CONSIDÉR. SUR IFS RAPP. QUI LIENT LES AFF., ETC
quelles une même substance se combine séparément avec deux autres.
L'alfinité clu'mique des corps est la faculté qu'ils possèdent de se combiner les uns avec les autres, jusqu'à ce qu'ils se trouvent unis (huis la j)roportion qui constitue leiu- ('tat de saturation , c'est-à-dire, juscju'à ce qu'ils perdent leur affinité mutuelle et rentrent dans un repos parfait.
On a pris pour le rapport des affinités d'un corps pour deux autres, celui des quantités pondérables de ceux-ci que le premier peut saturer. (]ette méthode, qui est ratiotuielle, ne donne pas néanmoins une idée exacte de la force qui mesure les afiinités; il faut recourir pour cela à l'électricité. On conçoit effectivement qu'un courant électrique, qui opère la séparation des éléments d'une cond)inaison , peut représenter la force qui maintient cette cond)inaison, et j)ar suite servir démesure à leur affinité léciproque; mais la difficulté est de déterminer rigoureusement l'intensité du courant nécessaire pour oj)érer la séparation des éléments. Toute la question est là.
Depuis les belles découvertes de M. Faraday sur la nature définie et l'extension de la décomposition électrocliinii(jue, nous savons que le j)ouvoir chimique iVun courant électrique est en pi-oj)ortion dirc^cte avec la quantité absolue d'électricité qui passe. Ce principe a été vérifié pour la |)r<Mnièrc fois sur le proto-chlorure d'élain , c|ui ne renferme pas d'eau. L'appareil était tellement disposé, que le chlore développé sur la lame positive formait an bi-chlorure d'étain qui se volatilisait, tandis (|ue létain se déj)osait sur la lame négative. Voici les résultais d'une des expériences que nous lui devons: La lame négative pesait 20 grains, et après que le dépôt eut été effectué, 23 grains 2. L'étain transporté pesait donc 3 grains 2. D'un autre coté, la quantité d'oxygène et d'hydrogène provenant de l'eau déconqjosée par le ' même courant pesait 0,^974^ grains. 11 résulte de là que le même courant qui décomposait ce poids d'eau,