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I 1. — PHOTOTIRAGES DIRECTS SUR GLACE OU BDH ZINC

1313. Hatérial. — I.e développement considérable pris par la pbotocollograpbie dans ces dernières années a fait perfectionner le matériel employé dans cette industrie basée sur l'utilisation de la gélatine bicbromatée. La

préparation des mixtions sensibles exige l'emploi d'an bain-marie permettant de maintenir la dissolution de gélatine à une température convenable. Le bain-marîe à support pour flltration à chaud {fig. H3, 114) permet

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de réaliser [tlaeieurB avantages, parmi lesquels nous Blgoalerons les suivants : le vase de verre destiné à recevoir la mixtion peut rester en équilibre, bien que vide, dans le bain-marie, grAce ù la poignée qui permet de verser le liquide dans l'entonnoir ou sur les plaques de verre ; l'opéralenr b's plus k craindre de se bnlter les doigts quand il retire le récipient du bain-

i'ig. n*.

marie. La gélatine qui filtre est recueillie sans avoir à subir le moindre refroidissement. Un petit support maiiitient un thermomètre dans le bainmarié : on peut donc en contrôler la température pendant les opérations. Lorsque la gélatine est h la température convenable, on élève l'appareil à filtrer le long de la tige, on met de l'eau chaude du bain-marie dans le petit entonnoir de cuivre , puis on prend par la poignée le verre de Bohême dans lequel se trouve la gélatine et on la verse dans l'entonnoir; aussitôt nprès on replace le verre vide dans le bain-marie pour recevoir la gélatine filtrée.

M4TÉHIEL FUOTOCOLLOGEAPHIQUE.

Il est indispensable que Itextrémité de la douille de l'entonnoir soil taillée en bisenu et qu'elle plonge jusqu'au fond du verre de Bohême, ou bien qu'elle soit appliquée contre la paroi de celle-ci; si l'on n'observe pas

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cette précaution, les planches seront couvertesde buUcs, formant des taches.

Quand on opère sur dalle de verre, on recouvre d'abord la glace d'une première couche de silicate de potasse (734) ou d'albumine bichromaUc.

Certains opérateurs donnent la préférence à co mode opératoire : les uns préfèrent sécher la couche à l'air libre, d'autres préfèrent l'étuve chauSèe à 30". Quel que soit le procédé adopté, les dalles sont disposées de niveau sur

Pig. lis.

un trépied à vis calantes (fig. H5) après avoir été placées dans l'étuve où elles doivent sécher, de manière k prendre la température de celle-ci. Ces trépieds &vis calantes sont alignés sur une table à préparation {/ig. liS) tout à fait semblable ù la table à mouillage ; cette table est recouverte de plomb et légèrement inclinée vers une de ses extrémités, de manière à

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recaeillir l'excès de liquide. La dalle recouverte d'albumine bichromalée est placée sur les supports ù vis calantes {fig. H7) qui sont disposés dans l'éluve de telle sorte qu'il ne puisse se produire d'appels d'air irrégulierg et que la température soit maintenue aussi constante que possible. Lemodële construit par M. Voirin {(ig, il8) se compose d'une grande caisse oblongue, divisée dans sa hauteur par une séparation fixe, formée «l'une tâle épaisse constituant un bain de sable recouvert d'une tAle mince; l'épaisseur du sable est d'environ Oi^Ol; au-dessous se trouve l'appareil de chaufTage. On peut employer le chauffage au pétrole, au gaz ou bien à

l'alcool dénaturé. L'étuve doit être placée sur une table assez basse ou Bur des tréteaux, de telle sorte que les plaques portées par les vis de calage se trouvent à une bonne hauteur pour les couvrir facilement de gélatine. Lorsque la couche préliminaire d'albumine est sèche , on dépose les glaces albuminées sur une table recouverte d'un drap noir, la couche d'albumine étant en dessous; mais l'insolation ne doit pas être poussée trop loin. Il faut que la surface libre de la couche d'albumine soit légèrement Boluble, afin que la couche de gélatine fasse bien corps avec elle. Les dalles insolées peuvent être conservées dans des boites k rainures (fig. ii9); il faut seulement dans ce cas laisser agir la lumière moins longtemps, car l'albumine bichramatée insolée, même conservée dans l'obscurité, ne tarde pas à devenir complètement insoluble dans toute son épaisseur.

Les chîlsBis pour dalles n'ont pas de planchette et le serrage se fait directement sur la dalle, soit par des coins {fig. 120), soit par des vis de pras- Bion (fig. 121). Dans le premier cas a est la glace ëpsisse servant de fond au chiissia; b est le négatif qui repose sur une cache en papier noir cou-

rig. 120.

vrnnt la dalle a dans toute son élenduc, sauf dans la portion qui reçoit le négatif; d est In traverse contre laquelle e'appuient les coins e et /"que l'on serre en s'aidnnt d'un marteau et nprës avoir enfoncé les coins & la main autant que possible. Lorsqu'on opère sur dalle de verre, on peut suivre la

Fig. 1S1.

venue do l'ëpreuvc h travers la dalle transparente ; on examine la couchfi de gélatine bichromalée en portant le châssis dans une pièce faiblement éclairée par de la lumiéi% blanche.

L'exposition fi la lumière étant terminée, on plonge tes plaques dans l'eau afin d'éliminer tout le bichromate soluble qu'elles peuvent contenir; on les place dans une grande cuve en zinc (ftg.y22) portant des rainures

MATÉRIEL PHOTOCOLLOORAPHIQUE. 295

suffisamment larges; on renouvelle Tenu de quart d'heure en quart d'heure, jusqu'au moment où elle coule claire, sans trace de coloration Jaune. Quand les lavages sont terminés, la planche est mise à sécher ii l'air libre, en la

plaçant sur un chevalet; lorsque le grand excès d'eau a été éliminé, on procède au nettoyage du dos de la planche : il se trouve toujours sur cette surrace des épaisseurs qui pourraient amener le bris de la dalle lors de

Fig. 123.

son passage sous la presse; pendant que la gélatine est encore gonflée par l'eau, on racle l'envers do la glace avec un couteau {jig. i23) et oU' achève d'enlever les dernières traces de gélatine au moj'en de pierre ponce; avec une éponge mouillée, on nettoie minutieusement tonte cette surface de la 4alle et l'o)! abandoiine ît la dessiccation spontanée. En cet état, la planche

peut attendre assez longtemps avant d'être mise au tirage ; on la consem dans des bottes à rainures, dans un endroit sec.

Le mouillage e'eflectue sur un support à vis calantes placé sur une table k préparer (voyez fig. 116). Cette table est recouverte d'une lame de linc inclinée vers un des petits côtés de façon à réunir en ce point le Uquide qui tombe k sa surface; elle est entourée d'un rebord peu élevé; un tnbe de

Fig. liU.

plomb conduit dans un flacon l'excès de liquide mouilleur; cet excès est reçu dans un entonnoir muni d'un filtre.

La planche ayant absorbé une quantité d'eau suffisante est encrée à l'aide de rouleaux que l'on charge sur une table à encrer. Cette table consiste en une grande dalle de verre dépoli incrustée dans le dessus d'un meuble de bois {jig. 124) dans lequel se raufient les rouleaux, l'encre, les couteaux, chifîons, etc. Chacun des rouleaux de cuir et de gélatine a ordinairement une plaque d'encrage distincte, ce qui permet d'employer deux encres de couleur ou de densité différentes et d'obtenir ainsi certains effets d'encrage.

Voirin a construit récemment une presse k cylindre d'un emploi pratique. Elle se compose d'un bûti en fonte sur lequel sont établies deux glissières dans lesquelles viennent coulisser les nervures d'un plateau de fonte; sur

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le plateau se place la planche h imprimer; une crémaillère, commandée par une manivelle (/ff7. 125), permet de donner un mouvement de va-et-vient au plateau el de faire passer la planche sous un rouleau mobile qui donne la pression.

Vers lo milieu de la machine, deux coulisses verticales emprisonnent deux coussinets mobileR de bas en haut; ceux-ci sont pei-cés de deux trous dans lesquels viennent se placer deux portées cylindriques en bronze commandées par un étrïer qui peut leur faire exécuter un demi-tour. Chacune de ces

Fig. 128.

portées est percée excentriquement d'un trou qui donne passage aux tourillons d'un cylindre de foulage. En manœuvrant l'élrier au moyen d'une manette qu'il porte en son milieu, on abaisse le rouleau pour donner la pression, on le relève pour laisser passer librement la planche fixée sur le rouleau de la presse; d'un autre côté, les deux coussinets mobiles sont attirés fortement en bas par deux ressorts h boudin et donnent ainsi la pression au rouleau.

Dans les presses de grand format, le plateau de fonte (le marbre) est mobile de bas en haut et peut ainsi se régler suivant les épaisseurs des dalles. Un cadre mobile porte une feuille de caoutchouc qui sei't de coussin de foulage, et, en avant, un second cadre très léger (frisqueUe) permet de fixer les caches qui doivent préserver les marges.

CI,a presse se place sur une table un peu basse et se fixe par quatre via ; on peut aussi la monter sur un aocle (fig. 1S6) qui lui donne par son poids toute la solidilû désirable'.

1213. Formules de préparation. — Dans presque tous les procédés de photocollographie on se sert de négatifs retournés.]; Le retournemeutl ne (présente pas de difficultés ai le négatif

1. TnilAt, Jmprtttletu phntiyrapkiguet an» rncrr* gnute», 1692, p. lOS,

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