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CHAPITRE III

APPLICilTIONS A LA GÉODÉSIE.

1266. Variations de la latitude. — M. de Rebeur Paschwitz a modifié légèrement le pendule horizontal de Zœllner : il y a ajouté un miroir et obtenu ainsi par la photographie une suite continue de courbes, (ant à Postdam qu'à Wilhelnishaevn. Son appareil, tenu sous un couvercle de verre, est presque portatif et il s'en est servi plus tard dans TUe de Ténériife i.

1267. Lever des plans. — M. le colonel Laussédat a fait construire une chambre noire photographique permettant le lever des plans par la photographie d'après la méthode (944), inventée par lui en 1852. Avec les simplifications que M. Laussédat a apportées à cette méthode (045), les levers des plans peuvent se faire plus rapidement que par l'emploi des anciens procédés. L'appareil nouveau constitue en quelque sorte un théodolithe photographique extrêmement portatif, et dans lequel on a réuni tous les perfectionnements que comporte la construction des appareils photographiques de voyage.

Le premier théodolithe photographique a été construit par Brunner père, sur les indications de M. le colonel Laussédat. L'instrument construit sous le môme nom en Autriche, d'après les données de M. Pollack *, est identique à l'appareil primitif de M. le colonel Laussédat, à cette différence près qu'il est moins portatif. L'appareil est d'une grande précision et ses divers éléments ont été construits avec soin par la maison Lechner de Vienne.

1268. Photographie aérienne par cerf-volant. — M. Wenz ' donne de grandes dimensions au cerf-volant qu'il utilise pour enlever la chambre noire destinée à fournir des photographies aériennes. Le cerf- volant, de ln»75 de large sur 2™50 de hauteur, est démontable; on le construit delà manière suivante : deux tubes égaux en cuivre sont brasés en croix, dans chacun de ces tubes vient se loger une canne en bon bambou, munie, comme les cannes à poche d'une garniture légèrement conique en cuivre; ces cannes ont les dimensions suivantes : 2 mètres, 0^50 et les deux autres 0n»85; l'appareil prend donc la forme d'une grande croix; les extrémités sont réunies

1. JBulUtin Oitronomiquet 1892, p. 100. — 2. Paris- Photoçrûpke, 1891, p. 827. — 3. JB^l letin de la Sooiité française de photographie^ 1891, p. 409.

PHOTOCnAPHIE PAR CERF-VOLANT. 367

entre elles par une corde. Le tout forme une carcasse suffisamment solide sur laquelle on tend une toile maintenue aux extrémités des cannes par de petites poches renforcées; de petits cordonnets placés de distance en distance se nouent autour des cannes et maintiennent Tensemble qui peut être monté rapidement.

Les chambres noires employées avec cet appareil sont construites en bois et carton et atteignent la dimension 0n»18 X 0™24 ; les montures d'objectif sont en aluminium. Pour rendre le champ de l'objectif complètement libre et éviter le passage fréquent des cordes devant l'objectif, la chambre noire est suspendue dans la bride du cerf-volant avec deux points d'attache de chaque côté, de telle sorte que Ton puisse facilement obtenir Finclinaison désirable.

L'obturateur est constitué par une guillotine agissant dans le voisinage du plan des diaphragmes : il peut être actionné soit au moyen d'une mèche d'amadou, soit au moyen d'une seconde corde communiquant avec la terre; dans ce dernier cas, l'exposition a lieu au moment que l'on choisit.

La corde du cerf-volant peut atteindre une longueur de 2,000 mètres. Une caisse spéciale sert de récipient pour tout le matériel; elle est utilisée comme treuil pour dérouler et enrouler la corde, et comme chambre noire pour changer et au besoin développer les plaques. La bobine, qui porte 2,000 mètres de ficelle marquée tous les 25 mètres, est munie sur Textérieur d'un des disques d'une épaisse rondelle en caoutchouc de 0™05 de diamètre. Lorsque la bobine est placée sur les tourillons, cette rondelle repose sur une roue en fonte, fixée intérieurement sur un des petits côtés de la caisse; cette roue est actionnée par une manivelle adaptée extérieurement, de sorte qu'en faisant tourner la manivelle d'un tour, grâce au frottement de la fente sur le caoutchouc, la bobine fait environ six tours : on arrive ainsi li faire la manœuvre très rapidement.

On détermine la hauteur à laquelle se fait l'épreuve en se servant d'un petit baromètre anéroïde à cadran sensible, enfermé dans une seconde chambre noire déclenchant eu môme temps. Ce moyen a été indiciué par M. Batut (967).

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