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L» Photogn^hitfrançaùe^ juillet

186 TRAITE BNCYCLOPéDlQUE DE PHOTOGHAPHIE.

â" d'armer en même temps l'oblurateur G pour la pose suivante; 3° de cal«r solidement, au moyen de la cale C, les plaques qui ont déjà posé, quand on veut opérer dons le sens de la hauteur.

Deux viseurs , V et V permettenl de suivre le sujet à photographier. Une éclipse à l'obturateur rend inutile l'emploi du bouchon destiné à fermer l'objectif. Le tirage s'oblient ou moyen d'un coulant hélicoïdal de l'objectif Bur lequel f^ont gravés des repères très distincts pour toutes distances de 2 métrés fi rinfmi. L'objectif est muni d'un iris-diaphragme. Ud compteur N indique le nombre de plaques encore non exposées, un tendeur T régie la vitesse, et la détente B produit le décleneheraeni. Cet appareil {fig. 86), appelé Vélocigraphe , permet d'exécuter au besoin deui épreuves dans la même seconde. On peut le charger et le décharger très rapidement, même dans l'obscurité. II suffit de rabattre le propulseur P

Fig. 87,

dans la position représentée et d'introduire la main dans l'appareil pour en retirer toutes les plaques d'un seul coup ou pour en remettre de nouvelles. Cette opération peut se faire ou dehors à l'aide d'un sac à manchettes. Le vélocigraphe se construit pour les dimensions de plaques Omog X O^ia, on 0>»09 X 0"il3 et O^IS X Omis.

MM. Lumière ont construit une chambre à magasin et chAssis contenant chacun une glace maintenue en place par un petit crochet. Ces châssis sont poussés en avant par un fort ressort à boudin ; leur marche est guidée par de petites tiges posées k leurs extrémités; tour à tour, en suivant une rainure, ces tiges viennent se placer dans une encoche d'une rondelle. La plaque correspondante se trouve alors prOte pour la pose. Après chaque pose, on imprime un mouvement de rotation ii la rondelle à encoche, et la plaque impressionnée, guidée toujours par les rainures, bascule et vient se placer horizontalement dans le fond de l'opporeil pendant que la plaque suivante vient prendre sa place. Dans un tiroir on peut serrer l'objectif, le viseur, les diaphragmes et un petit cordon qui, placé autour du cou, permet ù l'opérateur de maintenir commodément tout l'appareil.

CHAMBRES A lUlN. 187

On a constaté que les châsaie métalliques allèrent quelquefoie les plaques sensibles. M. le D' A. Charpentier' supprime ces châssis, superpose l'une & l'autre dix-huit plaques fi l'arrière de la chambre noire, dans un casier spécial muni d'une rainure permettant t' introduction de la glace dans la chambre noire. La plaque est alors saisie par nue planchette à feuillures qui vient la mettre à la place convenable pour la pose.

MM.Unger et Hoffmann' ont fait construire une chambre à main pouvant

Fig. 88.

contenir cinquante plaques du format O^OG X 0™09. Ces plaques peuvent être amenées successive ment derrière l'objectif pur un mécanisme spécial d'escamotage. Les châssis sont disposés en deux piles de vingt-cinq à ta partie postérieure de la chambre. Ces deux piles étant séparées par une cloison, la transposition des plaques s'opère en tirant les cadres a et 6 Ifig. 87) et en les repoussant ensuite i fond. Par suite de ce double mouve-

Fig. 89.

ment, la plaque supérieure du compartiment de droite, qui vient d'être impressionnée, passe dans le compartiment de gaucbe, tandis que la plaque inférieure de la pile de gauche est chassée dans le compartiment de droite. L'appareil est muni d'un compteur numéroté de 1 à 50, qui indique chaque changement de plaque. L'obturateur s'arme à l'aide d'une tirette d ifig. 88) et se détend au moyen de deux boutons de pression dont l'un est employé pour la pose et l'autre pour l'instantanéité. Cette chambre possède

1. BulUtin de la SoeUti français ié phttograpkig, 1891, p. 2TE. — S. Jbid., ISgl ,

p.ee.

18S TRUTé ENCTCLOPÉDIQUB DE PHOTOGRAPHIE.

un système de mise au point composé d'un bouton à index qui, se déplaçant sur une coulisse graduée, entraîne avec lui l'objectif.

La chambre i\ main combinée par M. Fîchtner' contient douze plaques disposées à la partie postérieure en deux piles de six (fig. S9). Ces piles sont séparées par une cloison qui forme deux compartiments A et B. Le compartiment B se trouvant en face de l'objectif, il est clair que c'est la première plaque qu'il conlient qui se trouve d'abord impressionnée. Pour

Kig. Oa Fig. 91.

faire passer cette plaque dans le compartiment A et en amener une autre dans le compartiment H, on fait tourner i\ (ï'"i<'''c une manivelle qui se trouve sur le ciHé de la chambre, prés de la poignée {fig. 90 et 9f). Cette manivelle étant iî%<c sur l'arbre c {fig. 92) fait tourner ce dernier avec le pignon donlé d, qui produit le déplacement ]iaralléle des deux crémaillères

Fig. 92. Fig. 93.

e et f. La crémaillère /amène par son crochet h la plaque impressionnée dans le compartiment A, pendant que la crémailièi-e e pousse par son crochet g une autre plaque du compartiment A dans le compartiment B. Il suffit de faire ensuite tourner la manivelle en sons inverse pour ramener les crémaillères en place. Les crochets g el h étant à ressorts viennent se mettre en prise avec de nouvelles phiques. I^e couvercle de fond est muni d'un compteur qui fonctionne ^ chaque déplacement de plaque,

1. Bulletin delà Société /rançaite de photograpkif. 1S9I, p. 96.

ch&mBres a uaim.

Dans la chambre-magnsin de M. Van Neck, l'obturateur est constituiS fig. 93) par une glace étamée qui envoie l'image sur la glace dépolie servant de viseur, comme dans l'appareil de Londe et Dessoudeis (111).

La maison Lechner, de Vienne, a construit une petite chambre noire qui peut s'adapter aux divers modifies de fusils de chasse >. Cette chambre se compose d'une boite très légère en aluminium qui contient la bobine portepellicule, l'objectif et l'obtural^ur. Elle s'adapte & l'arme au-dessous du

canon au moyen d'un dispositif qui permet d'en munir les fusils de chatise de tous systèmes. Une tringle relie l'obturateur avec la gâchette ou la goupille percutrice. Au moment où le chien frappe cette dernière, la tringle poussée en avant démasque la pellicule et ouvre l'obturateur. L'image circulaire obtenue instantanément montre le but visé dans la position précise

Fig. 95.

qu'il occupait au moment du tir. Si l'on applique un réticule sur l'épreuve et que le point de rencontre des fîls du réticule coïncide avec l'objet visé, on a la preuve que le tir était bon; dans le cas contraire, la position ou l'absence du but révêle l'écartement du coup.

M. Hanau a construit une chambre stéréoscopique {p.g. 94) avec bottemagasin de plaques. Le changement de ces plaques s'effectue comme dans l'appareil désigné sous le nom à'Omnigraphe (111).

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