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École du génie de Grenoble

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tincte. Un objet placé à grande distanc(3 présentera sur le négatif la môme longueur que celle qu'intercepterait sur un écran transparent placé ft 0m25 de Tœil les rayons visuels joignant l'œil aux extrémités de l'objet.

L'objectif photographique de 0n»25 de distance focale nécessite une chambre noire légère peu volumineuse, munie d'un obturateur instantané; un tel appareil peut rendre des services pour les photographies faites à des distances de l'objet qui ne dépassent pas 2,000 mètres. Le cas se présente quelquefois dans les reconnaissances militaires , photographies en ballon, etc. Mais le plus souvent la portée des instruments comme foyer est insuffisante; il faut que l'objectif puisse donner une image d'un objet situé à plus de cinq kilomètres, objet de dimensions restreintes en général. L'angle de l'objectif sera donc faible; de plus, il faut que la netteté de l'épreuve photographique soit aussi parfaite que possible.

Le diamètre maximum du cercle de confusion ne devra pas dépasser un dixième de millimètre, de telle sorte que l'image puisse être ampliûée. On peut poser comme condition que l'œil puisse distinguer à la loupe sur le négatif l'image des objets d'une dimension d'un mètre et au-dessus ; pour cela, il faut que le mètre y soit représenté par une dimension égale à un dixième de millimètre au moins.

La longueur focale et le pouvoir résolvant de l'objectif à employer dépendent donc de la distance à laquelle doit être placé l'objectif de l'objet. Pour un diamètre convennble do l'ol^joctif, si l'on suppose un objet de

I mètre placé à une distanco de 5,(XK) mi'tres, la valeur de la distance focale F de l'objectif sera :

rum ~ i,(X) '

et par suite, F = 0'nr>0.

C'est la plus petite lonp^ueur focale permettant d'atteindre ce résultat; mais il est presque toujours avantageux d'augmenter cette longueur focale.

II est, en effet, souvent nécessaire d'opérer très rapidement : on serait tenté d'augmenter le diamètre de l'objectif; mais nous avons vu que dans ce cas on augmentait, i>our une même longueur focale, la valeur des aberrations. En pratique, il ne faut pas que l'indice de rapidité de l'objectif descende au-dessous de 1 : 25. D'un autre côté, si l'on emploie des plaques préparées au gélatino-bromure en vue d'obtenir des images instantanées, le bromure d'argent, qui constitue la couche sensible, est assez grenu, et, presque toujours, ne permet pas de séparer nettement par amplification deux points qui sur l'image sont distants de un vingtième de millimètre. Il y a donc une certaine limite dans la correction des aberrations qu'il est superflu de dépasser.

En admettant même que l'on se serve de plaques dont le grain est suffisamment ténu pour permettre une amplification considérable de l'image, on ne saurait obtenir les plus fins détails qui existent dans l'objet à photographier. Ces détails dépendent essentiellement de la distance focale et de l'ouverture de l'objectif. Lorsque deux points sont vus sous un angle inférieur 1', il faut, pour pouvoir les séparer, que le diamètre de l'objectif soit supérieur à On>13. Cet angle limite, au-dessus duquel les images ne sont

plus séparées, sert de mesure à une propriété spéciale de l'objectif à laquelle on a donné le nom de pouvoir (Clique, ou de pouvoir de séparation, ou de pouvoir de pénétration.

Le pouvoir optique d'un objectif est proportionnel h son diajnétre, et comme dans la pratique la distance focale des objectifs que l'on construit est proporUoiinelle A leur diamètre, l'emploi d'un objectif à long foyer est avantageux. Un tel instrument sera indispensable toutes les fois que l'on voudra obtenir distinctement sur l'épreuve les images de deux points très rapprochés l'un de l'autre placés à une grande distance de l'appareil. Il ne faudra pas employer de trop petits diaphragmes qui feraient perdre l'un des principaux avantages provenant de l'emploi d'objoctiCs de grand diamètre. En résumé, dans ces objectifs, la netteté et la visibilité des objets éloignés doit passer en première lignei )a question de champ est tout à fait secondaire et doit être subordonnée aux limites de poids et de volume de la chambre noire compatibles avec les conditions spéciales de chaque application particulière.

1074. OrossiBBemant des obJectUs à long foyer. — En photographie on appelle grossissement le rapport de la grandeur de l'image & la grandeur de l'objet, et en di^signant par Ci le grossissement, par I la grandeur de rimasfe, par celle de l'objet, on a :

Si l'image photographique est plus petite que celle de l'objet, au lieu d'an grossissement on aura une réduction. L'expression algébrique en est la même que celle du gi'ossissement, mais devient plus petite que l'unité. Le grossissement ainsi défini ne caractérise pas l'instrument, car avec le même appareil on peut, suivant la distance de l'objet, obtenir des amplifications ou des réductions.

Dans les instruments d'opUque autres que les objectifs photographiques, on dit que le grossissement est le rapport du diamètre apparent de l'image au diamètre apparent de l'objet; l'objet est supposé dans les conditions de la contemplation directe.

En désignant par lu dimension d'un objet placé au foyer conjugué d'un objectif, par I celle de l'image qui se forme au foyer conjugué, par D la distance de l'objet à la lentille, le diamètre apparent de l'objet a pour

expression j . Le diamètre apparent de l'image s'évalue en supposant

que l'œil se place pour voir cette image ii la distance de la vue dietince A ,

il a pour expression j. Le grossissement T a pour valeur :

"" A ■ D ~ ô i ' mais la valeur de t^ = O ; on peut donc écrire :

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Telle est la valeur de ce grossissement que nous appellerons le pouvoir amplifiant de l'objectif; nous adopterons pour valeur de la vision distincte 0">25, nous supposerons, Tobjet étant très éloigné, que son image se forme rigoureusement au foyer principal de l'objectif à une distance F du point nodal d'émergence que nous supposerons confondu avec le point nodal d'incidence; dans ce cas :

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