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RETOURNEMENT DES NÉGATIFS

est fait ,sur collodion (486). L'opération n'est pas aussi simple lorsqu'on se sert du gélatino-bromure (487). On peut cependant obtenir d'excellents résultats à l'aide de la méthode suivante, basée sur une observation que tous les opérateurs peuvent faire. Lorsqu'aprës après avoir aluné un négatif au gélatino-bromure on le laisse sécher, sans laver la couche^ il devient très facile d'enlever ce négatif de la glace qui le supporte, mais la couche de gélatine est grenue. Les cristaux d'alun ont détruit l'adhérence qui existait entre la couche et le verre. Au lieu d'alun qui durcit la couche, on peut employer soit le tannin, soit le bichromate d'ammoniaque avec exposition à la lumière de la couche de gélatine. On opère de la manière suivante : le négatif terminé est complètement séché; on le plonge dans une dissolution de bichromate d'ammoniaque contenant : eau^ 1,000 c. c; bichromate d'ammoniaque, 40 grammes; alcool, 50 c. c; après une immersion de dix minutes dans ce bain , on retire le négatif et on racle l'excès de bichromate qui se trouve à sa surface ; on laisse sécher dans Vobscurité. On l'insole lorsqu'il est sec par l'envers de la couche; l'opération s'effectue en plaçant le négatif sur un drap noir, la couche en contact avec le drap. L'insolation doit durer environ vingt minutes à l'ombre; on retourne le négatif et on l'insole pendant environ dix minutes du côté de la couche. On recouvre alors cette couche de collodion normal et on plonge immédiatement le négatif dans l'eau, que l'on renouvelle jusqu'à ce que cette eau ne soit plus colorée en jaune ; au besoin, on termine par un lavage dans une solution d'alun contenant : eau, 1,000 c. c; alun, 4 grammes. On lave de nouveau pour enlever l'alun, et on termine par un lavage dans l'eau contenant 15 c. c. de glycérine pour un litre d'eau. Lorsque la couche est à peu près sèche (mais non complètement sèche) on incise les bords et on soulève par un angle l'image, qui abandonne son support ; il n'y a plus qu'à la plonger dans un vernis au borax et à la gomme laque, et à faire sécher sur son support.

Si la couche ne se détache pas facilement^ on laisse sécher, on collodionne de nouveau et on plonge la glace dans une solution d'alun contenant : eau, 1,000 c. c; alun, 20 grammes; on enlève l'excès de liquide avec la raclette et on laisse sécher sans laver. Dans ce cas, l'image est un peu grenue. Après l'avoir enlevée de son support, on la lave complètement et on l'applique sur une glace cty^'éc si l'on veut un négatif pelliculaire, sur une glace ordinaire nettoyée et silicatée si le négatif doit rester sur glace, on borde de papier gommé

les marges de l'image et on laisse sécher, puis on enlève de la glace. Le grenu est fortement atténué et ne paraît pas à l'impression.

M. Ch. Petit* avait indiqué un procédé analogue au précédent, mais d'une application moins sûre en pratique.

Le Df Êder a fait connaître la formule d'une encre de report pouvant être employée très facilement à froid. La préparation s'elTeclue en faisant dissoudre h chaud 20 grammes d'asphalte, 100 grammes de colophane et 40 grammes d'huile de térébenthine; quand la dissolution est complète, on ajoute 20 grammes de cire jaune, 140 grammes de suif, 230 grammes de gomme élémi, 30 grammes de savon de Marseille, 60 à 80 grammes dTxuile de lin de force moj'enne et 80 à 100 (grammes de suie en poudre fine; toutes ces substances doivent être au préalable parfaitement desséchées.

Dans un certain nombre d'ateliers on emploie deux sortes de bains pour mouiller les planches. Le bain fort se compose de 400 c. c. d'eau et 600 c. c. de glycérine, tandis que le bain faible ne contient que 400 c. c. de glycérine pour 600 c. c. d'eau. I^e bain faible est employé pour les planches fortes, c'est-à-dire pour celles qui ont un excès de pose ; le bain fort, pour les planches faibles qui ont peu d'exposition et qui seraient dures au tirage.

M. LavrolT immerge la planche dans un bain mouilleur contenant 20 grammes d'hyposulfite de soude, 2,000 grammes de glycérine et 1,000 c. c. d'eau. Ce liquide doit agir pendant une ou deux heures, suivant le relief que l'on désire, puis on l'enlève au moyen d'une éponge très douce et de papier buvard; enfin, on encre au moyen d'un rouleau de gélatine. Pour imprimer les épreuves avec une presse à copier, la planche encrée est placée sur une feuille de caoutchouc; sur la couche on met une cache en papier paraffiné, puis le papier qui doit recevoir l'impression, et enfin un coussin de coton cardé (ouate) enveloppé d'une fine étoffe de soie. Ce coussin permet de mettre par la pression le papier en contact intime avec la planche et d'obtenir ainsi les plus fins détails du négatif. Lorsqu'on a tiré une vingtaine d'épreuves, la planche commence à devenir grise dans les grands blancs ; il suffit de passer à la surface une éponge douce imbibée de liquide mouilleur pour que les épreuves soient vigoureuses.

On obtient une bonne couche préliminaire par l'emploi de la formule suivante : eau, 200 c. c; albumine, 100 c. c; bichromate de potasse, 5 grammes; ammoniaque, 50 c. c. Les dalles sur lesquelles on doit étendre cette couche sont mises à l'étuve et chauffées à 30o ; on verse un excès de cette solution sur le côté dépoli de la dalle, puis l'on fait sécher à l'étuve; on insole ensuite quand la couche est sèche. Une des meilleures formules de mixtion à étendre à la surface des pflaces est la suivante : eau, 1,000 c. c: gélatine, 80 grammes; bichromate d'ammoniaque, 16 grammes; ammoniaque, 4 grammes. Il est bon de laver la gélatine avant de la faire dissoudre. Dans ce but, on place les 80 grammes de gélatine dans un vase de Bohême contenant 300 c. c. d'eau et 10 c. c. d'ammoniaque, on colle une petite bande de papier sur la paroi extérieure du verre au niveau de l'eau; après cinq minutes de contact, on jette cette eau et on la remplace par une quantité

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