OBJECTIF PANORAMIQUE
Ton cherche un j^rand anj^le ou une grande clarté. Il est d'autant moindre que les surfaces intérieures du verre léger sont plus concaves et par suite (lue le raji^iort des pouvoirs dispersifs est plus près de Tunité. On choisit ainsi une première valeur approchée pour cet écartement.
Par le calcul t ri gonom étriqué on suit la marche des rayons centraux, de manière à modifier peu à peu les courbures fournies par le calcul direct. Lorsqu'on arrive à la surface de sortie du premier couple, on calcule îi nouveau sa courbure, de manière à satisfaire exactement, pour ces rayons centraux, à la condition d'achromatisme. Il faut que la courbure r'2 soit telle que les rayons jaunes et violets, qui, après les deux premières réfractions, ont des foyers différents, viennent, après celte troisième réfraction, couper l'axe au môme point. Or, si Ton a
il faut que cette valeur soit la même pour les rayons jaunes et les rayons violets; donc
(«2 d'ih — (/ï2 — ^)J ^'2 = («2 d's)» — (^2 — 1)» v'2, mais (/22 — 1)» — («2 ~" ^)J = o'^ >
par suite V, = (^^"^'2)^ -{n,d',)j ^
valeur de v'2 qui donnera pour les deux radiations extrêmes la même valeur de f'^, et, pour la radiation moyenne, un foyer très voisin. Mais dans les systèmes à lentilles épaisses, rachromatisme varie avec la distance du point radiant. Il faut chercher quelle valeur il convient de donner à r^ pour que le système entier soit achromatique.
Dans ce but, à travers la seconde lentille identique à la première, on suit la marche des rayons jaune et violet que le premier système a amené à un premier foyer : on obtient un nouveau foyer qui n'est i)as exactement le même pour les deux radiations. Considérant l'un de ces foyers, le dernier par exemple, comme source de lumière blanche, on fait revenir en arrière les rayons sur la convexité du ilint, et Ton trouve la valeur de ^3, qui, substituée à celle de r'2 que l'on a employé, aurait donné l'achromatisme en ce point, source de lumière blanche. On prend alors pour R'2 et 1^ la moyenne arithmétique des deux nombres ainsi obtenus.
On recommence le calcul avec cotte nouvelle valeur
puis, à l'aide des fornmles (2), (8), ('1), (3), on suit la marche d'un rayon parallèle à l'axe à une distance y . Les radiations extrêmes devront donner sensiblement le nïérae foyer, et si l'objectif est aplanétique, les rayons de radiation moyenne (indigo) devront converger au mémo point que les ray^ons centraux de même couleur.
S'il n'en est pas ainsi, on change le rapport des courbures du Ilint dense,
mais sans changer leur différence, et on calcule à nouveau la dernière courbure du lllnt léger. Le pouvoir de l'objectif n'aura varié que peu (puisque la différence dos courbures reste la môme), mais l'aberration se sei"a modifiée.
Quand on a obtenu rachromatisuie et un aplanétisme suffisant, on détermine Técartement E des deux combinaisons, de manière à réaliser la condition de Prasmowski; on cherche à faire varier E, de manière que la relation
cos rt| X cos a\ X cos a'% X cos a^ X cos a\ X cos a\ = cos «1 X cos a'i X cos ol\ X cos «3 X cos a'j X cos «%
soit satisfaite. On écrit (fuo le produit des cosinus des angles d'incidence est égal au produit des cosinus des angles de réfraction. La déviation des rayons par l'objectif entier est un minimum.
Si l'on compare les nombres trouvés pour les rayons marginaux à ceux que l'on obtient pour les rayons centraux, on a la grandeur de l'aberration sphérique pour les trois radiations. Dans l'objectif panoramique calculé par M. Martin, les rayons centraux, qui rencontrent l'axe plus loin que les rayons marginîiux pour le jaune, le rencontrent plus près pour le violet; il y a donc une zone de l'ouverture pour laquelle il y a aplanétisme et achromatisme, ou mieux synchromatisme.
1058. Euryscopes à grand angle. — En utilisant les nouveaux verres d'Iéna à la construction des euryscopes grands angulaires, M. Voigtlaender a réalisé de nombreux avantages : il a pu réduire considérablement l'astigmatisme et détruire Taberration de sphéricité suivant Taxe, tout en maintenant une ouverture relativement grande. Les euryscopes grands angulaires construits pour les vues, monuments, intérieurs, admettent une ouverture de //11; ils se fabriquent en sept dimensions différentes.
OUVERTURE
KOYEK
DIMENSION
DIAMÈraB
No»
do
DK L^IMAGR
de
l'objectif
ABSOLU
Nettement couverte.
l'image bonde
inilliniètres.
millimètres.
millimétrei*.
millimètres.
lia
KiO X 210
2Vi
/jOO X 500
OBJECTIFS A GHAkDE OUVERTURE.
Les verres employés pour la construction de ces objectifs présentent des indices nD =: 1,56 et nD = 1,512; les rayons de courbure sont dans les rapports suivants 1,95 : 1 : 2,92.
S'il s'agit de reproduire des cartes, gravures, Timportance de la grandeur de Tangle embrassé diminue ; il devient au contraire très important d'avoir un champ bien plan et présentant le maximum de netteté. Les euryscopes grands angulaires pour reproduction possèdent une ouverture relative de /yi4; ils permettent d'obtenir des images de grande dimension, comme cela résulte du tableau indiquant la série construite par M. Voigtlaender :
OUVERTURE
FOYER
DIMENSION
DIAMÈTRE
de
de