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et l'expression du pouvoir amplifiant, pour les objets très éloignés, devient
Il résulte de cette for.iiule que des objectifs ayant des distances focales principales de 0m25, 0m50, ln»0, auront des pouvoirs amplifiants respectivement égaux à 1, 2, 4.
Un objectif de 1 mètre de foyer et de 0^6 de diamètre est très suffisant pour les observations en ballon et pour les observatoires photographiques aériens ; on utilisera cet objectif sur une chambre de la dimension 0"a13 X 0«ni8. On peut fort bien se servir pour cet objectif de l'une des deux combinaisons d'un aplanétique rapide d'environ OroôO de foyer ; on emploiera la combinaison antérieure et l'on placera le diaphragme entre l'objectif et la plaque sensible.
Cet instrument peut servir pour obtenir des photographies en ballon. On dispose l'appareil presque en entier en dehors de la nacelle ; la chambre noire est constituée par un long tube rectangulaire aux deux extrémités duquel s'adaptent l'objectif et le châssis négatif; ce tube peut pivoter sur une fourchette de manière à prendre des photographies instantanées dans toutes les directions.
1075. Téléobjectifs ou longues-vues photographiques.
— La dimension des images obtenues sur la plaque sensible dépend de la longueur focale principale de Tobjectif. Si Ton admet que l'image formée au foyer d'un objectif de 1 mètre de longueur focale est grossie quatre fois, il faudra, pour obtenir une image grossie 100 fois, un objectif de 25 mètres de longueur focale; mais l'emploi de tels instruments n'est pas pratique. On a cherché à utiliser des appareils de longueur plus faible en recourant à des combinaisons de lentilles analogues à celles dont on fait usage pour les lunettes; les instruments rentrent alors dans la catégorie des appareils employés en photographie astronomique. On peut diviser les longues-vues photographiques en deux catégories : !• combinaison d'un objectif avec un oculaire qui reprend l'image formée au foyer de l'objectif; 2^ combinaison d'un objectif et d'un oculaire négatif.
1076. Ob]ectii et oculaire composés de lentilles convergentes. —
L'application de la photographie à rasti'Oiiomie avait fourni une solulioD complète de ce problème, et des longues-vues photographiques de petites dimensions (955) furent construites pour la première fois * en 1869. Mais l'emploi du collodion humide exigeait un temps de pose fort long lorsque Ton se servait de la lunette terrestre pour la photographie des objets éloignés. Ce procédé permettant d'obtenir des photographies à distance tomba dans l'oubli et fut donné comme nouveau vingt-sept ans plus tard*. C'est seulement depuis les travaux de MM. les commandants Fribourg, Allotte de la Fûye, de MM. Henry, Jarret, Steinheil, que la photographie à grande distance Il Taide de systèmes convergents est tout h fait entrée dans la pratique.
Quand on demande à une longue-vue photographique des grossissements comparables à ceux des lunettes astronomiques, on est obligé, pour éviter une longueur exagérée de Tappareil, d'employer comme oculaires de projection dos systèmes de lentilles à très courts foyers. Si l'on donne un large diamètre à ces oculaires, les aberrations prennent une valeur considérable et rinstrument nécessite l'emploi d'un diaphragme qui diminue l'intensité lumineuse de l'image; si l'on diminue le diamètre de l'oculaire de projection la netteté augmente, mais le temps de pose est plus long.
Si l'on veut, au contraire, un champ étendu et un grossissement faible, on peut employer comme oculaires-projecteurs de véritables objectifs photographiques, de foyers plus ou moins courts. C'est ainsi que M. le commandant Fribourg > a obtenu des instantanées à de très grandes distances, en employant deux objectifs à portraits extra rapides, de la série C de Dallmeyer. Ces objectifs admettent comme rapport d'ouverture utile à la longueur focale principale environ 1 : 2, 5. Ils fournissent donc une image extrêmement brillante qui peut être projetée agrandie plusieurs fois sur la plaque sensible, tout en conservant une intensité lumineuse comparable à celle fournie par les objectifs ordinaires.
L'image obtenue sur la plaque photographique à l'aide du système composé d'un objectif de distance focale principale 9 et d'un oculaire projecteur de dislance focale principale Çj pourrait être obtenue de même grandeur à l'aide d'une lentille de foyer <ï>, équivalente à la longue-vue photographique. Il existe entre ces trois quantités et la distance 8 entre l'image réelle donnée par l'objectif et le premier plan principal de l'oculaire-projecteur (par conséquent le foyer principal le plus voisin de l'image), la relation suivante :
î = -i' d'où * = -^'.
Par suite, le pouvoir amplifiant sera :
ou bien : r = g^ . ^,
1. Bulletin de la Société françaUe de photographie^ 18G9, p. 132. — 2, La Nature, septembre 1886. — S, Bulletin de la Société française de photographie, 1892, p. 170,