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OBJECTIF PANORAMIQUE

être fortement convexe. Il est avantageux de former l'objectif de deux couples symétriques entre eux, ce qui permet de se rapprocher le plus possible de la condition de déviation minima, condition qui assure une certaine stabilité à la correction des aberrations. Dans chacun des couples, les surfaces en contact auront la môme courbure, afin que leurs verres puissent être collés, ce qui diminue la perte de lumière à chaque réfraction.

Les deux couples de verre étant de construction identique, il suffira d'en calculer un, de manière à lui faire remplir les conditions d'achromatisme et d'aplanétisme.

Les deux verres étant à surface de contact commune, le calcul indique deux solutions. Si Ton emploie des verres pour lesquels les rapports des pouvoirs dispersifs

est faible, égal par exemple à 0,55, on trouve que les courbures sont peu accentuées; ce rapport croissant graduellement, la surface extérieure du verre léger, d'abord un peu convexe, devient peu à peu d'abord plane, puis concave, tandis que la convexité de la surface extérieure du verre dense va en augmentant. Chacun des deux verres est alors un ménisque : c'est ainsi qu'est construit l'objectif de M. Martin. Il désigne par D la distance du point lumineux à la surface, et appelle proximité du point lumineux l'inverse de cette distance. Cette proximité d est donc

R étant le rayon de courbure de la surface, v la courbure est

elle est donc d'autant plus forte que R est plus petit.

Le foyer (point de convergence des rayons) est à une distance F de la surface; sa proximité est

L'angle d'incidence à la surface réfringente est a» ; l'angle de réfraction correspondant est ofi .

L'angle du rayon incident avec l'axe est d^ et l'angle du rayon réfracté avec ce môme axe sera f^. Si la réfraction considérée n'est pas la première, la valeur de d© s^^^i égale à la valeur de f^ correspondant à la réfraction précédente. On affecte chacune de ces quantités d'un indice correspondant au rang de la lentille à laquelle elle répond, et, pour distinguer les deux surfaces de chaque lentille, la seconde donne lieu aux mômes notations, mais accentuées; ainsi

ef, r, fi rt,o ajO

sont les quantités relatives à la première surface et

celles relatives à la seconde surface.

En posant m = - , n désignant l'indice du second milieu par rapport au

premier, et par suite

la relation élémentaire propre aux rayons centraux prend la forme

(1) / = (1 — m) t? — md .

Les rayons rencontrant la surface à une distance y du centre donnent es relations suivantes :

(2) • sin a» = A + ^) sin d»;

('d) sin a® = m sin cfi ;

(4) /*« = (ao — ap) — dO ;

^ ' . , sin «0

On mesure trôs exactement, pour les trois radiations choisies, les indices de réfraction des deux verres, qui sont le llint dense et le llint léger.

Flint dense : ??| = n^ .

Jaune 1,58(36

Indigo 1,6018

Violet 1,6105

Flint léger : n2^= n^.

Jaune I,5^i207

Indigo 1,5547

Violet 1,56130

On en déduit les pouvoirs dispersifs, et, au moyen de certaines relations >, on calcule les courbures* à donner aux verres pour obtenir une lentille double qui, en négligeant les épaisseurs, soit achromatique et aplanétique.

On prend des longueurs proportionnelles aux nombres trouvés comme valeur des courbures, et on trace, en tenant compte du diamètre que doivent avoir les verres, une épure indiquant l'épaisseur qu'il est nécessaire de leur donner pour cjue l'objectif soit réalisable. L'écartement des deux combinaisons symétri(iues, dont l'ensemble constitue Télément complet, est déterminé d'après la nature de l'olgectif (jue Ton veut obtenir, suivant <|Uf

1. Annales de VÉcole normale ëupérutire^ 1877, VI, Sujfjflétfientf pp. 36, 37.

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