COMBINAISON MÉDIANE
Indices de réfraction du flint-borate L2 .»..•... no = 1,57950.
» » hf = 1,58745.
» » , no' = 1,59388.
Rayons de courbure '. ) R, = + 230,40.
Épaisseur ^2 = ^4*
Indices de réfraction du cro^n-silicate L3 = L| .
Rayons de courbure t R. = + 13,74.
» fRa = ~13,74.
Épaisseur * rfs = 5,6.
Indices de réfraction du flint-borate L4 = Lg « .
Rayons de courbure ( R7 = — 13,74.
» (Rg=— 230,40.
Épaisseur. ^ . ^4 ±= l,li
LENTILLE POSTÉBIEURE.
Indices de réfraction du crown-silicate L5 = Lf
Rayons de courbure } R« = — 38,47.
» i Rio = — ^,74.
Épaisseur (^5 = 3,4.
Distance focale principale F = 100,00.
Dist^mce de la combinaison médiane à la lentille
antérieure, mesurée intérieurement suivant Taxe. 8, = 4,2. La même combinaison est éloignée de la lentille posrieure 82 = 4,2.
Le diaphragme se place à l'arrière de la combinaison médiane et presque au contact de celle ci.
Les mêmes données (épaisseurs, rayons de courbure, etc.) servent à la construction du triplet achromatique, qui est constitué par du crown-silicate et du flint-baryte, dont les indices de réfractions sont pour les raies D et G' :
Crown-silicate Li = L3 = L5 no = 1,50932.
Flint-baryte Lg = L4 no = 1,56808.
» no' = l,58231.
1070. Solidité des objectifs construits avec les verres d'Iéna. — Des doutes ont été émis sur la durée des objectifs construits avec les nouveaux verres. Il est bien établi que quelques-uns des premiers objectifs apochromatiques destinés au microscope et construits avec certains verres se sont altérés; c'est là, d'ailleurs, la destinée de toute lentille, et nous n'avons pas dans notre nombreuse collection un seul objectif de ftibrication antérieure à 1880 qui ne se soit plus ou moins modifié. M. Zeiss a d'ailleurs remplacé sans difficulté toutes les lentilles des premiers objectifs qui s'étaient altérés. Il «1 reconnu que les verres employés actuellement offrent une résistance à la destruction au moins aussi grande que celle des matières réputées les plus solides. Une expérience de près de trois années faite avec les objectifs construits en nouvelles matières par M. Voigtlaender nous a montré que ces nouveaux verres ne présentent pas une résistance moindre que celle des premières matières employées pour la photographie; d'ailleurs, M. Zeiss garantit d'une manière complète ses nouveaux instruments. Les craintes qui ont été exprimées au sujet de ces objectifs ne sont nullement fondées et ne peuvent être propagées que par ceux qui ont quelque intérêt à rester dans la voie de la routine au lieu de suivre celle du progrès.
ÀKASTlGMÂtS. 8â
1071. Comparaison des anastigmats et des objectifs ordinaires. — La question de Fastigmatisme est intimement liée à celle de la courbure focale, comme Ta prouvé le D^ P. Rudolph. Un objet plan perpendiculaire à Taxe et situé à l'infini donne lieu à deux images plus ou moins courbes : la surface focale est une surface moyenne entre celle des deux images. En donnant aux deux combinaisons de l'objectif symétrique un écartement convenable on peut rendre suffisamment plane cette surface focale, et cela sur une grande étendue; c'est ce qu'a montré le D' P. Rudolph' en effectuant une série de mesures précises ; mais, dans ces conditions, la valeur de Fastigmatisme est assez considérable. Si l'on diminue l'écartement des lentilles l'astigmatisme diminue, mais la surface focale prend une courbure assez forte ; en continuant de rapprocher les deux combinaisons, la surface focale se courbe encore, mais en sens inverse, et l'astigmatisme augmente. Steinheil, dans son aplanat universel, a rendu variable la distance qui sépare les deux lentilles de manière à obtenir pour certains usages spéciaux (photographies de groupes, par exemple), une courbure du champ plus ou moins considérable.
Étant donnée une même courbure de la surface focale, l'astigmatisme décroit si l'indice de réfraction du verre de moindre pouvoir dispersif se rapproche de celui du verre qui lui est associé (et qui dans les lentilles doubles de caractère normal est forcément plus réfringent), et surtout s'il le dépasse. On arrive donc à cette conclusion que la meilleure correction de l'astigmatisme seAi obtenue par l'emploi de lentilles doubles de caractère anormal. Or, cette condition est exactement contraire à celle que le calcul indique comme favorable à la correction de l'aberration de sphéricité. On ne peut donc réaliser cette condition, et dans tout objectif symétrique, si l'on veut rendre insensible sur les bords du champ l'influence de l'astigmatisme, il faut laisser à la surface focale une certaine courbure, qui pourra être assez petite; en effet, les faisceaux ne rencontrant jamais les surfaces que sous une faible obliquité, la valeur de l'astigmatisme est assez petite. Pour que cette courbure soit en pratique assez faible, si l'on se borne à un champ assez resty^eint^ il n'est pas nécessaire d'une grande profondeur de foyer (qui ne s'acquiert que par l'emploi du diaphragme) et, en réalité, l'objectif pourra admettre une ouverture relativement grande.