CHAPITRE ÏI. aSg
donne, à la rupture du circuit, une étîncolle plus brillante qu'un fil court qui concîuit mieux réleclricité. Quand le fil est transformé eu hélice, les effets sont plus ép.ergiques, parce que l'action mutuelle inducfive de chacune des circonvolutions aide celle qui l'avoisine et récipro()ueinent, ce qui fait que la somme des effets est considérablement augmentée.
Avec un aimant électrique, l'effet est encore plus fort, attendu que le fei", rendu magnétique par le pouvoir d'un courant continu, perd son magnétisme dès que celui-ci cesse de passer, d'où résulte un courant électrique dans le fil qui l'entoure, seuîblable à celui que la cessation du courant dans Thélice tend à produire.
On peut explicjuer, en s'appuyant sur les lois d'induction, pourquoi, lorsque l'on double un long fil de manière que le courant ait dans les deux parties des directions opposées, il n'y a pas d'étincelle à Tinstant de la disjonction, et qu'au contraire, loisque deux coinçants, dirigés dans le même sens, sont simultanément arrêtés, ils s'aident Tun l'autre par leur influence mutuelle.
ïaGB. M. Faratlay a cru devoir conclure de plusieurs expériences, que nous ne rappoi'tons pas ici, i" que l'intensité et la quantité de rélt^ctricité en mouvement dans un courant sont plus faibles quand le courant commence, ou s'accroît, et plus grandes quand il diminue, qu'elles ne le seiaient si l'action inductive produite dans cet instant n'avait pas lieu ; 2° que les forces inductives paraissent être latérales, c'est-à-dire, qu'elles sont développées dans une direction perpendicidaire à celle des courants primitifs, de sorte qu'elles peuvent être représentées par les courbes magnéticjues. Si l'on prend un fil sans fin, on peut produire un courant qui circule autour du circuit sans ajouter auciuie électricité à celle qui était primitivement dans le fil. Autant que l'on peut en ju^er, l'électricité qui est sous forme de courant, provient de celle qui était en repos dans le fil. Quelle (|ue soit la difiérence qui existe entre ces deux, électricités, sous
a4o INFL. PA.R INDUCt. d'uN COUR. ÉLEC. SUR , ETC.
le rapport de leur mode d'action, on est porté à croire que Iors(ju'un courant agit par induction sur la matière conductrice j)lacée latéralement, il agit prohablenient sur l'électricité de cette matière, (ju'elle soit en mouvement ou en repos, augmentant dans un cas ou diminuant l'intensité du courant suivant sa direction ; dans Tautre produisant un courant; mais la somme de l'action inductive est probablement la même dans les deux cas.
laGq. Il résulte encore des expéiiences de M. Faraday, (|ue les eff(,'ls obtenus avec les hélices, les courants et contre-courants, ainsi (|ue les effets (jui sont relatifs à la production des courants latéraux, |)araissent indi- (juer (|u'uu courant peut produire un effet d'induction plus facilement dans un fîl voisin que dans son fil propre; cju'en employant une batterie voltaï(|ue de 5o paires de plaques, au lieu d'une seule paire, les effets ont été les mêmes; qu'ainsi, en établissant le contact comme nous l'avons dit ci-dessus, l'étincelle est tirs-faible, tandis qu'elle est très-forte et très-brillante lorsqu'on interrompt la communication ; (|ue les décharges continuelles ne paraissent pas modifier le phénomène, soit ([u'on emploie comme moyen de communication un fil court ou le plus puissant aimant électrique.
••»•«••«•«*• •*MêM*t4lÀ*4*M*M •«*•*•»•*•»•>*»••*•••••* »*t*Mi« »•»••«*•»•»«•• ^MtA«ii<i4