‹ Traité encyclopédique de photographieChapitre 75 sur 178 · CHAMBRES A MAIN · texte numérisé non relu

CHAMBRES A MAIN

d'éloigner ou de rapprocher de la glace dépolie la planchette porte-objectif : on arrive ainsi à obtenir une mise au point très précise. Ce dispositif remplace jusqu*à un certain point la bascule. L'appareil est livré avec des châssis à rideaux : c*est le modèle de châssis le plus commode (malgré son volume) pour tous les appareils à main. Grâce au châssis à rideau bien construit, on peut éviter toute introduction de lumière dans l'appareil et obtenir ainsi des images exemptes de voile.

MM. Français, Martin, Audouin, Enjalbert, etc., construisent des chambres à main assez semblables aux précédentes et remarquables par le peu de volume qu'elles occupent. M. Enjalbert* dissimule complètement la chambre noire photographique dans une sorte de caisse en bois à laquelle il donne le nom de coffret : rien de saillant ne laisse supposer la présence de l'appareil ; ce n'est qu'au moment de la pose qu'on enlève le volet à coulisse qui masque l'objectif. Le volet du châssis se manœuvre de l'extérieur; le fond de cette bolte-coflfret n'existe pas; il est donc facile de changer le châssis, mettre au point, etc.

MM. Dehors et Deslandres^, au lieu d'employer un soufflet en toile ou en eau pour la construction de la chambre noire à main, font développer et plier cette chambre noire par un mécanisme semblable à celui qui est loyé pour les chapeaux mécaniques; aussi les constructeurs lui ont é le nom de Photo-gibus.

ns ces derniers temps, M. Darlot» a modifié la monture des objectifs qu'il plS sur les chambres à main : le tube portant les lentilles se meut à frotte Ant doux dans un autre tube qui est fixé sur la rondelle; le premier tube d'un côté, sur sa longueur, des points de repère pour une distance de lOBétres, 8 mètres, 5 mètres et 3 mètres ; du côté opposé, un coup de peigne luSe tour a donné une série de traits ou sillons assez rapprochés. Un a ressort, dont la pointe entre dans un de ces sillons, fixe la position leH)bjectif ; le ressort est sous le doigt de l'opérateur lorsque celui-ci tient ambre, ce qui permet de faire varier immédiatement le tirage d'après tance appréciée et de faire jouer aussitôt l'obturateur. La manœuvre ctue donc très rapidement.

137. CSiambrea à magasin. — M. Lanciaux ^ a désigné sous le nom hambre photo-express une chambre noire à l'arrière de laquelle se ve un premier réservoir contenant douze petits châssis métalliques de Qm065 sur 0™09 qui, poussés par un ressort, viennent d'eux-mêmes successivement se placer au foyer de l'objectif ; au-dessous de ce premier réservoir s'en trouve un second destiné à recevoir les plaques au fur et à mesure qu'elles ont été impressionnées par la lumière. Ce magasin sert en môme temps de poignée pour diriger l'appareil à la façon d'un revolver.

Le Dr Krugener a fait construire sous le nom de Photo-carnet un appareil présentant la forme d'un livre et permettant d'obtenir une série d'images instantanées b. M. Massange a établi sous le nom de Photo-livre

1. La Photographie française, 1891, p. 123. — 2. Bulletin de la Société française de photographie, 1891, p. 192. — 8. Ihid., 1892, p. 385. — 4. Moniteur de la photographie, 1889, p. 34. — 6. Aide-Mémoire de photographie pour 1889, p. 108.

un appnrtiil <lii même genre, mais qui présente plusieurs modifications; elles sont relatives : 1" au système de déclenchement, déclenchement qui a'eflectue sans que le sujet s'en aperçoive; 2» au raleau d"entralneraenl du châfisls, dont la mai-clie parallèle est absolument assurée et la puissance augnienlt'e; '-i" au format des plaques, qui est porté à 0"05 X Oo'Ol; i" au dos du livre avec titre appropi-ié et très voyant qui, attirant d'abord l'attenUon, empflclio de remai-quer l'ouverture de l'objectif; 5« à l'emploi de verres d'épaisseur quelconque, toutes les plaques du commerce pouvant être employées'.

M. ])loch a imaginé un appareil photo(>rnphtque ayant la forme d'une cravate longue munie d'une épingle. L'épingle est un objectif et la cravate

longue nue cliauilirc noire métallique très plato et très légère devant être cachée sous le gilet, I/apparell n'est guère [plus épais'^qu'une cravate longue ordinaire appelée plastron par les cliemisiers. La chambre noire {fig. S4) qui contient les plaques n'a pa.s plus de O^IKC d'épaisseur. Les six petits chi'issis viennent se placer devant l'objectif à l'aide d'une chaîne sans flu que l'on manœuvre au moyen d'un bouton introduit au préalable dans la boutonnière de l'opérateur. Pour ouvrir l'objectif, on presse une poire de caoutchouc, logée dans une poche du vêlement; un tube de caoutchouc passe BOUS le gilet et permet d'actionner l'obturateur. Les images obtenues h l'aide de cet appareil ont Omffi de c"»lé. M. Fleury-Hermagis a construit, sur les indications de MM. Ricard et

1. Btiiletin d* l'Anociat'wn btlge de jiMegrapkie, 1889, p. 69,

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