GRADUATION DES DIAPHRAGMES
Le diaphragme iris, dont Tinvention paraît due au P. Kircher, a été employé dès les premiers temps de la photographie par Niepce. Plus tard, Charles Chevalier \ Nottone^ Jamin', Quinet* en modifièrent la forme et construisirent des objectifs munis de cet accessoire. Les montures nouvelles d'objectifs portent un index mobile en face d'une graduation généralement double, l'une indiquant le temps de pose, l'autre l'ouverture relative de l'objectif avec le diaphragme employé.
1085. Graduation des diaphragmes. — Le diaphragme iris, de même que les diaphragmes constitués par une ouverture circulaire percée dans une plaque métallique, sont gradués de telle sorte que le temps de pose nécessaire va en doublant quand on passe d'un diaphragme au suivant.
Les diamètres des diaphragmes varient comme les nombres suivants en prenant pour unité l'ouverture du plus grand diaphragme 80 = 1,00.
a, = 0,707 80 a, zz 0,500 3o Î3 = 0,3r)3 So $4 HZ 0,250 80 Bj = 0,176 5o 8, = 0,125 80 8' = 0,088 80 8» = 0,062 80
Le Congrès international de photographie de 1889 a adopté comme
coefficient de clarté le rapport —, et le Congrès de Bruxelles, en 1891,
a décidé de maintenir cette unité ; elle n'est pas encore adoptée par
tous les constructeurs (168).
Le D' Stolze a proposé une graduation nouvelle. On élève au carré
le nombre qui représente la longueur focale principale et l'on divise
par le diamètre de l'ouverture élevé au carré. On calcule donc la
quantité ^ et on multiplie cette quantité par — . Le nombre obtenu
en effectuant cette opération est marqué sur le diaphragme.
1. BnUetin de la Société éTeneouraçâmenif 1840. — 2. Jaurn. Phùt. Soe, London, 3, p. 166. — BMetin de la Société française de photographie, 1867, p. 178. — 4. Ihid., 1860, p. 31.
Goerz, de Berlin, gradue ses diaphragmes d'après la formule suivante :
dans laquelle p représente le temps de pose , f la longueur focale principale, el l'ouverture du diaphagme; il numérote ses diaphragmes de la manière suivante :
D'autres constructeurs emploient un système de numération un peu dififérent. C'est ainsi que Zeiss frappe ses diaphragmes de chiffres indiquant l'intensité de lumière propre à chaque ouverture. Il prend comme unité l'intensité de lumière correspondant à une ouverture dont le diamètre est égal à 1/100 de la longueur focale, et il appelle rapport de clarté le rapport qui existe entre le diamètre du faisceau lumineux (mesuré avant son entrée dans l'objectif) et la distance focale. Chaque diaphragme est marqué d'un numéro qui exprime le diamètre du faisceau lumineux admis par ce diaphragme. Les ouvertures de ces diaphragmes vont en doublant d'un numéro au suivant, et les temps de pose sont inversement proportionnels aux numéros des diaphragmes, qui sont :
2= èr 64 =