‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 114 sur 176 · CHAPITRE PREMIER. 21 D · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. 21 D

prenaient les points de jonction des deux fils de platine exposes au dard du chalumeau. Ces points ayant été placés à l'extrémité de la pointe bleue, on a eu une intensité égale 72, correspondante à 1699° du thermomèti-e centigrade.

Nous ne devons pas oublier d'indiquer une précaution à prendre pour assurer le succès des expériences faites avec la baianceélectro-magnétique: lorsque le barreau aimanté est placé dans Thélice paicourue par un courant, il est attiré quelcpiefois par ce dernier plutôt d'un côté que de l'autre, lorsqu'il n'est pas placé exactement dans l'axe du tube de verre. Pour éviter cette cause d'erreur, il faut recommencer l'expérience à diverses reprises, en cen-* trant de nouveau le barreau.

Nous croyons en avoir dit assez pour montrer l'usage de la balance électro-magnétique ; nous verrons plus loin le parti que l'on peut en tirer pour mesurer les effets électro-chimiques.

§ II. De la pile à courant constant.

I aSa. Lorsque l'on veut mesurer l'action continue d'une force, il faut chercher d'abord les moyens nécessaires pour lui donner une intensité constante ou bien une intensité variable suivant une loi connue. Or, le courant électrique produit par les piles ordinaires, et même par un seul couj)le, est sujet à des variations continuelles qui ne permettent pas de soumettre son mode d'action au calcul. C'est pour parer à cet inconvénient (|ue nous avons construit une pile qui donne naissance à un courant dont l'intensité ne varie pas sensiblement dans l'espace de 0.4 heures, et même cpielquefois de 4<^ heures.

Nous avons fait connaître (t) \\x\ apj)areil très-simple (|ui jouit de la propriété de donneur \n\ courant qui éprouve peu de variations pendant le temps ci-dessus

2l6 DE L.V PILE A COURANT CONSTANT.

indiqué : il est foi'iné de deux petits bocaux eu verre dont l'un reîiferme de l'acide nitrique concentré et l'autre une solution de potasse caustique très-concentrée ; les deux bocaux coininun!(|uent ensemble au moyen d'un tube de vei-re recourbé, i-enipli d'ai'gile très-fine buniectée d'une solution de sel marin. Dans ]e bocal oii se trouve l'alcali, plonge une lame d'or, et dans l'autre une lame de platine. Si l'on met en communication ces deux lames ,• au moyen de fils d'or et de platine, avec le nudtiplicateur, on a un courant assez énergique qui provient de la réaction de l'acide sur l'eau, le sel marin et la potasse. La lame d'or prend à l'alcali l'électricité négative, et la lame de platine l'électricité positive à l'acide.

1253. Pour obtenir le maximum d'effet, il faut avoir égard, dans la construction de cet appareil, à des principes que nous allons rappeler.

S'il était possible de transformer en courant toute l'électricité qui se dégage dans la combinaison d'une quantité donnée d'acide avec la quantité proportionnelle d'alcali, ce courant serait capable de décomposer à son tour tout le sel formé. D'après cela, si, dans la réaction d'un acide avec un alcali, on parvient à saisir une assez forte partie des électricités dégagées, on pourra avoir un courant d'ime intensité suffisante pour effectuer des décompositions. Les liquides étant de tiès-mauvais conducteurs, comparativement aux métaux, on doit donc employer tous les moyens possibles pour augmenter leur conductibilité. Voici connnent nous y sonnnes parvenu:

On j)rend deux tubes en platine, de 8 centimètres de long et de (\eu\ centimètres de diamètre, recourbés en E, E' (fig. 7). On adapte en B, B' un tube de verre de G centimètres, cpii enti'c avec frottement dans les tubes de platine ; en E E' sont soutlés deux crocliets également en platine; la partie A B est remplie d'argile bumectée avec de l'acide nitrique, la partie B B' d'argile bumectée avec du sel marin, et enfin la partie B'A', d'argile bumectée avec la solution de potasse. Les extrémités A A'

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