‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 163 sur 176 · CHAPITRE XtlI. 3ot · texte numérisé non relu

CHAPITRE XtlI. 3ot

prévenir le contact métallique (i). En examinant cet appareil, il a trouvé qu'il était le même que celui ([ui a été décrit par le docteur Hare (2). Dans l'appareil de Hare, les plaques de cuivre contiguës sont séparées par de légères plaques de bois; on verse l'acide sur les plaques, ou on l'en éloigne au moyen du quart de révolution d'un axe auquel sont fixées une auge contenant les plaques et une autre destinée à rassembler et à contenir le liquide. Les plaques de zinc dont M. Faraday a fait usage ont été coupées dans un morceau de métal laminé , et soudées aux feuilles de cuivre, comme l'indique la fig. aS. Après avoir été pliées, comme dans la fig. i[\^ elles furent réunies (fig. 23), pour être placées dans une boîte de bois. De petits morceaux de liège servaient à empêcber les plaques de zinc de toucher aux plaques de cuivre, et une feuille de papier fut interposée entre les surfaces contiguës de cuivre pour empêcher leur contact. Un appareil ainsi formé de quarante paires de plaques de trois pouces carrés fut comparé, pour enflammer un fil de platine, opérer une décharge entre des pointes de charbon, et produire des commotions, à 4o P'dres de plaques de [\ pouces, ayant doubles plaques de cuivre et disposées dans des auges de porcelaine à la manière ordinaire. Les effets furent les mêmes dans l'un et l'autre appareil.

Pour comparer leur pouvoir décomposant, M. Faraday a fait les expériences suivantes : les auges ayant été chargées d'une quantité connue d'acide, le courant électrique passait à travers un électromètre vdltaïque pourvu de lames décomposantes de 4 pouces de long et de 2 à

3 pouces de large, et l'on fit usage successivement des acides sulfurique, nitrique et hydro-chlorique. On prépara d'abord un acide composé de 200 parties d'eau,

4 7 parties d'acide sulfurique , et 4 parties d'acide ni-

(i) Transact. phi!., 2^ partie, i835, (a)Philosophical mag;i/.inï\ i83/f, vol. t.xni, p. a/|l.

3o2 OBS. DE M. FARADAY SUR LA MEILL. FORME , ETC.

trique. On cliargoa ainsi l'ange contenant 4o paires de placjnes de 3 pouces, et 4 «uties de porcelaine, contenant cliacnno lo paires de plaques, avec des pla([iies doubles de cuivre de 4 pouces carrés. Clés deux batteries furent successivement mises en expérience. La première auge produisit un ("ffet tel, cjue la moyenne de quatre expériences doiuia pour cliacpie é(juivalent d'eau dé<;omposéc dans l'électromètre voltaïque, 88,4 d'équivalents de zinc dissous. Avec les auges de porcelaine, les équivalents de zinc détruits furent de i4i pour toute la batterie, pour chaque équivalent d'eau décomposée.

Ces résultats et d'autres que nous ne rapportons pas ici ne laissent aucun doute sur l'égalité ou même la supériorité de la nouvelle forme de batterie voltaïque sur les meilleiu'es qui sont en usage.

i3o4. En résumé, voici les avantages de la nouvelle pile : 1° d'être très-compacte, puisque loo paires de plaques n'occupent pas plus de 3 pieds de long; i° en faisant tournei- l'auge sur des pivots de cuivre, qui reposent sur des su{)ports de cuivre, ces derniei's donnent des limites fixes, qui ont le grand avantage d'unir l'appareil qu'on emploie avec la batterie avant defaii'e fonctionner celle-ci; 3" l'auge peut être mise promptemont en état de servir, attendu qu'une petite cjuantilé d'une dissolution d'acide suffit pour charger loo paires de plaques de 4 pouces; 4*^ en faisant faire à l'auge un cpiart de révolution, elle devient active, et l'on relire le grand avantage de l'effet du premier contact du zinc et de l'acide, qui est double et (piel({uefois même triple de celui que la batterie peut produire une minute après quand elle est en repos; 5"([uand l'expéricncx' est teiininée, on peut verser facilement l'acide qui est entre les phujues, de sorte que la batterie ne dé[)ejise pas sa force inutilement pendant que ses extrémités ne sont plus en contact : l'âcide n'est pas épuisé sans nécessité; le zinc n'éprouve pas de perte sans utilité; en outre la charge étant mêlée uniformément, on en retire un très-bon effet; en procédant à une seconde expérience, ou obtient de nouveau

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