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ÉCLAIRAGE DE L'OBJET

réglé si l'on veut une source lumineuse stable, ce qui est indispensable

pour la microphotographie.

L'éclairage par incandescence est, au contraire, fort avantageux. On peut

utiliser le photophore Trouvé, de façon que la source lumineuse arrive

directement au condensateur sans passer par le miroir; il n*y a pas perte

de lumière par réflexion.

La lumière oxhydrique, produite par un jet d'oxygène et d'hydrogène

rendant incandescent un cylindre de chaux ou mieux une pastille de zir-

cône, est très employée en Angleterre. Il est important, si Ton use de ces appareils, que la pression des gaz soit bien régulière, sans quoi on s'expose à de nombreux tâtonnements.

L'éclair magnèsique peut être employé avec succès. Le D' Neuhauss * a fait remarquer qu'il était utile d'employer dans ce cas des plaques orthochromatiques et d'intei*poser un liquide coloré sur le trajet des rayons lumineux. Le mélange suivant donne de bons résultats : A) 138 grammes de chlorate de potasse, 96 grammes de magnésium ; B) 1,108 grammes de chlorate de potasse, 724 grammes d'acétate de cuivre ; G) 131 grammes de chlorate de potasse, 342 grammes de magnésium; on mélange 6 parties de A, 1 partie de B et 4 parties de G. On peut aussi employer le mélange suivant : on commence par mélanger 7 grammes de chlorate de potasse desséché et 7 grammes de tartrate de baryte desséché , on ajoute 3 grammes de magnésium en poudre et 06<'5 de chlorure de sodium.

1240. Lumière monochromatique. — M. Nelron^ se sert de la lumière monochromatique obtenue à l'aide d'un large prisme. La source d'éclairage qu'il utilise est une lampe à pétrole. Il place une fente entre cet écran et le prisme, puis un objectif photographique rectilinéaire d'ouverture f/ôfi et de 0™i5 de foyer ; l'image de la fente, vue à travers le prisme, est placée au foyer principal de l'objectif : on obtient ainsi un faisceau parallèle dont on n'utilise qu'une partie, grâce à un écran portant une fente que l'on place entre le microscope et l'objectif photographique.

M. A. Glifford Mercer' emploie, à la suite de la cuve à liquide, un objectif à portraits d'environ 0^21 de foyer; cet objectif se place très près du condensateur <, le microscope étant dans la position horizontale.

§ 2. — PROCÉDÉS OPÉRATOIRES

1241. Éclairage de l'objet. — L'éclairage de l'objet est extrêmement important, et c'est de lui que dépend l'exécution d'une bonne microphotographie (805). On ne saurait apporter trop de soins à l'exécution de cette première partie du travail, pour laquelle l'adapteur à coulisse deZeiss (895) sera fort utile. En général, l'éclairage de l'objet doit être fait dans l'image de la flamme (895, 5o); on obtient ainsi les meilleurs résultats dans les recherches délicates.

1. Zéitseh,/, ^Vuien.f Microscopie^ von Behrens^ VIII, p. 181. — 2. Journ. of the R, Mier, Soe. London, 1891, II, p. 443. — 3. Ibid,, juin 1892, p. 315. — 4. Microtc, Jaurn,^ 1871, p. 170.

1242. Manipulations photographiques. — L'image mlcroscopicpie étant mise au point, on remplace la glace polie par une glace préparée; on place un carton devant le microscope, sur le trajet des rayons lumineux, pour empêcher la lumière d'arriver h la plaque sensible. Au lieu d*un carton on peut se servir d'un verre rouge rubis foncé. Le châssis étant ouvert on relève le carton et on fait poser le sujet; après une manœuvre inverse de la précédente, on ramène le châssis dans le cabinet obscur et Ton procède au développement.

Les meilleures plaques pour ce genre de travail sont les isochromatiques d'Atlout-Tailfer ou les orthochromatiques de Lumière sensibles au jaune et au vert. Si Ton emploie cette dernière marque il y aura avantage à se servir de plaques 0ra,16x0n>,16, dimension qui est fournie par la maison Lumière pour les photographies de la Carte du Ciel. L'émulsion au gélatino-bromure estd'un grain très fin et l'emploi delà glace de Saint-Gobain comme support permet d'obtenir une égalité de netteté que Ton demanderait vainement au verre. M. Attout-Tailfer prépare les plaques sensibles sur glaces coupées aux dimensions usuelles.

Le développement doit faire apparaître rapidement l'image et conserveries fonds absolument opaques (pourvu que l'éclairage de l'objet soit correctement fait). Pour cette opération, le révélateur à l'hydroquinone est avantageux et la formule suivante réussit fort bien : A) eau, 1,000 c. c. ; sulfite de soude, 40 grammes; ferro-prussiate dépotasse, 100 grammes; hydroquinone.lOgrammes. On fait tremper la glace dans cette solution, on la retire et on ajoute peu à peu au bain placé dans la cuvette 20 c. c. d'une solution contenant : eau, 1,000 c. c; soude caustique, 200 grammes; bromure de potassium, 2 grammes. L'image se développe rapidement et sans voile. Au sortir du bain on la plonge sans la laver dans une cuvette renfermant une solution de 100 c. c. de bisulfite de soude liquide, 1 gramme d'acide tartriqne et 1,000 c. c. d'eau; après une immersion de trois minutes on fixe et on achève le négatif comme à l'ordinaire.

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