‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 128 sur 176 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

teiir fut placé en x, un aimant électrique en D, et le contact fut maintenu. La déviation de Taiguilie aimantée indi(jua aussitôt un courant .de P en N, de sorte que le fil croisé servait à transmettre une portion de l'électricité provenant de l'électro-moteur, tandis que la plus grande partie circulait dans B D A. L'aiguille aimantée ayant été remise dans sa position naturelle au moyen de deux barreaux placés à ses extrémités, fut déviée fortement dans une direction opposée quand la communication fut interrompue en G ou en E. On voit donc, d'après les effets clnmiques et les effets produits sur l'aiguille aimantée, que le courant secondaire suit dans les fils croisés une direction contraire à celle du courant produit par rélectro-motcur.

1266. M. Faraday a établi la différence qui existe, sous le rapport de la quantité, de l'intensité et même de la direction, entre le courant primitif et le courant secondaire ou courant induit, et est parvenu même à séparer ces deux courants l'un de l'autre de la manière suivante :

L'une des doubles hélices I, indiquées ci-dessus , fut disposée de manière à pouvoir servir de fil de communication entre les plaques de l'électro-moteur; l'autre double hélice II se trouvait en dehors du courant, et ses extrémités sans connexion. La première fonctionnait très-bien et donnait une belle étincelle au moment et à- l'endroit de la disjonction. Les extrémités opposées de la seconde hélice II ayant été réunies, l'hélice I restant toujours la même, aucune étincelle ne put être obtenue de cette dernière à l'endroit de la disjonction. Les extrémités de l'hélice II furent tellement rapprochées l'une de l'autre qu'aucun courant traversant cette hélice ne pouvait produire d'étincelle, on en obtint alors une de la seconde, lorsque Ton interrompait la conununication de la première avec l'électro-moteur.

Un galvanomètre et un appareil décomposant ayant été placés dans le circuit formé par l'hélice II, on obtenait facilement la déviation de l'aiguille aimantée et la

a38 INFL. PAR INDITCT. u'uN COUR. ÉLFC. SUR, ETC.

décomposition produite avec le courant induit provenant de la rupture du coulaet de l'IiérKel, on de ci-lle (\in avait lieu lor;>^[ii'on établissait le contact enlie cette hélice et It^leclro-niolenr.

Des effets semblables furent ol)teiuis avec deux longs fds étendus, n'iiyaiit plus la forme d hélice, n)ais placés très-près l'un à cote de l'autre. Il résulte de là (pie le courant secondaire peut être porté d'un fil conducteur à un bl voisin , et (|u'il est absolument identique avec le courant induit.

L'étincelle brillante et le clioc que l'on a oblenns lors de la disjonction peuvent donc être explicpiés ainsi ; si l'on ti'ansmi't un courant dans un fd,et qu'un autre fil foiuiant un circuit fermé soit placé parallèlement au premier, à l'instant où le courant se nianifisle dans celui-ci, il s'établit un (ouiant suivant la même direction <lans le second, et le premier ne produit plus alors qu'mié faible étincelle; mais si le second fil est enlevé, la disjonction du premiei- produit un courant dans la même direction, accompagné d'une forte étincelle; tandis que le courant, induit tlans le second, produit une forte étincelle lors de la disjonction. On voit par là que l'élineelle obtenue dans le long fil ou l'hélice, à l'instant de l'interruption, est la même (jue celle qui provientirait du courant produit dans un fil voisin, si on laissait passer un semblable courant.

1267. On peut expliquer maintenant les effets que l'on a obtenus avec les fils courts, les fils longs, les hélices et h's aimants électriques : §i Ton observe, par exemple, l'action induclive d'un fil d'un pied de long sur un ii\ voisin de même longueur, on la trouve trèsfaible; mais si l'on porte leur dimension jusqu à 5() pieds, on a dans le fil voisin un courant beaucoup plus puissant au uioment cK; la ruplui'C au contact; dans ce cas cbaf|ue partie de la longuern- du fil ajoute (pu>l(jue cbose à la somme de laclion. On obtient encore le même résultat (uiand le fil conducteur est celui dans lequel se forme le courant induit; on voit par là pouiquoi un long fil

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