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OBTURATEURS, CHAMBRES NOIRES

8 1. — Obturateurs.

1106. Rendement des obturateurs. — M. Demarçay > a étudié la loi da rendement des obturateurs photographiques. On ne connaît pas en général la loi du mouvement des organes de ces appareils et Ton est obligé de faire certaines hypothèses. Lorsque les résistances aux mouvements des organes sont sensiblement constantes, et c*est là le cas le plus ordinaire, il faut compter sur un mouvement accéléré. Généralement, les masses mises en jeu étant assez faibles Taccélération va en diminuant, et le mouvement des organes obturants peut être représenté par la formule

dans laquelle t est le temps, z le déplacement, n un nombre compris entre let2.

Dans le cas d'un obturateur central actionné par des ressorts à boudin, la première moitié du mouvement est représentée par la formule parabo< lique z = a + bi^,^^. Dans les guillotines en chute libre, le mouvement peut être considéré comme uniformément varié et l'exposant n voisin de 2.

La courbe de rendement d*un obturateur est définie de la manière suivante. Sur une ligne graduée en temps, on élève des ordonnées représentant à l'instant considéré le rapport Y de la surface démasquée à la surface totale K R' du diaphragme de rayon R. Le rapport Y est le rendement élémentaire à l'instant considéré t. La surface S de la courbe obtenue en joignant les sommets des ordonnées est le rendement de Tobturateur; le

/T Ydt

On peut démontrer que lorsque la loi de déplacement z =z at» est satisfaite, le rendement de l'obturateur diminue si n croit; ce qui revient à dire que le rendement d*un obturateur dont le parcours des organes obtu rants varie proportionnellement à une puissance du temps supérieure à Tunité décroît quand l'exposant croit, si, à des parcours égaux avant et

l. Bmllrtin de la Société française de photographie, 1S91, p. 248.

après l'ouverture complète, la surface démasquée de l'objectif a la ra/^me valeur^.

Il n*08t pas possible de généraliser avec certitude ce tbéorème pour nn mouvement accéléré quelconque; cependant on peut conclure que le rendement sera rarement inférieur à celui qu'on obtient en vitesse uniformément accélérée, rarement aussi supérieur au rendement en vitesse uniforme. Néanmoins, on peut fort bien imaginer un obturateur dans lequel le rendement est plus grand qu'en vitesse uniforme : c'est celui où la vitesse, décroissante depuis le début de l'action jusqu'à l'ouverture complète, s'accélère jusqu'à la fermeture. Telle serait une guillotine animée d'un mouvement pendulaire, l'ouverture complète coïncidant avec le point mort du pendule.

On distingue plusieurs sortes d'obturateurs, parmi lesquels les plus répandus et les mieux étudiés sont les obturateurs plans. On désigne sous ce nom ceux dont les organes obturants se meuvent dans un môme plan, perpendiculaire à l'axe de l'objectif que l'on suppose confondu avec le plan du diaphragme. Les recherches de M. Demarçay ont porté sur les obturateurs à arôte obturante droite ou circulaire de même rayon que le diaphragme. Les organes ont un mouvement de rotation autour d'un axe fixe, ou ce qui n'est qu'un cas limité, de déplacement rectiligne. Leur courbe de rendement en vitesse uniforme est symétrique dans la généralité des cas.

Le nombre des organes obturants et des pivots permet de classer les obturateurs de la manière suivante ;

1 Organe obturant^ 1 pivot : guillotines; elles se subdivisent en guillùtines droites si l'arête est droite, circulaire si c'est un cercle.

2 organes obturant, 1 pivot : obturateurs centraux à 1 pivot.

2 organes obturants , 2 pivots. On suppose les pivots symétriques par rapport à un diamètre du diaphragme et l'arête obturante passant par son centre au début de l'action : ce sont les obturateurs centraux à deux pivots.

Nombre quelconque d'organes obturants semblables et semblablement placés par rapport à autant de pivots situés au sommet d'un polygone régulier ; dans cette catégorie se trouvent les obturateurs iris, droits ou circulaires.

Il faut, pour étudier ces divers obturateurs, comparer les chemins parcourus par les divers organes en prenant pour unité le diamètre du diaphragme s'il s'agit de déplacements rectilignes, l'unité d'angle pour les déplacements angulaires.

Le trajet effectué pendant l'action peut être pris comme mesure géométrique de sa durée; cependant, cette durée géométrique peut perdre toute valeur dans la pratique devant la variabilité des vitesses que chaque constructeur sait imprimer aux organes de l'instrument.

1109. Obturateur central droit. — Cet obturateur fonctionne de la manière suivante : deux lames à bords droits, confondues au début de l'action avec le diamètre du diaphragme qui passe par le pivot, s'écartent symétriquement jusqu'à encadrer le diaphragme, puis se referment (fig. 52), Soit a la distance du pivot au centre du diaphragme de rayon R; posons

l. BvlleHn de la Société /rançaUe de phatagrofhie, 1891, p. 843.

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