ES
cette quantité mesure Véclairement de la surface exposée directement à l'action de la source : c'est l'éclat de la surface considérée comme source.
La quantité totale de lumière reçue directement par l'unité de surface pendant la durée de l'exposition est
ES et^ ^^t,
c'est V énergie récite par l'unité de surface.
On peut déterminer l'éclat de l'image formée par un système optique quelconque. La quantité de lumière Q tombant sur la surface utile a du premier plan principal d'un système optique, situé k la distance p de la source, est
ES<x
abstraction faite des pertes par absorption, réflexion, etc. Le second plan principal reçoit sur une surface égale à a la même quantité de lumière Q
que l'on peut regarder comme lui étant envoyée par l'image de surface S' placée à la distance jp'. Si donc £^ est Téclat de cette image, on aura encore
mais quand le système optique est placé dans Tair
Donc E = E',
l'éclat de l'image est égal u l'éclat de la source. L'éclat de Timage c*e$t l'éclat apparent de la source; il est indépendant de la distance tant que le diamètre apparent reste sensible.
Comme Ta fait remarquer M. Cornu i l'unité d*iniensilé ou mieux d'éclal intrinsèque déflnie par M. Violle a Tavantage d'être relativement facile à reproduire ou à comparer à l'éclat intrinsèque moyen de certaines sources, mais c'est une unité purement pratique; elle ne peut prétendre à servir de base théorique, parce qu'elle est trop complexe dans sa nature. En effeti cette source n'étant pas monochromatique est constituée par la superposition d'une série continue de radiations ayant chacune une intensité particulière; la constitution de cette source comporte donc l'existence d'une fonction qui lie l'intensité de chaque radiation à sa longueur d'onde.
Or, comme on ne sait comparer que des radiations lumineuses de même couleur, on est dans l'impossibilité de caractériser numériquement cette fonction : cette première fonction, caractéristique de la source unité, est indéterminée.
Si l'on veut rattacher cette unité au système C. G. S. par l'intermédiaire de la quantité d'énergie qu'elle peut fournir dans l'unité de temps, on rencontre une nouvelle fonction aussi difficile à déterminer que la précédente; en effet, chaque radiation envoie de l'énergie, mais qu'elle est la mesure de l'énergie émise par chaque radiation? On ignore sous quelles formes et dans quelles proportions se transforme cette énergie, au contact de la matière pondérable, suivant la longueur d'onde de la radiation donnée. Quelques physiciens pensent que l'on peut mesurer, sous forme de chaleur, l'énergie totale d'une radiation quelconque en absorbant cette radiation par le noir de fumée d'une pile thermique; mais cette hypothèse, probable pour les radiations de la région calorifique du spectre, n'est nullement démontrée pour les régions lumineuse et chimique.
On serait tenté, en photographie, de prendre pour base de la mesure de l'énergie d'une radiation un des effets photographiques produits ; mais là la difficulté est plus grande encore. Le principe même de c« mode de mesure est en effet contesté. D'après M. Berthelot, les réactions chimiques déterminées par la lumière sont des réactions exothermiques^ c'est-à-dire des réactions qui, loin d'absorber de l'énergie, en cèdent sous forme de chaleur. Ce
1. Rapport finirai de la Gmmigtion permanetitr,^T\\xel\e»f 1891, p. 121,