voile et les tons obtenus sont d'une belle coloration. Le métol peut être employé avec succès pour tous les papiers à développement, qu'ils soient préparés au bromure ou au chlorure d'argent.

Le mélange de métol et de sulfite de soude donne des images rouges ou brunes ; la puissance de ce révélateur est augmentée par l'addition de carbonates alcalins. On prépare deux solutions de réserve : A) eau distillée, 1,000 c. c; sulfite de soude neutre, 100 grammes ; métol , 10 grammes; B) eau distillée, 1,000 c. c; carbonate de potasse ou de soude^ 100 grammes. Les tons sépia s'obtiennent sur papier au chlorure d'argent par l'emploi de 100 c. c. de solution  additionnée de 2 c. c. de solution de bromure de potassium à 10 ^lo- Les tons rouges s'obtiennent en môlangeant 75 c. c. d'eau distillée et 6 gouttes de solution de bromure de potassium avec 25 c. c. de solution A. Ainsi donc, la dilution de la liqueur A, sans addition d'alcali, est pour les tons rouges de quatre fois son volume d'eau. Avec des additions d'alcali, on doit aller jusqu'à vingt volumes pour arriver au même résultat. Les tons sépia sur papier au chlorure d'argent peuvent être obtenus par l'emploi de la formule suivante : solution A, 6 c. c; solution B, 1 c. c ; eau distillée, 84 c. c; solution de bromure de potassium à 10%, 10 gouttes. Pour obtenir des tons rouges on mélange : solution A, 6 c. c; solution B, 1 c. c; eau distillée, 140 c. c; solution de bromure de potassium à 10 Voi 7 gouttes.

Le révélateur au métol donne des images plus claires quand il a servi plusieurs fois. Comme on peut l'étendre d'eau à volonté, les vieux bains qui ont servi à développer les négatifs peuvent être utilisés pour les épreuves positives. Si le ton doit être d'un noir pur, il faut diminuer le temps d'exposition à la lumière ; mais il faut ajouter un peu de bromure pour empêcher l'image de se voiler.

L'addition de prussiate jaune de potasse permet d'obtenir très facilement des images d'un noir foncé ; on emploie : solution A, 60 c. c; solution B, 20 c. c; prussiate jaune de potasse, 5 grammes ; bromure de potassium, 12 gouttes.

L'addition d'hyposulfite de soude au révélateur au métol produit un effet accélérateur comparable à celui qu'on observe avec Toxalate de fer : 12 à 15 gouttes d'une solution à 1 «/o ajoutées à 100 c. c. de

i. Phût, Nemi, 29 juiUet 1892.

PHOTOCOPIES SDR TERRE.

révélateur au métol activent son action et donnent des ombres plus profondes; la coloration des blancs ne se produit pas.

g a. — PHOTOCOPIES SDR VERRE.

1196. Divers modes d'impression. — Etant donné un phototype négatif, on peut l'imprimer par deux procédés différents : ou bien en mettant le négatif en contact de la surface sensible dans le châssis-presse, ou bien en reproduisant ce négatif à l'aide de la chambre noire. Le premier mode opératoire permet d'obtenir très rapidement une image, mais cette dernière est quelquefois altérée par suite d'un mauvais éclairage.

Le dispositif imaginé par Tondeur (616) a été moJilië par Van Neck, qui a construit sous le nom de châssis rcctographe un appareil permettant d'éviter les défauts occasionnés par l'emploi des appareils usuels. Sur le

Kg. 111.

cadre rigide d'un ch As sis-presse ordinaire se trouve montée une pyramide tronquée {fig. iH) de 60 centimètres de haut, ayant à sa base inférieure 0^20 X 0"28. La base supérieure de cette pyramide creuse est constituée par une planchette percée à son centre d'une ouverture circulaire 00 de ON^ede diamètre, sur laquelle on peut d'ailleurs placer des intermédiaires plus petits.

Cette ouverture circulaire peut être fermée par un obturateur Ii un seul volet. On peut placer devant elle un verre dépoli VM.

Devant la glace GË du chilssis se trouvent des planchettes intermédiaires à ouvertures carrées. L'ouverture de la plus petite est environ O^S X 0™8. Sur les bords de cette ouverture se loge un prisme carré de On»! de hauteur placé à l'intérieur du tronc de pyramide. La grandeur de la glace GE A 18

TRAiré ENGTCLOPÉDIQUE DE PHOTOGRAPHIE.

est telle que toutes les parties du négatif du format demi-plaque puissent être amenées devant l'ouverture carrée de 0™8, ce qui permet d'imprimer en positive pour projections le haut» le bas ou les côtés du négatif.

Le mode de serrage de ce châssis diffère complètement de celui des appareils analogues. La planchette pliante est remplacée par un feutre épais collé à une planchette mince et maintenu par elle. Cette planchette porte au centre, et par conséquent au milieu de la plaque à imprimer, un ressort annulaire R sur lequel viendra presser la traverse de bois qu'on abat comme dans un châssis ordinaire. S'il s'agit d'imprimer des images stéréoscopiques, deux ressorts annulaires obéissant à une seule traverse donnent la pression aux centres des deux images. Ce châssis permet une détermination assez exacte du temps de pose. Grâce aux diaphragmes de l'ouverture, on peut diminuer l'intensité de la lumière qui impressionne la plaque et par suite prolonger l'exposition à la lumière pendant un temps relativement long.

On peut, à Faide de ce châssis, imprimer l'image en interposant entre le

Fig. 112.

négatif et la plaque sensible une cache en papier noir bien mince, ce que l'on ne peut faire sans compromettre la netteté de l'image obtenue avec un châssis-presse ordinaire.

Si l'on veut reproduire le négatif à l'aide de la chambre noire, on doit employer un objectif couvrant nettement une surface égale à celle de l'image à reproduire, même quand cette image doit être réduite à un petit format. On peut opérer, soit à la lumière artificielle, soit à la lumière du jour. La lumière naturelle permet d'opérer plus rapidement; en outre, les meilleures conditions atmosphériques pour faire les positives par transparence sont précisément celles qui ne conviennent à aucun autre travail : ce sont, en effet, les jours pendant lesquels le ciel est couvert et brumeux qui sont les plus favorables. La lumière émise par une forte lampe â pétrole, par un bec de gaz, etc., modérée par une ou plusieurs plaques de verre dépoli placées sur le négatif, nécessite un temps d'exposition assez long. On peut employer soit la lampe â magnésium, soit la poudre-éclair (1145) et tous les procédés qui permettent d'obtenir un éclairage facile à régler suivant l'intensité du sujet à reproduire.

Quelle que soit la source d'éclairage employée, on place le négatif sur la petite base d'un tronc de pyramide {fig, ii2) formé do quatre trapèzes en

PHOTOCOPIES Sun VERRE. 275

carton recouverts soit de velours, soit de papier noir mat. Ce cadre est supporté par deux tiges de bois M fixées à une planche lourde S servant de socle. Le négatif est placé en C, le côté portant l'image tourné vers Fobjectif. On place Tappareil ainsi disposé devant une fenêtre bien éclairée, garnie d'un verre dépoli, et l'on dresse la chambre noire, munie de son objectif, à la distance voulue devant le négatif; on opère exactement comme s'il s'agissait de reproduire une photographie ordinaire. Pour éviter complètement l'action des rayons lumineux autres que ceux qui ont passé par l'objectif, on étend sur la chambre et sur le cadre porte-négatif un voile noir; cette précaution est inutile si Ton se sert d'objectifs à court foyer : les lentilles sont suffisamment protégées par les bords du cadre.

La reproduction des positives à l'aide de la chambre noire et de l'objectif permet de corriger les déformations causées sur un négatif par l'inclinaison de la chambre noire; lorsqu'on reproduit ce négatif, il faut l'incliner par rapport à la verticale et faire basculer la glace dépolie de la chambre à reproductions jusqu'à ce que l'image des lignes verticales coïncide avec la série des lignes parallèles préalablement tracées au crayon sur la glace dépolie ; on peut arriver à produire ainsi une pocitive ne présentant pas do déformation.

1197. Développement. — Les plaques employées pour obtenir les photocopies sur verre sont préparées soit avec de Témulsion au gélatinobromure , soit avec celle au gélatino-chlorure. On se sert de l'une des nombreuses solutions indiquées pour développer ces plaques. M. A. Cowan* a recommandé la formule suivante : eau, 1 litre; tartrate double de potasse et de soude, 50 grammes; sulfite de soude, 50 grammes; carbonate de lithiue, 2 grammes ; acide pyrogallique» 4 grammes. Cette solution demeure complètement incolore même lorsque plusienra plaques ont été développées.

Le développement à l'iconogène est préféré par plusieurs opérateurs. Le révélateur préparé d'après la formule suivante donne des teintes d'un beau noir : eau, 1 litre ; sulfite de soude, 60 grammes ; iconogène, 80 grammes ; carbonate de potasse, 30 grammes.

L'bydroquinone semble donner les meilleurs résultats comme développateur des plaques au gélatino-chlorure. On prépare le bain avec deux solutions de réserve : Â) eau, 1,000 grammes; sulfite de soude, 100 grammes; acide citrique, 5 grammes: hydroquinone, 16 grammes; bromure de potassium, 2 grammes; B) eau, 1,000 c. c; carbonate de potasse, 100 grammes; carbonate de soude , 100 grammes ; on mélange par parties égales la quantité de ces deux solutions nécessaire pour le développement. Si l'épreuve est trop vigoureuse au sortir du révélateur , on la fait diminuer d'intensité en la plongeant dans un bain renfermant : eau, 1,000 c. c; acide sulfurique, 50 grammes; sulfate de fer, 150 grammes; alun, 50 grammes. Quand Tafifaiblissement de l'image n'a besoin d'être obtenu que dans une partie de l'épreuve, on opère avec un pinceau, en ayant soin d'avoir sous la main une cuvette pleine d'eau qui arrête l'action du liquide corrosif.

Le phosphate de soude employé dans le révélateur permet d'obtenir des

Page 1