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CHAMBRES NOIRES A MAIN

1136. ChambreB pliantes. — On a conntruit dans ces dernières années un très (^rand nombre de modèles de chambres noires permetlant d'opérer sans fixer l'instrument sur nn pied. On peut diviser ces sortes d'appareils en deux grandes catéjfories ; les chamlti-es pliantes que l'on utilise en ee servant de châssis à plaques, châssiït nègiitîrs semblables à ceux que l'on utilise avec les autres appareils, et chambres à magasin, ainsi nommées parce qu'elles renferment une certaine quantité de plaques sensibles permettant d'obtenir une série d'images instantanées.

L'un des types de chambre pliante le plus répandu est la chambre construite par M. Darlot : elle permet d'obtenir des images de O" 13 X O^IS, elle est munie d'une planchette pouvant être élevée ou abaissée et sur laquelle est Rxè un objectif aplanétique muni d'un obturateur et d'un diaphragme rotatif; une hausse spéciale permet de modilîcr la mise au point de l'appareil d'après la distance du sujet ft photographier.

Ce modèle de chambre noire (/ïi/. 83), actuellement construit par presque

183 TRirni enctglopédiqdb de photoqraphib.

tous les ébénistes, ne diffère pas en réalité du scénographe du D' Candèic ou du stéréographe de PlAcker (110) ; ce modèle a été adopté depuis longtemps par beaucoup de constructeurs. En se serrant d'aluminium pour la construction de cette chambre noire, MM. Gillon et Ducom sont parvenus à réduire très notablement le poids de cette appareil. La chambre noire du modèle O^CO x O^^lâ n'a que 0'K>3 d'épaisseur et 0°>11 de largeur; elle pèse à peine 200 grammes. Pour le format O^iax O^IS le poids de l'appareil est d'environ 300 grammes. M. Gillon a tout récemment perfectionné ce dernier modèle, et ce qui caractérise cette chambre est la facilité avec laquelle on peut l'adapter ù tout objectif que peut choisir l'opérateur, qui reste, par conséquent, maître de varier ses objectifs à son gré et suivant ses besoins; elle se prête, en effet, à des tirages variables entre 0" 10 et 0" 28, ce qui permet de l'utiliser pour le stéréoscope. Lorsque le tirage voulu pour un objectif a èt^ déterminé et les écrous serrés, la chambre peut être repliée et fer-

ng.8S.

mée sans que cette mise au point soit dérangée; elle subsiste jusqu'à ce que l'on change l'objectif. Les points de repère peuvent être établis pour ces différentes longueurs focales, et l'on n'a qu'à s'y reporter pour donner tout de suite à la chambre le tirage qui convient k l'objectif correspondant. Quant ù la variation nécessaire pour la mise au point de sujets plus ou moins rapprochés, elle s'effectue également d'une manière très facile par un écartement repéré du chariot portant l'objectif; on ramène ensuite à volonté le chariot à la longueur focale principale qui est fixée par un butoir. Cette chambre est très simple, légère et d'un petit volume; elle porte une alidade permettant de viser le sujet à photographier.

Les chftssis doubles à rideaux offrent cette particularité que les taquets ordinairement employés pour retenir les glaces sont remplacés par une lame dont une petite partie est repliée en dedans, en retour d'équerre. Une vis extérieure fait descendre ou remonter cette lame qui vient s'appliquer à cheval sur le bord de la glace, la pousse dans la feuillure inférieure et l'immobilise dans sa position >.

M. Brichaull emploie un autre dispositif: il rend mobile, suivant l'axe de l'objectif, la planchette qui porte celui-ci de manière à permettre la mise au point. Dans ce but, deux crémaillères munies de vis de serrage permettent

1, DavuuM, jBtOleti» de la Sooiéti françaim i> pkatograpkU, 1893, p. 38fi.

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