‹ Traité encyclopédique de photographieChapitre 49 sur 178 · AdMift d« la SaeiéUfmntaite de photographie, 1891, p. SU · texte numérisé non relu

AdMift d« la SaeiéUfmntaite de photographie, 1891, p. SU

opération faite, on peut , en manœuvrant le bouton qui commande le pignon denté, faire tourner la chambre sur son pied et évaluer avec une grande précision, grâce à la graduation, Tangle dont on l'a ainsi déplacé.

1809. Mesure de la distance focale principale. — Nous

avons indiqué (142 à 152 et 1038) diverses méthodes permettant de mesurer la distance focale principale d'un objectif. Le photographe devra presque toujours donner la préférence à la méthode de MM. A. Da vanne et Martin; mais il ne doit pas oublier que cette méthode perd beaucoup de sa précision si l'on emploie comme mire un tiait rectiligne, ou lorsqu'on y fait intervenir une mesure de grossissement (159).

Uue autre méthode susceptible de fournir une mesure précise est celle de Grubb *, modiflée de manière à supprimer les constructions graphiques. On parvient à les éviter facilement en se servant du cercle gradué de M. J. Garpentier, appareil qui se place sur le pied de la chambre noire. On complète cet appareil en traçant sur la glace dépolie de la chambre noire deux traits fins, verticaux, situés à une distance exactement mesurée (soit 0"025) d'un trait semblable tracé sensiblement au milieu de la glace.

Soient N| et Na {flg. 34) les deux points nodaux d'un objectif, soit L un point lumineux situé à une distance suffisante pour que l'image puisse être considérée comme se formant dans le plan focal

Ni

Fig. 84.

principal, l'image de ce point se fera en Lj. Si l'on fait tourner tout l'appareil (chambre et objectif) autour du point nodal d'émergence Na d'un angle w zz F^ N2 La, N| vient en N\ , et l'image du point L,

1. Tan MonckhoYen, TraHi général de photographisy 6« édit., 1865, p. 102.

subit sur la glace dépolie un déplacement apparent L2F2=:rf. On peut mesurer cette quantité d ainsi que l'angle w; le triangle rectangle F2 L2 N2 donne la relation

tang (i> *

On commence, pour obtenir cette distance focale A par mettre au point sur un objet suffisamment éloigné, en amenant l'image sur le trait tracé au milieu de la glace, puis on fait tourner la chambre de façon à amener l'image du même objet sur l'un des traits situés à une distance d du trait central; on lit l'angle (i> dont il a fallu faire tourner la chambre noire, on a mesuré d ; on obtient f par la formule précédente. On vérifie cette valeur en amenant successivement l'image sur les deux traits tracés à la même distance, à droite et à gauche du trait central, et si ces deux opérations donnent des valeurs différentes pour l'angle w, on prendra la moyenne des deux distances. Il n'est pas nécessaire que les deux traits soient situés à des distances rigoureusement égales ; il suffit que ces distances d et d' soient rigoureusement mesurées; on obtiendra :

tang 0)

on prendra la moyenne des valeurs f^if.

Pour permettre de tracer facilement sur la glace dépolie d'une chambre noire quelconque des traits dont l'écartement soit rigoureusement connu, M. Garpentier fait usage d'un calibre traceur qui est formé d'une plaque de laiton dans laquelle sont découpées deux fenêtres {fig. 35). L'un des bords de ce calibre est taillé en biseau, ainsi que les bords correspondants des fenêtres, de façon à former un système de règles assemblées présentant trois arêtes rigoureusement parallèles, placées à des distances fixes et connues ; ces trois arêtes sont à une distance de 0^025 l'une de l'autre. On applique ce calibre sur la face dépolie de la glace de la chambre noire en interposant entre l'instrument et le côté vertical du cadre de la glace un bout de règle ou de planchette à bords sensiblement parallèles et de largeur telle que le bord du calibre se trouve dans le voisinage du centre du verre dépoli; à l'aide d'un crayon très finement taillé on trace sur le

verre trois lignes parallèles qui se trouvent ainsi exactement à Técartement de 0"025 Tune de Tautre.

En retournant le calibre, que l'on amène au contact de l'autre bord

Fig. 35.

du châssis après avoir interposé la même réglette, on trace une nouvelle ligne médiane voisine de la première et deux lignes situées à 0"025 et 0°»050 de cette dernière K

1090. Position des points nodaux. — La connaissance de la position des points nodaux est fort utile : elle évite de longs tâtonnements lorsqu'il s'agit d'obtenir des images avec un grossissement exactement déterminé. La position de ces points peut être définie par leurs distances au sommet des faces extrêmes de l'objectif. On arrive à connaître leur position soit par l'emploi du tourniquet (144), soit en utilisant les mesures faites en déterminant la distance focale principale par la méthode de MM. Davanne et Martin.

En appliquant cette méthode, lorsqu'on a fait la mise au point sur l'infini, on mesure la distance qui sépare la glace dépolie du sommet de la lentille postérieure de l'objectif : on a ainsi ce que l'on appelle quelquefois la longueur focale (bath focus). En retranchant cette longueur focale de la distance focale absolue mesurée par la méthode de MM. Davanne et Martin, la difl*érence donne l'intervalle qui sépare la face postérieure du point nodal d'émergence.

Si l'objectif est symétrique, le point nodal d'incidence se trouve 4 une égale distance de la face d'entrée; dans le cas contraire, on recom-

1. BuUetin de la Société française de photographie^ 1891, p. 3oO,

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