‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 122 sur 176 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

décomposait aussi un poids de proto-chlorure d'étain qui contenait 3,2 grains de métal. 11 en a conclu dès lors cette proportion : 0,4974^ • ^i^ •• 9 équivalent de l'eau : 5^,9 é(jui valent de l'élain ; l'ésuUat qui est sensiblement le même que celui que l'on obtient par les procédés ordinaires de la chunie. C'est en suivant une marche semblable que M. Faraday est parvenu à trouver les é({uivalents électro-chimiques d'un certain nombre de corps ^ qui coïncident parfaitement avec les équivalents chimiques ordinaires.

Le procédé employé par M. Faraday indique bien les moyens de déterminer les équivalents des corj)s, mais nullement l'intensité delà force qui agit à chaque instant. C'est cette lacune ([ue nous avons essayé de remplir atî moyen des appareils décrits précédennnent.

1258. Quelques développements sur les rapports qui lient les affinités aux forces électriques sont indispensables

On a remarqué depuis longtemps que les éléments qui sont combinés avec le plus d'énergie, sont aussi ceux qui sont décomposés avec le plus de force par le courant, et que les éléments qui sont combinés en vertu de faibles affinités, sont ceux qui obéissent le jnoins à l'action déconqDOsante de l'électricité en mouvement. Il paraît résidter de là que tous les corps composés se séparent sous finlluence d'un courant électrique, en raison de la force de l'affinité qui umt leurs éléments. M. Faraday a prouvé en outre, par des expériences décisives,, qu'un courant qui traverse l'eau en décompose une portion qui est exactement proportionnelle à la quantité d'électricité que l'on fait passer, en supposant, bien entendu, que la source d'électricité soit la même.

Quand cette électricité traverse une solution, elle rend, aux éléments qui sont combinés les états électriques qu'ils possédaient avant la combinaison, et qui sont précisément ceux qui se sont manifestés quand la combinaison s'est opérée. Or, comme tout porte à croire que les états électriques sont dépendants des affinités, i^

126 CONSîftÉR. SUR LES RAPP. QUI LIENT LFS \FF., FTC.

s'ensuit que, lorsque ileux oorps réagissent l'un sur l'autre, si Ton pouvait recueillir toute IVIectricité qui devient libre, cette électricité servirait à mesurer les atfitiités, puis(jue la tension paraît en rapport avec des afiînilés.

1)\mi auti'ecôté, il est bien établi par les expériences de M. Faradav, i " ({ue les pouvoirs éle("tri(pies sont définis comme l'action <;liimi(|ue de Télectricité; 2*^' cpTune cpiantité considérable (réiectricilé, sous forme de cotnant, ne décompose que j)eu d'éléments; cpi'un grain d'eau acidulée exige, j)ar exeniple, pour sa décomposition, un courant electri(jue contiiui, louclionnanl pendant '3 minutes 45", lé(|uel est suffisant pour maintt-nir à la ebaleur rouge dans l'air, pendant le même temps, un (il de platine de -j-^j de pouce de diamètre; S^ que; l'agent électri(|ne est employé seulement à vaincre les pouvoirs électro-chimiques ; d'où l'on peut tirer la conséquence que la quantité qui passe est au moins égale à celle que possèdent les molécules séparées, c'est-à-dire, que si le pouvoir électrique qui tient combinés les éléments d'un grain d'eau pouvait devenir un courant, il serait égal au courant nécessaire pour sépaier les éléments du grain d'eau; 4** qu'd existe un accord pai fait entre la théorie des proportions définies et celle de l'affinité électro-chimique; d'où il résulte (juc l'on peut considérer les pai ties équival(>ntes des corps, connne des volumes qui contiennent d'égales quantités d'électricité, ou qui ont des pouvoirs électriques égaux. Les atomes des corps qui sont équivalentsTunà l'autre dans leur action chimicpie ordinaire, possèdent donc des ([uantités égales d'électricité unies à eux.

M. Faraday mesure l'électricité qui passe dans une solution , au moyen de l'action chimique {|u'e!le produit. 11 emploie à cet effet un appareil (jui, placé sur la route du courant, peut servir à volonté d'étalon comparatif ou de mesureur absolu de l'électricité. Cet appared lui a servi à faire voir que l'action chimique décomposante d'un courant est constante pour une même quantité d'électricité, malgré les variations qui peuvent avoir

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