OBTURATEURS A UNE LAMELLE
obtenir, lorsqu'on agit sur la poire, soit un mouvement partiel du volet pour les épreuves posées, soit un mouvement complet, produisant sans interruption Touverture et la fermeture pour les épreuves instantanées.
Le mécanisme intérieur de Tobturateur comprend un large volet mobile autour d*un axe horizontal et découpé au centre suivant un secteur qui embrasse exactement l'ouverture utile de l'objectif lorsque le volet est dans sa position médiane {fig, 60).
Sur Taxe est fixé un petit pignon denté qui engrène avec un secteur tournant également autour d'un axe horizontal et se terminant à la
Fig. 60.
partie inférieure par une partie triangulaire dite pièce de manœuvre. Le piston qui coulisse dans le corps de pompe se prolonge par une aiguille d'acier qui vient frapper l'une ou l'autre des faces intérieures de cette partie triangulaire, suivant que le volet est déjà incliné d'un côté ou de l'autre. Ce choc provoque le mouvement du volet dans un sens ou dans l'autre, et ce mouvement s'exécute complètement si l'on n'a pas relevé la douille mobile pour obtenir des épreuves posées.
En se déplaçant, la partie du volet qui se trouve en avant, dans le sens de la marche, démasque l'objectif, puis la partie qui se trouve en arrière, au delà du secteur vide, vient le masquer en marchant dans le même sens. Le piston revenant en place quand cesse la pression de la main, l'appareil se trouve de nouveau prêt à fonctionner sans avoir besoin d'être armé, et il suffit pour obtenir un nouveau fonctionnement de presser de nouveau la poire ; mais alors le volet
fonctionne en sens inverse, en démasquant l'objectif de droite à gauche, et dans Topération précédente il avait manœuvré de gauche à droite. L'obturateur est donc toujours prêt à fonctionner. La construction étant extrêmement soignée, les pièces étant très légères et ayant un moment d'inertie très faible, la vitesse peut être très grande et par suite le temps de pose très court.
Lorsqu'on pousse vers le haut du corps de pompe la douille mobile, on fait pénétrer dans l'intérieur de la boite de l'appareil une petite tige qui vient rencontrer un appendice ménagé sur l'un des bords de la pièce triangulaire de manœuvre, et le volet ne peut plus alors se déplacer qu'incomplètement dans un sens , en amenant seulement devant l'objectif le secteur découpé. Lorsqu'on presse sur la poire, l'aiguille, poussée par le piston, n'entraîne qu'à demi le volet qui laisse l'objectif démasqué pour la pose; lorsqu'on presse ensuite de nouveau, l'aiguille, venant frapper l'autre face inclinée de la pièce de manœuvre, ramène le volet en sens inverse et vient fermer l'objectif.
Pour que cet effet puisse se produire, il faut que l'aiguille poussée par le piston puisse s'incliner librement suivant le cas à droite ou à gauche. MM. Bariquand et Mare ont obtenu ce résultat par une disposition très ingénieuse, en articulant l'aiguille à rotule dans le piston et la faisant passer au centre d'un petit ressort spécial conique, qui la ramène dans l'axe du corps de pompe sans s'opposer à ce qu'elle prenne l'inclinaison voulue quand elle doit suivre les plans inclinés de la pièce de manœuvre.
La tige qui pénètre dans la boîte de l'obturateur pour servir d'arrêt, quand on veut obtenir des épreuves posées, conserve encore une légère saillie à l'intérieur quand la douille mobile qui la porte est complètement abaissée. Dans cette position, elle sert d'arrêt pour empêcher le fonctionnement du mouvement à baïonnette qui sert au montage de l'appareil; mais, en dévissant suffisamment le bout renflé du corps de pompe qui sert à recevoir le tube en caoutchouc, on peut faire disparaître la saillie dont il s'agit et l'appareil peut s'ouvrir aisément. Les constructeurs ont aussi réalisé un dispositif très simple, n'exigeant aucune pièce supplémentaire pour permettre de visiter l'appareil. Le mécanisme de cet obturateur est donc peu compliqué, ne peut pas se déranger et permet d'établir l'instrument à un prix relativement bas eu égard aux soins apportés à sa construction.
CHAMBRES d'aTELIEH. 151