‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 144 sur 176 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

NOUVEAUX DÉVELOPPEMENTS llELATIFS A LA MA- NIÉHE D'ÉVALUEIl L'INTEXSITÉ DES COURANTS ÉLECTRIQUES ET LA QUANTITÉ D'ÉLiXtRICITÉQÛÎ EST NÉCESSAIRE POUR DÉC031P6SER UN GRASOlÉ D'EAU.

1 287. On a admis àpîiorique les quantités d'électricité qui constituent les courants, sont proportiohnelles aux effets produits. Pour démontrer ce principe, M. Pouillet s'est s?rvi d'une roue dentée (fig. 16) qui a déjà Servi à M. Masson pour des expériences du même genre et qui est ainsi consti'uite : les dents <:«, b, c, sont métallicj'ues et forit corps avec elle. Les intervalles «', 6', c', sont remplis avec des morceaux de bois ajustés avec soin ; cette loué est portée sur un axe hçtrizontal en métal, auquel on imprime un mouvement de rotation plus ou moins rapide. On peut lui faire faire de 20 à 21 tours pour un seul tour d'une grande roue avec laquelle elle est en rapport. Or. lé nombre des dents étant de 60, il s'ensuit qu'il passé i,3oo dents du métal ou 2,()00 dents de bois et de métal pour un tour de la grande roue. D'un autre côté, comme on peut faire jusqu'à S tours en 1", il en résulte qu'une dent passe à peu j)rès en yVv^ ^^ seconde. L'axe de la roùè est mis en connnunication aVec l'un des pôles de la pile, tandis qu'une huiguetle de laiton z, en rapjiort successivement avec chaque dent, sur laquelle elle appuie légèrement, communiqué avec l'autre pôle. Le courant ne passe, bien entendu, que lorsqije la languette

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frotte sur une dtMit métallique, et est interrompu lorsqu'elle touche Finlervalle en bois. Il est éviclt-nt que lerapport entre le passage et l'intermittence est égal au rapport qui existe entre l'arc de la tient de métal et l'arc de la dent de bois. Dans la roue, les deux ai'cs étaient égaux; la durée du passage et celle de l'uiterruption est donc chacune de ^-v^tt ''*i seconde quand la roue fait -ii tours en une seconde. Si l'on introduit dans le circuit une boussole, dont le multiplicateur est seulement de 1 ou 3 tours, et que l'on observe l'intensité du courant, i** quand la roue est en repos et (jue la languette pose sur une dent, 2" lorstju'on met la loue en mouvement et que l'on augmente la vitesse successivement jusqu'à ce que l'aiguille ne fasse plus que d(î légères oscillations, on trouve, au moyen des déviations produites, que l'intensité du courant dans ce dernier cas est moitié de ce ([u'elle est lorsque la roue est en repos; si l'on continue à augmenter la vitesse de rotation, l'aiguille continue à rester immobile. On se rend compte facilement, au uioyen du calcul, des effets mécaniques qui sont produits dans cette expérience.

Représentons par F l'intensité de l'action magnétique de la terre sur l'aiguille; par <p l'intensité du courant, et par D la déviation observée pendant le repos,

on a ç := F sin. D.

Si j: représente la déviation de l'aiguille, lorsqu'elle prend sa position d'équilibre pendant le recouvrement, l'action qu'exerce la terre sur l'aiguille sera

F sin. X.

Il est bien évident que cette force qui tend à ramener l'aiguille dans le méridien magnétique, agit d'une manière permanente aussi bien pendant le passage du courant que pendant son intermittence.

En prenant pour unité de temps la durée du passage

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